Cela va faire un mois que j’ai découvert Oblivion.
Bien sur mon chéri y a déjà joué, l’a fini, re-fini, en facile, en normal, en expert, à l’endroit, à l’envers, sans les mains… Ok, j’abrège. Ce que je veux dire par là, c’est que c’est déjà un jeu qui a un peu de bouteille.
Je décide donc à mon tour de m’y intéresser.
Première réaction de mon frangin : Quoi? Tu joues à ça toi?
Genre quoi? C’est écrit sur la boite que tu ne joueras pas à ce jeu avec des ongles vernis?
C’est sûr, je doit dire pour sa défense que la seule fois où il m’a passé les commandes de resident evil, j’ai tiré à bout portant avec un espèce de lance-roquette sur une porte dont il était marqué qu’elle était vérouillée et me suis expédiée (ou plutôt ai expédié) son perso vers des cieux plus amicaux…
Bref, si par hasard il y a du lance-roquette sur Oblivion (oui, rien que la réflexion fait sourire après y avoir joué) je n’y toucherai pas…
Jour 1 : création de perso
Ce fut laborieux.
En bonne girly que je suis, j’ai essayé de faire une belle elfe blonde aux yeux rouges (après avoir passé 10 min à tenter de les changer dans TOUS les sous-menus, je me suis résignée à accepter ce caractère racial)
Jour 1 : comment ça pas de tuto?
Avec les conseils avisés de mon chéwi, je commence à me déplacer normalement dans ce jeu… Enfin presque. J’ai passé les 3 premiers jours en marchant avant de finalement me décider à appuyer sur le lock et courir. Les premières nausées passées, on s’habitue à voir l’écran se balancer de partout.
J’opte pour une classe made in moi (oui oui même ça, ça se personnalise) moitié bourrin, moitié alchimiste.
Le mélange dépote.
Jour 2 : lachée dans la nature
Je sors à peine de la prison de la cité impériale que je me fais assaillir par 2 bandits armurés et arcs flêchés.
Retour à la case départ.
Depuis, je fais une sauvegarde rapide à chaque fois que je passe une porte.
Jour 2 : visite en ville
Apprivoiser ce jeu prend parfois pas mal de temps.
Mon adorable chéwi m’avait prévenu que parler aux gens l’arme à la main ça n’améliore pas ta cote de popularité. J’avais donc pris l’habitude de retirer mon armure pour une jolie robe bordeau à couture dorée à chaque fois que j’entrais dans une ville. Cette résolution a tenu une journée.
Jour 3 et les suivants…
Je confirme qu’on peut être accro à ce jeu en 3 jours seulement.
De « Oui baby, je vais essayer ton jeu pour te faire plaisir » à « QUOI? Mais il est seulement 3 heures du mat et j’ai pas encore refermé cette *** porte d’Oblivion« , il n’y a que 3 jours de décalage.
J’adore piller les cadavres encore chaud et revendre tout ce beau matos à des marchands peu scrupuleux…
Je suis maintenant niveau 16, portant une armure lourde moitié Dwemer, moitié ébène et une pro en alchimie et franchement, c’est la grande classe comme matos.
Malgré cela, je dois noter quelques belles bourdes de noob :
- Avoir assassiné un pauvre paysan innocent qui courait vers moi pour tuer un loup qui m’attaquait par derrière.
- Avoir tenté d’assassiner le chef de la guilde des assassins (venu me visiter pour le meurtre du dit paysan).
- Avoir tenté de défoncer à coup de marteau à deux mains une porte soi-disant impossible à ouvrir. (C’est moins préjudiciable que le lance-roquette)
- Avoir voulu « emprunter » une superbe armure verte dans une vitrine de la guilde des guerriers. Ce qui a eu pour conséquence de voir rappliquer TOUS les gardes de la ville de Bruma.
- Avoir mangé de la chair de mort pour voir ce que ça faisait.
- Cette anecdote de choix :
A la recherche de Ninroot, plante poussant aux abords des points d’eau, je me trouve nez à nez avec un crabe des vases. Je sors la plus belle de mes haches et m’attend à le tuer en un coup (comme d’hab). Il se trouve que la bête semble résister, ma barre de vie ne cesse pas, en effet, de décroître.
Je le tabasse de la plus barbare des façons, rien n’y fait.
Mon chéri m’ayant dit que les fantômes, par exemple, ne succombent qu’aux armes en argent, je sors une masse d’argent et me mets à le molester.
Rien à faire.
Pas une seule fois, je n’ai pensé à me retourner avant de mourir et m’affaisser aux pieds de deux bandits qui me bourraient de coups par derrière, préférant ainsi la thèse du crabe fantôme mutant à celle du bandit camouflé.
La loooooooose…
