!!! Attention aux dépressifs, âmes en peine, aigris, ronchons, largués, larguées, loosers, macho’s, virago’s, personnes-seules-et-tristes-de-l’être, féministes, suicidaires, hypersensibles, personnes-seules-et-se-prétendant-bien-mais-en-réalité-désespérés-de-l’être,… Guimauve à venir !!!
Mais pour les 3 personnes qui seront restées par affection ou qui se seront paumés : je commence.
Il y a 4 ans déjà…
Un premier décembre, à croire qu’il avait déjà prévu que je serai toujours incapable de retenir une seule date.
Au hasard d’une discussion qui s’est animée peu à peu.
Il ne m’a jamais vraiment cherchée, moi je ne le cherchais plus.
Au début, ce n’est pas ton rire, ce n’est pas ta voix, ce n’est pas ton parfum,…
Mais ce sont tes mots qui me séduisent.
Je prononce l’inévitable,
tu me réponds en écho.
Ton coeur est à moi, et je le connais déjà tellement bien.
C’est seulement après que je possède ton image et tes accents.
En te contemplant, je n’ai pas peur, je savais que tu me plairais.
Les jours s’égrènent…
ça aurait pu durer longtemps ou ne pas se prolonger du tout.
Mais, tu le sauras plus tard, je ne suis pas patiente, je ne le serai peut-être jamais.
Je te veux à moi,
je te veux tout de suite.
J’ai le coeur qui implose quand je prend le chemin de la gare pour la première fois.
Ma mère se demande si je te reconnaîtrais.
Je lui pardonne de ne pas comprendre que pour moi c’est déjà évident.
C’est un quai de gare embellit par la lumière et je t’attend.
Cela semble une scène idéale à mes yeux de romantique refoulée.
Dans 5 minutes, tu seras là, j’en frissonne sans avoir froid.
On se voit, on se reconnaît,
comment en aurait-il été autrement?
Et je cours…
Je dois offrir un spectacle émouvant.
Les pans de mon manteau claque au vent, mes talons résonnent et tu me réceptionnes.
Avec mes 10 cm falsifiés, je suis presque aussi haute que toi.
Dans deux jours, je sais déjà que mon coeur se serrera.
Je prévois les larmes et les regrets.
Je ne te garderai pas,
et déjà cette idée m’est insupportable.
J’avais prévu que ca serait dur.
C’était encore pire.
Les vitres du train sont tellement sales.
J’ai peur de n’y voir que mon propre reflet quand tu partiras.
Je reste sur le quai et tu t’en vas.
Je détesterai les trains jusqu’à la fin de ma vie…
Bien sûr, tu t’en vas,
mais ce sont mes mots encore une fois, qui restent avec toi.
On s’est quitté,
et retrouvé.
On s’est brisé,
et consolé.
Il y a 3 ans déjà…
On a décidé que ce jour serait le dernier.
Plus jamais de valises et plus jamais de gare.
C’était nous ou rien.
Du deux pièces au bel appart.
Les Sims en vrai!
Après tout, c’est tellement évident,
pourquoi en douter maintenant?
Je n’arriverai peut-être pas à me retenir de crier tout le temps,
je boirai encore souvent à même les briques de lait,
je pourrai pas toujours me retenir de faire aujourd’hui ce que je pourrai faire demain,
peut-être qu’il me faudra du temps avant de m’envoyer du nutella en douce à la cuillère,
je te mentirai encore quelque fois quand je te dirai que j’ai vraiment besoin de chaussures,
je me lèverai surement pas avant 11H30 le week-end avant un bout de temps,
je le regrette mais il est possible que j’oublie encore une ou deux fois le jour de ton annif ou de nos fiançailles,
et même que je te gronde à nouveau pour avoir laissé la lumière ouverte.
Tu ne feras pas disparaître tes pyramides en mouchoirs de ta table de chevet dès demain,
tu ne pourras pas t’empêcher d’avoir la migraine un jour sur deux,
tu ne daigneras surement jamais mettre les pantoufles que je t’ai offertes,
tu n’arreteras probablement pas de te ronger les ongles,
tu feras encore la boulette de me demander de me répéter,
tu seras toujours un peu dubitatif quand je te parlerai de ce que je fais en cours,
peut-être que tu ne saisiras que trop rarement ce qu’est le rangement,
et même que tu ne saisisses jamais que je n’aime pas qu’on me taquine, vraiment pas.
Mais bon…
Ca doit être comme ça qu’on s’aime non?