Week end cinéma…

Cinéma… CINEMAAAAA (private joke inside)

Ce dimanche, avec les pop’s et mon chéwi, on avait décidé de se rafraichir dans les salles obscures de la capitale. Tout cela dans le but honteux de rentabiliser les voyages en Belgique de notre cochonette d’Alix et de préserver ma peau de porcelaine de ce soleil cruel et néfaste.
Donc, nous voilà embarqués pour 2 films diamétralement opposés qui seyaient bien à notre esprit d’aventure : “Narnia, chapter 2″ et “The dark Knight”. Les mauvaises langues diront qu’à ce point là, on ne parle plus d’éclectisme mais de confusion mentale. Soit.

Ayant reçu le livre-brique énorme regroupant tous les tomes de l’histoire de Narnia, il fallait absolument que je voie son adaptation au cinéma!
L’histoire se passe un an après l’aventure de la garde-robe. Mais si seulement un an s’est écoulé dans notre monde cartésien et terne, cela fait un millénaire que le monde magique et merveilleux de Narnia a sombré dans la déchéance. Plus de bébêtes qui parlent, plus de faunes, de centaures,… L’histoire d’Aslan et des 4 rois et reines de Narnia se perdent dans la légende. A présent, les rois du monde sont les Telmarins, des humains dirigé par le roi Miraz, et qui, surement parce qu’ils sont humains, mettent le souk partout (hé oui, c’est toujours la faute des humains stupides et pas écolos pour deux sous qui ne comprennent rien de rien à la magie et à pas grand chose d’autre avouons le).
Les quatre enfants sont finalement rappelés à Narnia, par hasard, par le Prince Caspian, le jeune héritier du trône des Telmarins. Son oncle Miraz cherche à l’éliminer afin que son propre fils nouveau-né puisse monter sur le trône à sa place…
Ok, c’est très Disney. Mais quand on garde son âme d’enfant (si, si…) ça reste très mignon!
Les décors sont fabuleux, les armures sont très esthétiques, le soin apporté aux effets spéciaux sont bien dosés et le tout n’est pas dénué d’humour. J’accorde une mention tout à fait particulière au très méchant roi Miraz qui pour sa brillante prestation va se faire détester par tous les enfants de moins de 12 ans.

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“Why so serious?”

Batman poursuit sa quête de justice à Gotham City. Bruce reconstruit son manoir, tente de reconquérir sa belle (qui a muté de l’insipide Katie Holmes, éternelle petite copine de Dawson, à Maggie Gyllenhaal, la sœur de l’autre), fait des folies de milliardaires, papote avec son majordome Alfred, etc. Aidé par un James Gordon gauche merveilleusement servi par le merveilleux Gary Oldman (qui peut décidément jouer n’importe quoi, j’avais revu Dracula l’avant-veille et on se demande presque si il est possible que ce soit le même homme) et le procureur modèle, Harvey Dent (Aaron Eckhart, qui n’a jamais rien fait de transcendant jusque là mais qui n’est pas mauvais du tout). Le trio s’unit plus ou moins pour combattre la pègre. Aidé par un Morgan Freeman, toujours dans l’ombre mais toujours bien présent.
Mais l’avantage de combattre la mafia, c’est quand même le fait qu’elle soit d’une routine à pleurer. Blanchiment d’argent pour rendre les riches parrains très riches, contrebande pour rendre les riches parrains très riches, trafic de drogue pour rendre les riches très riches,…
Mais… Arriva le joker.
Et là, ça devient tout simplement énorme!
Le joker de Heath Ledger (acteur regretté) n’a rien à voir avec la fantaisie et l’extravagance du joker de Jack Nickolson (sans rien lui retirer, bien loin de moi cette idée! Il était excellent dans un style totalement différent, typiquement Burtonien en fait…)
Le joker Ledger est un psychopathe névrotique glauque et puissamment dérangeant. Rien ne l’intéresse ou alors… Totalement à l’ouest de sa personne et cruellement intelligent à la fois dans sa mise en scène d’expérimentation du comportement humain. Froid, calculateur et excessivement attirant. Là où le Joker de Burton s’épanchait dans l’excentricité, celui-ci est beaucoup plus intimiste, centré sur ses idées folles et sombres.
Je ne saurai trop vous conseiller de voir ce film. Non seulement on est “tenu” par l’intrigue de bout en bout mais on ne peut s’empêcher de se sentir intrigué par ce personnage plein de mystères qu’est le Joker. J’irai même jusqu’à dire que le charisme de celui-ci efface presque celui du Batman…

Et en plus de ça, en bonus, la critique du “Magnum Mayan mystica”. (A force de voir Eva Longoria partout, il fallait bien que je le tente). Verdict : très bon mais à conseiller seulement à ceux qui aiment la cannelle.
Voila.

Will Smith, la légende Vs Will Smith, l’anti-héros

Dans l’un, le décor est apocalyptique, la situation est désespérée et Will Smith est seul, errant dans Manhattan avec son chien.
Dans l’autre, tout irait parfaitement bien dans le meilleur des mondes à Los Angeles si Will Smith n’y était pas.


Un virus d’origine humaine incontrôlable et mortel s’abat une fois de plus sur le monde les Etats-Unis. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd’hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d’autres survivants. Nul n’a encore répondu.
Mais Neville n’est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les “Infectés” - rôdent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l’ultime espoir de l’humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang.
Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin…
Allociné

Je n’ai pas eu le plaisir de lire le livre duquel est tirée cette histoire mais je l’achèterai surement un jour. Ce film est terrible, émouvant, prenant,…
Et il doit surement être calibré pour faire pleurer les pauvres âmes sensibles que nous sommes toutes les 20 minutes. Il captive sans ennui et nous laisse démoli quand arrive le générique de fin.
Ayant connu le Will Smith du “prince de Bel air”, je pense qu’on aurait jamais pu se douter que l’acteur finirait parmi les meilleurs de son époque. Endossant avec facilité les rôles tragiques comme les plus légers, ici, il nous prend par les sentiments et livre la plus émouvante, la plus humaine de toutes ses prestations.

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Call me an asshole one more time…

Il y a des héros… il y a des superhéros… et puis il y a Hancock. En tout cas, vous ne le verrez jamais dans un Marvel. Hancock, c’est un espèce de danger ambulant, lourd, susceptible, alcoolique, obsédé et je-m-en-foutiste qui s’est donné comme mission de sauver Los Angeles. Malheureusement, les moyens d’arriver à ses fins lui importent peu et le héros est finalement aussi impopulaire que peu regardant jusqu’au jour où il sauve la vie d’un directeur des relations publiques Ray Embrey…

Il a vraiment fallu à Will Smith tout son talent, et heureusement qu’il en a, pour me faire apprécier ce film.
Une chose est sûre, on se marre du début à la fin. C’est pas toujours très fin mais les répliques sont cinglantes et il se trouve que j’aime l’ironie.
Le début du film est génial, l’idée est sympa, le scénario tient la route. C’est original et fun.
Et puis, à la moitié, tout bascule. Un des scénaristes a du être bourré pour croire que ça manquait de sensationnel et qu’il lui fallait une idée de génie pour booster l’histoire… On part dans le grand n’importe quoi alors que, franchement, ça tenait la route jusque là.

Je pense qu’on reconnait un grand acteur à sa capacité de nous faire oublier à quel point un scénario peut être mauvais et à, finalement, nous faire passer un très bon moment quand-même, nous faire rire de ses bêtises. Will Smith est un grand acteur et compense le plus pourri de tous les scénarios pourris.

Stardust, le mystère de l’étoile

What do stars do? They shine…

Vous n’en n’avez JAMAIS entendu parler et ça ne m’étonne qu’à moitié vu le peu de pub qu’on a fait autours de ce film. Grossière erreur!
Ian McKellen, dans la VO, nous conte l’histoire de Tristan (Charlie Cox, jeune premier inconnu au bataillon), un petit commis maladroit amoureux d’une blondinette capricieuse qui le fait tourner en bourrique (Sienna Miller, ex fiancée de Jude Law). Celui-ci promet à sa bien-aimée de lui ramener une étoile filante en s’aventurant de l’autre côté du mur qui sépare de leur petit village de Wall (En VF le petit village de “Mur”… Regardez la VO). Mais de l’autre côté du mur…
Hé bien de l’autre côté du mur, on accède à un monde magique avec de très méchantes sorcières, et surtout une (Michelle Pfeiffer, ancienne catwoman, miaouw). On apprend que les étoiles filantes sont de jolies jeunes filles trop romantiques et certainement trop curieuses (Claire Danes, la Juliette de Dicaprio) et on assiste à la prestation la plus délirante et la plus énorme de Robert de Niro en pirate chasseur d’éclairs cruel et… Je vous laisse le plaisir de le découvrir.

En bref, on débarque avec des a priori gros comme des maisons et on ressort avec le sourire, voire le fou-rire! C’est un conte, un vrai. Mignon, drôle, féérique,…
On en faisait plus des comme ça depuis Labyrinth, Willow et Dark Crystal. Cependant, soyez prêt à vous laisser embarquer, ce film est totalement et positivement barré.

Nouvelle marotte

Tout est dans le titre, je me suis encore trouvé un nouveau jeu.
A vrai dire, ce truc a déferlé dans tout Sistearth tandis que j’étais en stage/convalescence et je trouve ça bien fun.
C’est un jeu où il n’y a rien de trop compliqué à faire
Qui ne se télécharge pas
Qui ne se paie pas
Qui est à 70% automatique
Qui ne nécessite pas beaucoup de temps
Qui est super joli
Et qui t’offre de bons délires avec tes potes…

En bref, tout ce que j’aime!
Merci maître Choupimi!

Venez donc m’affronter si vous osez!
http://encollowen.labrute.fr

L’enfer, c’est l’après-fouille aussi

Nous arrivons donc aux urgences, samedi à 20h40.
Là, un brave infirmier me fait passer un interrogatoire en règle. Il semble assez médusé.

- Vous avez eu un coup de soleil lundi?
- Oui.
- Vous venez seulement le vendredi soir?
- Oui.
- Malgré le fait que votre peau ressemble plus à de l’écaille de crocodile?
- Oui.
- D’accord…

Je n’aime pas me justifier, surtout quand je pars du principe que personne n’aime les médecins, les hôpitaux, etc. Cependant son air condescendant me donne immédiatement envie de m’en aller…
Après 30 min d’attente que je passe à médire sur “l’indélicat” (record aux urgences selon ma maman), on me conduit dans la salle aseptisée où je vais me faire examiner.
3 bonshommes défilent :
- Mon infirmier dépassé par les évènements qui n’arrive pas à croire que je me suis fait ça en Belgique.
- Un médecin qui me diagnostique une brulure au 3ème degré sur 3% du corps en posant ses grosses mains sur mon dos toujours brûlant depuis lundi.
- Un gars qui passait surement après avoir entendu des rumeurs sur la-fille-au-monstrueux-coup-de-soleil-qui-a-fouillé-en-Belgique. Arrivant devant moi, il exclame un “mon dieu” et repart aussitôt.

Mon premier infirmier, maintenant compatissant, me prend un rendez-vous dans un hôpital spécialisé grand brûlé à Bruxelles et me fait le plus monstrueux bandage jamais fait : “couenne de jambon et filet de pêche”. Entendez là, compresses grasses et filet étrange pour les tenir sur mon dos. Il me souhaite bonne chance et me fait part de son étonnement de ne pas m’avoir entendu hurler et insulter ses ancêtres.
Je passe une des pires nuits de ma vie.

Le lendemain, je repars donc pour cet autre hôpital où je suis accueillie par la crème de la crème des infirmières. Je me fais laver comme un bébé au gant de toilette (les dents serrées et les mains crispées sur des poignées prévues à cet effet). On me tripote avec douceur et compassion tandis qu’on m’appelle “petit poulain”. Snif snif…
Mon médecin spécialiste cubain arrive et tente de m’expliquer que je dois garder mon “bandaché jusque demain sour” et “hydrater ma peau toute les houres”. Elle m’explique ensuite que je suis comme une petite plante privée d’eau qu’on doit bien arroser. Re-Snif snif…

Je me rhabille courageusement et retourne près de ma môman, ma sœurette et mon chéwi morts de tracs.
L’infirmière ajoute même que “Elle a été bien courageuse parce qu’elle a du beaucoup souffrir”, je me sens la plus fière de toutes les petites filles de 20 ans.
En sortant de l’hôpital, on aperçoit un panneau significatif qui implore aux patients de ne pas insulter les infirmières… J’admire franchement la patience et le courage de ces braves dames.

Et me voilà donc, le dos collant, le dos qui chauffe, le dos qui pèle, le dos qui fait mal, le dos qui chatouille,… Donc, en conclusion, n’oubliez JAMAIS votre crème solaire! Passez en PARTOUT même aux endroits les plus incongrus.
Ça peut paraître comique présenté comme ça, mais ça fait mal. Un mal continu que les anti-douleurs apaisent à peine. Ça laisse une gène dans tout le dos et ça va durer encore 4 semaines.
Ne prenez pas le soleil à la légère…


Si ça peut vous faire réfléchir à deux fois…
En tout cas, moi, on ne m’y reprendra plus.
La photo date d’aujourd’hui, je n’ai pas de photo présentable “du pire”

L’enfer, c’est la fouille (partie 2)

Déjà en rentrant de la première journée, fourbue et pleine de courbatures, je remarque un énorme coup de soleil au bas de mon dos (l’endroit où se soulève le T-shirt quand on se baisse)… Mon sens de l’éthique et le fit d’avoir connu les terreurs nocturnes quand j’étais enfant m’empêche de vous montrer cette horreur. Mon chéri fort attentionné impressionné par la taille de la chose va même m’acheter de la crème anti-brulure. La dite crème fondera instantanément après avoir touché ma peau mais à ce stade là, je ne m’inquiète pas encore…

Jour 2 : mardi c’est rebelote
Nous n’oublions plus rien! Ni l’eau, ni la bouffe, ni la crème solaire…
Crème qui sera bien inutile car nous sommes passé de 30 à 15 et le vent souffle avec une force insoupçonné.
La tortionnaire qui nous surveille nous renvoie dans la boue pour re-drainer le trou, re-nettoyer les cailloux et re-creuser le sol exactement où nous étions la veille!
La pluie a fait ruisseler la boue sur toute la tranchée, tout est à recommencer.

On ne peut pourtant pas dire que cette fouille fut infructueuse!
On a sorti pas mal de matériel pendant ces deux jours:
- Céramique sigillée
- Ossements de bovidés (j’ai d’ailleurs trouvé de fantastiques mâchoires)
_ Dents de bovidés
(Nous fouillions une tannerie)
- Clous et harnachement en tout genre
- Céramique fine noire
- Bouts d’amphore
Et même, les derniers jours :
- Un ardillon de fibule
- Du verre
- Toute une structure de murs avec contreforts et des puits
Je vous link les articles wikipédia pour le vocabulaire qui vous semblerait obscur, hé oui, wikipédia est mon ami.

Mais je me demande si mon dos récupèrera sa courbe normale à force de rester accroupie dans une boue tour à tour collante ou glissante.

De retour à la maison sous un ciel plus que menaçant, nous craignons pour le lendemain.
Mon coup de soleil ne se résorbe toujours pas et me fait un mal atroce.
Il me devient impossible de m’appuyer contre le dossier d’une chaise ou contre celui du siège auto.
Mais on garde sa motivation!

Jour 3 : au sec mais dans la poussière
Heureusement, la chef de chantier nous accordera le grand privilège de laver la maison de fouille et de trier les poteries dans une maison suintant l’humidité et grouillant de bêtes obscures!
Cependant, impossible d’enfiler mon pantacourt…
Mon dos a gonfler pendant la nuit et il est devenu impossible de toucher à mon dos. Je commence tout doucement à douter de ma capacité à mener mon stage à bien. Heureusement mon frère (revenu de Turquie entre temps et se désignant à présent par “le chocolat blanc” ), me prête ce que je pensais ne plus jamais porter de ma vie depuis mes 12 ans : un jogging.

La douleur devient supportable et il devient donc possible de trier des caisses et des caisses de céramique et d’ossements pendant des heures et des heures. On aurait pu rester au sec mais notre chef de chantier meurre d’envie de nous montrer les fondations du castellum. Il pleut des cordes et il fait monstrueusement froid, je prie pour ne pas avoir la crève le lendemain. La chef a finalement pitié de nous et nous renvoie à la maison 1 heure plus tôt en nous disant qu’il fera trop moche demain pour fouiller, c’est congé gratuit!
Alléluia!
Ça nous permettra de soigner les cloches surinfectée qu’on s’est collé un peu partout…

Jour 4 : Rien
Glandouille, dolce vita, farniente,…
Mise à part ce monstrueux coup de soleil qui commence à prendre une texture “peau de crocodile”
La crème ne semble pas apaiser la douleur, le Nurofen non plus,…

Jour 5 : désillusion
Après nous avoir laissé miroiter une deuxième journée de congé, nous sommes rappelée à la tache à 8.40 par un coup de téléphone et un “on fouille?”
Je résisterai toute la journée à cette envie de pleurer et à l’envie non moins irrépressible de m’arracher le bas du dos.
On s’essaie donc au dessin archéologique sous la pluie (avec une bâche transparente sur ma tête), à la fouille sous la pluie et aux photos sous la pluie.
Je reçois le surnom de “miss nettoyage de mur impeccable” et finis la journée sur une note plutôt positive finalement.

Cependant, mon dos commence à adopter une couleur brunâtre de chair brulée et je ne peux plus tenir la position debout ou assise ou même couchée… Oui ça commence VRAIMENT à poser problème.
J’essaie de me traîner sur les côtés mais ça commence à devenir trop pour ma mère et mon chéwi.

Contre mon gré, ma volonté et mon esprit de contradiction, il m’envoie aux urgences à l’hôpital…

To be continued…

L’enfer, c’est la fouille (partie 1)

Une semaine en stage de fouille archéologique sur le site de Liberchies.
Ça n’a l’air de rien, mais ça donne un petit avant goût de ce que pourrait être l’enfer.

Jour 1 : l’arrivée
Après de scrupuleux préparatifs, j’avais prévu un quart d’heure d’avance pour arriver à trouver le chantier. Largement suffisant pensais-je!
Que voila donc ma surprise quand le bus nous largue (Laeti et moi) en plein milieu de rase campagne (champs à perte de vue, etc.)

Pas de panique! Un plan a été fourni.
Première étape, trouver le château d’eau…
Le chateau d’eau qui se trouve être un point sombre dépassant à peine de l’immensité des champs de blé.
Après avoir accepté le fait qu’on serait en retard, on s’engage à se rapprocher du bâtiment en traversant un bled de campagne incroyablement long et peu engageant.

Arrivées au château, nous respectons scrupuleusement l’itinéraire en tournant à gauche et tentons de trouver 2 fermes jumelles. Commence une loooongue marche sous 30° en plein soleil et sans eau…
A bout de nerf et prise d’une envie plus que pressante, nous nous arrêtons auprès de la seule âme des 10 km alentours.
2m de haut, 1m80 de large, boiteux, l’oeil libidineux et l’air torve.
J’ai l’audace de lui demander si il y a des toilettes dans son espèce d’exploitation agricole.
Le gentil monsieur nous emmène, Tounette et moi, dans un bloc préfabriqué tapissé de poster de dames fort peu vêtues sur la brique nue. Dans le renfoncement d’un mur : “le pot”. Pas de porte, rien.
Je place la pauvre chérie dans l’embrasure de l’endroit où devait se trouver la porte et le brave homme commence à lui faire la conversation : “il fait chauw heiiiiin?”
Affaire finie, nous nous dépêchons de sortir de l’antre du bonhomme pour revenir sur nos pas.

1 heure à tourner en rond… C’est trop! Je m’essaie au stop et arrête la plus improbable des voitures.
Mamy et Papy devait partir en balade. Des vaches avec de grosses têtes garnissent le tableau de bord et un gros Gismow pend au rétro. Mais la carlingue roule et papy nous ramène illico au château d’eau. Nous les remercions chaudement.

Nous prenons donc l’autre gauche du château d’eau en priant pour tomber sur les fermes jumelles.
Précisé “ne pas suivre l’étang de fouille”, nous trouvons les fermes puis continuons, encore et encore et encore… Pas de trace du parking annoncé!

Nous revenons une fois de plus sur nos pas (après tout, on est pas à ça près!) vers “l’étang des fouilles”.
On arrive à une mini pièce d’eau sale où pêchent quelques pêcheurs glauques qui n’ont jamais entendu parler de notre site. On interroge tous ces bons sportifs, n’osons pas nous aventurer de prime abord dans la gargote lugubre qui lui fait face. Une dame nous fait même remarquer qu’il lui semble qu’il soit arrêté depuis des années.
Plus le choix, écartant les pendants anti-mouche de l’entrée, nous faisons nos yeux de chats potés pour qu’on nous emmène enfin à notre lieu de travail. La grande âme qui dirige le tripot nous emmène sur son beau destrier 4×4 noir dans un chemin de pierraille jusqu’au chantier…
(Le parking tant recherché était en fait le rangement sauvage de la voiture du chef de chantier)

Nous arrivons avec 2 heures de retard et l’envie de pleurer.

Devant nous se dresse un trou énorme et rempli d’eau jusqu’à mi-botte.
Seigneur, pourquoi moi?
Nous passerons donc la fin de la matinée à drainer la tranchée.

Jour 1 : l’après midi
Ayant prévu un chargement de l’inutile qui encombrait encore plus inutilement mon sac, nous n’avions donc plus de place pour une bouteille d’eau.
Monde cruel
On retourne donc à la gargote (30 min aller, 30 min retour). Et là, de nouveau, envie pressante!
Je ne pourrai pas dire que c’était pire qu’au matin car il y avait une porte…
Mais ça devait être le seul “bonus”.

De retour au chantier, point de répit. Nous descendons dans la fosse, toutes bottes dehors pour 4 heures de raclage de boue…
Ereintée, dégueulasse et passablement dégoutée notre chef bien aimée nous ramène en voiture jusqu’à la gare. Descendant en ligne droite la chaussée, nous retombant avec dégout et effroi sur l’arrêt de bus où nous avait déposé le chauffeur le matin même.

Je dois avoir fait un truc de particulièrement vil, sournois et méchant pour avoir mérité ça…
Aussi je m’excuse publiquement auprès de chaque personne que j’ai pu, un jour, offenser…
Pardon…

Le pire est à venir mais il viendra demain!
La suite au prochain épisode comme on dit!

Vis ma vie… De noob sur Oblivion

Cela va faire un mois que j’ai découvert Oblivion.
Bien sur mon chéri y a déjà joué, l’a fini, re-fini, en facile, en normal, en expert, à l’endroit, à l’envers, sans les mains… Ok, j’abrège. Ce que je veux dire par là, c’est que c’est déjà un jeu qui a un peu de bouteille.
Je décide donc à mon tour de m’y intéresser.

Première réaction de mon frangin : Quoi? Tu joues à ça toi?

Genre quoi? C’est écrit sur la boite que tu ne joueras pas à ce jeu avec des ongles vernis?
C’est sûr, je doit dire pour sa défense que la seule fois où il m’a passé les commandes de resident evil, j’ai tiré à bout portant avec un espèce de lance-roquette sur une porte dont il était marqué qu’elle était vérouillée et me suis expédiée (ou plutôt ai expédié) son perso vers des cieux plus amicaux…
Bref, si par hasard il y a du lance-roquette sur Oblivion (oui, rien que la réflexion fait sourire après y avoir joué) je n’y toucherai pas…

Jour 1 : création de perso
Ce fut laborieux.
En bonne girly que je suis, j’ai essayé de faire une belle elfe blonde aux yeux rouges (après avoir passé 10 min à tenter de les changer dans TOUS les sous-menus, je me suis résignée à accepter ce caractère racial)

Jour 1 : comment ça pas de tuto?
Avec les conseils avisés de mon chéwi, je commence à me déplacer normalement dans ce jeu… Enfin presque. J’ai passé les 3 premiers jours en marchant avant de finalement me décider à appuyer sur le lock et courir. Les premières nausées passées, on s’habitue à voir l’écran se balancer de partout.
J’opte pour une classe made in moi (oui oui même ça, ça se personnalise) moitié bourrin, moitié alchimiste.
Le mélange dépote.

Jour 2 : lachée dans la nature
Je sors à peine de la prison de la cité impériale que je me fais assaillir par 2 bandits armurés et arcs flêchés.
Retour à la case départ.
Depuis, je fais une sauvegarde rapide à chaque fois que je passe une porte.

Jour 2 : visite en ville
Apprivoiser ce jeu prend parfois pas mal de temps.
Mon adorable chéwi m’avait prévenu que parler aux gens l’arme à la main ça n’améliore pas ta cote de popularité. J’avais donc pris l’habitude de retirer mon armure pour une jolie robe bordeau à couture dorée à chaque fois que j’entrais dans une ville. Cette résolution a tenu une journée.

Jour 3 et les suivants…
Je confirme qu’on peut être accro à ce jeu en 3 jours seulement.
De “Oui baby, je vais essayer ton jeu pour te faire plaisir” à “QUOI? Mais il est seulement 3 heures du mat et j’ai pas encore refermé cette *** porte d’Oblivion“, il n’y a que 3 jours de décalage.
J’adore piller les cadavres encore chaud et revendre tout ce beau matos à des marchands peu scrupuleux…

Je suis maintenant niveau 16, portant une armure lourde moitié Dwemer, moitié ébène et une pro en alchimie et franchement, c’est la grande classe comme matos.

Malgré cela, je dois noter quelques belles bourdes de noob :

- Avoir assassiné un pauvre paysan innocent qui courait vers moi pour tuer un loup qui m’attaquait par derrière.

- Avoir tenté d’assassiner le chef de la guilde des assassins (venu me visiter pour le meurtre du dit paysan).

- Avoir tenté de défoncer à coup de marteau à deux mains une porte soi-disant impossible à ouvrir. (C’est moins préjudiciable que le lance-roquette)

- Avoir voulu “emprunter” une superbe armure verte dans une vitrine de la guilde des guerriers. Ce qui a eu pour conséquence de voir rappliquer TOUS les gardes de la ville de Bruma.

- Avoir mangé de la chair de mort pour voir ce que ça faisait.

- Cette anecdote de choix :
A la recherche de Ninroot, plante poussant aux abords des points d’eau, je me trouve nez à nez avec un crabe des vases. Je sors la plus belle de mes haches et m’attend à le tuer en un coup (comme d’hab). Il se trouve que la bête semble résister, ma barre de vie ne cesse pas, en effet, de décroître.
Je le tabasse de la plus barbare des façons, rien n’y fait.
Mon chéri m’ayant dit que les fantômes, par exemple, ne succombent qu’aux armes en argent, je sors une masse d’argent et me mets à le molester.
Rien à faire.
Pas une seule fois, je n’ai pensé à me retourner avant de mourir et m’affaisser aux pieds de deux bandits qui me bourraient de coups par derrière, préférant ainsi la thèse du crabe fantôme mutant à celle du bandit camouflé.

La loooooooose…

Vis ta vie… En pub

Un soleil toujours plus radieux se lève sur un ciel toujours plus bleu.
6.00 : Tu te réveilles fraîche, reposée et déjà maquillée. Tu es une fille, forcément, c’est tellement plus vendeur les longs cheveux blonds.

Tu commences ta journée avec un bol de special K qui te rend toujours plus mince même si tu ne pèses déjà que 40 kilos toute mouillée pour ton mètre 85. Ce genre de céréales qui ne marche bien évidemment qu’avec une alimentation équilibrée, 2 bols par jours et 8 heures de sport par semaine. Bien sûr, tu le mangeras à poil ou en maillot de bain. C’est tellement mieux!
Tu as 20 ans, oui, c’est le bon âge mais ça ne t’empêchera pas de faire la promotion du dernier anti-ride à la mode.

Ensuite, tu passeras par la case “épilation”. Soit tu souriras béatement en t’arrachant 10cm² de poil à la cire chaude ou froide garantie indolore, soit ça sera le rasoir sans lame sur ta peau lisse.
Il paraît que tu travailles…
Il paraît.

Si c’est le cas, ça sera uniquement pour montrer que tu consommes cette nouvelle bouteille de jus de fruit, 100% fruits, qui équivaut à l’apport de 3 vrais fruits (un peu comme un grand verre de lait 33cl dans un kinder de 5 cm). C’est vrai, tu as raison, c’est beaucoup moins glamour d’emporter 2 pommes et 1 bananes dans ton fashion sac.

Tu passeras plutôt ton temps dans la rue à faire balancer tes cheveux blond cendré mutli-reflet soleil, chocolat suisse tiède ou noir ébène à mèche corbeau. A gauche, à droite, avec ou sans copine de chaque couleur capillaire.
Tu feras la moue avec ton nouveau glossy framboise givrée, groseille concassée ou fraise des bois sous la bruine matinale (en fait un rouge fade tirant vers le rose,… mais c’est si glam dit ainsi!). Bien entendu avec tes copines au sourire stupide et convenu qui aborderont systématiquement différents styles vestimentaires.
Tu accrocheras le regard de tous ces mâles qui n’auront d’yeux que pour toi avec ton super hyper uber mascara allongeant, gainant, recourbant ET effet faux-cils, effet yeux de biche garanti!

Mais que serait une fille sans… ses problèmes de fille! Alors, il faudra que tu vérifies dans tous les reflets de vitres, vitrines de magasin, pare-brise, etc. l’efficacité de ta nouvelle serviette toujours plus fine ou du dernier tampon toujours plus confortable : c’est si bon d’être femme.

A la maison, il te faudra bien de la relaxation pour te débarrasser du stress de ton éreintante journée.
(…)
Heureusement que tu as pris ton super yaourt protecteur du matin! Ni la grippe, ni la dysenterie, ni même la mort ne peut plus t’atteindre.
Manger?
Mais voyons mange ce qu’il te plaît! Entre le fromage 0%, le jambon de dinde, le chocolat 0%, la couenne de jambon allégé et les boissons 0%, tu peux manger ce qu’il te plaît!
Garanti sans conservateur, sans colorant et sans goût.

A près avoir pris en dessert un yaourt avec toujours plus de fruit, à poil, toujours. Et avec toujours plus de délectation que le plus pur des orgasmes du matin, tu peux partir en soirée.
(Oui, l’industrie du yaourt c’est lucratif… Un rayon entier pour 2 pots de crème différentes seulement en face)
Après t’être parée contre une brusque vague de chaleur, l’éruption d’un volcan ou un concours de chili avec ton super déo, 48h, anti traces blanches, anti transpirant ET protecteur de peau (avec la aussi des parfums exotiques comme concombre-thé vert, mandarine-bergamote ou cannelle-patchouli) tu sors.

Tu es forcément belle avec tes dents plus blanches que blanches assorti à ton top lavé plus blanc que blanc que blanc et tes ongles vernis séchés en 3, 2789 sec blanc crème à la banane ou rouge babibel.
Et c’est là qu’à cause de tes chaussure fashion tu devras te plaquer un pansement gras qui, lui, à la différence du vrai, tiendra bien en place et soulagera rapidement ta douleur. (Vécu, testé et rejeté)
Il est déjà temps de prendre une bonne douche 89% de mousse au choix : relaxante, stimulante, peeling irritant, peau sensible, peau très sensible, peau extrêmement sensible ou peau de papier de verre irrécupérable.
Tu pourras ensuite goûter ç un repos bien mérité…

C’est vrai qu’après le grand classique du yaourt à poil,
il y a le parfum toute nue ou presque (on est sexy pas racoleur, mais non)
Grande constante aussi : jamais assez maigre…
Maaaaiiiis noooooon…
Elle a l’air en bonne santé avec ses bras en allumette et son buste concave!

Pitié, cotisez-vous, achetez-lui un sachet de frites!
Elle était si jolie Kiera…

Une conversation ordinaire
(17:55) Mister x : yop ca va?
(17:55) Encollowen : Bien et toi ^^
(17:55) Encollowen : ?
(17:55) Mister x : ça va:)
(17:55) Mister x : est ce que tu as deux minutes?
(17:55) Encollowen : Vas y, je suis a toi
(17:55) Encollowen : ^^
(17:55) Mister x : oki
(17:55) Mister x: le “je suis à toi” est au sens figuré?
(17:56) Encollowen : :P
(17:56) Encollowen : On peut me prendre dans tous les sens je crois
(17:56) Encollowen : ^^
(17:56) Mister x : /me imagine ça…
(17:56) Mister x : hum.

Je commence à me demander si c’est vraiment une légende que j’ai l’esprit tordu et vicieux…

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