Si l’on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler.

Shakespeare

N’empêche que de temps en temps, ça énormément de bien. Bon ok, il faut bien le dire, c’était pas trop la farniente. C’était beaucoup de courses à droite à gauche, de gens à rencontrer, saluer, revoir, écouter,… Mais quand même! J’ai l’impression d’avoir eu une mini semaine plus variée et remplie que le mois qui a précédé :

Décembre- début janvier :

- étudier

- présenter

mi janvier :

- se décoller de son pc, son canapé (même si dans le canap’ on est bien)

- meubler de longues heures de train

- débloquer mon Wario de son niveau 5

- recommencer à bouquiner (j’en rêvais)

- rencontrer de nouveaux gens (et quels gens ! Je vais pitetre commencer à aimer les IRL’s :p)

- revoir ceux qu’on a pas vu depuis longtemps

- offrir des cadeaux à une gamine adorable

- lui apprendre à faire des crocodiles en perles

- se promener dans une ville oubliée

- se faire câliner pour autre chose que se donner du courage ou consoler

- recommencer à manger sainement (même si le bio…)

- rentrer à 2 heure du mat’ parce qu’on s’en fout!

- regarder la télé

- goûter de nouveaux plats

Et aussi : retourner au cinéma ! Et en parlant de ça, le nouveau Tim Burton est tout simplement énorme!

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

C’est… tout simplement énorme, tout simplement du Tim Burton.

Du grand Tim Burton!

Autant être prévenu à l’avance malgré un fond extrêmement sombre, voire gore (après, soyons clair, tout est dans le titre, c’est pas Bambi), ça chante plus que dans un Disney. Rien de potentiellement étonnant pour ceux qui connaissent l’étrange Noël de monsieur Jack et les noces funèbres. On est pas dépaysé : photographie superbe, un réel sens de l’esthétisme, les images apparaissent aussi finement ciselées que les lames en argent de Todd. Une triste histoire, un drame pathétique pour une vengeance désespérée. Les acteurs-chanteurs (et par pitié, allez voir le film en VO sous peine de rater un grand spectacle) évoluent dans une Londres grise et étincelante à la fois.

Quelles éloges pourrait-on encore faire à Johnny Depp, toujours aussi différent et insaisissable au fil de ses rôles? Dire qu’il est étonnant, tellement juste et machiavélique à souhait ne suffit pas. Et il en faut du talent pour faire de ce qui aurait pu être un personnage de série B sanglant un chef d’oeuvre de composition. Et puis, il y a Helena Bohnam Carter… Terrible et fragile à la fois. Ces acteurs n’interprêtent pas, ils sont leur personnages! Dans la suite du casting, on peut noter Alan Rickman (Rogue- Harry Potter) qui, même s’il joue de nouveau un méchant, le fait toujours de façon différente et Sacha Baron Cohen, étonnant Borat devenu Italien maniéré, rival de Todd.

Ce film est une perle. Une vraie perle. Mais attention cependant, il faut des tripes pour se laisser glisser dans un Burton. Et pour celui-ci avoir le cran de s’y glisser tout entier même si cela peut paraître décontenançant au premier abord. On y frissonne et on y pleure, c’est un film qui se vit même si les images sont parfois glacées et noires… à l’image de son barbier…

sweeney