Depuis octobre 2001, elle est fiancée avec Tim Burton, qu’elle a rencontré sur le tournage de La Planète des singes, et avec lequel elle a eu un fils en octobre 2003, Billy Ray Burton, et une fille en décembre 2007, Nell Burton. Le couple vit à Belsize Park, dans le quartier d’Hampstead, à Londres, dans deux maisons jumelles séparées par une chambre commune. Chacune des maisons est selon leurs personnalités respectives : ils estiment ne pas pouvoir vivre ensemble mais pas séparés non plus.
Wiki

1/La Planète des singes. 2001.
2029. À bord de la station orbitale Obéron, des chimpanzés sont entraînés pour effectuer des missions dans l’espace. Lorsque l’un d’eux disparaît, le capitaine Léo Davidson désobéit à ses supérieurs afin de lui porter secours. Mais il se trouve pris dans une tempête électro-magnétique et s’écrase sur une planète inconnue, au beau milieu d’une forêt tropicale où il est capturé avec d’autres humains par des singes doués de la parole. Qu’est-il arrivé sur cette planète où les primates règnent en maîtres et où la race humaine est réduite à l’esclavage ? Aidé de quelques rebelles et d’Ari, la fille d’un sénateur singe, Léo va tenter de quitter la planète et de rejoindre Obéron…

2/ Big fish. 2003.
Will Bloom a toujours été bercé par les récits de son père, Edward Bloom, talentueux conteur d’histoire à l’imagination débordante… au point que son fils finisse par lui reprocher de trop enchevêtrer réalité et fantaisie, à propos de quoi éclate une dispute. Désormais adulte et marié, Will Bloom revient pourtant voir son père lorsqu’il apprend sa mort imminente. C’est l’occasion pour lui de partir en quête de vérité, de lever le voile sur la vie de son père ; c’est l’occasion pour lui d’enfin comprendre l’incompréhensible, non sans un brin de poésie, de sa relation filiale.

3/ Charlie et la chocolaterie. 2005.

4/ Les noces funèbres. 2005.

5/ Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet Street. 2008.

6/ Alice au pays des merveilles. 2010 (?)

1/ Edward aux mains d’argent. 1991
Edward n’est pas un garçon ordinaire. Création d’un inventeur, il a reçu un cœur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d`avoir pu terminer son œuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal et des instruments tranchants en guise de doigts.

2/ Ed Wood. 1995
Après la Seconde Guerre mondiale, le jeune Edward Wood s’installe à Hollywood pour se consacrer à sa passion du cinéma. Lorsqu’il entend parler d’un projet sur la vie de Christine Jorgensen, célèbre transsexuel, il contacte le producteur, George Weiss, président d’une petite compagnie spécialisée dans les séries B, et réussit à le convaincre de lui confier le film en lui avouant que, depuis son enfance, il s’habille en femme…

3/ Sleepy Hollow. 2000.
En 1799, dans une bourgade isolée de la Nouvelle-Angleterre, trois meurtres mystérieux ont été perpétrés en moins de 2 semaines. Les victimes ont été retrouvées la tête fauchée… Terrifiés, les habitants attribuent ces assassinats à un redoutable cavalier sans tête. Ichabod Crane, policier new-yorkais aux méthodes d’investigations très contestées, se rend sur les lieux pour éclaircir cette énigme. Dès son arrivée, il succombera au charme étrange de la belle Katrina Van Tassel. Légende ou simple vengeance, que croire ?

4/ Charlie et la Chocolaterie. 2005.
« Charlie et la Chocolaterie » raconte l’histoire de l’histoire de Willy Wonka, un chocolatier excentrique et de Charlie, un petit garçon issu d’une famille pauvre, vivant tout près de l’extraordinaire fabrique de bonbons. Séparé depuis fort longtemps de sa famille, Wonka lance une gigantesque loterie qui lui permettra de désigner le futur héritier de son vaste empire de sucreries. Cinq enfants chanceux, dont le héro Charlie, remportent le concours en découvrant un ticket d’or dans leur barre de chocolat Wonka. Le prix est une inoubliable visite guidée de la légendaire Chocolaterie et de ses machineries, que personne au monde n’a pu approcher en près de quinze ans. Ébloui par le monde qui s’offre à ses yeux et à son imagination, Charlie ira de surprise en surprise au cours de sa plongée dans le mode incroyable de Willy Wonka…

5/ Les Noces funèbres. 2005.
Dans un village à l’époque victorienne, le fils d’une famille très riche de poissonniers, Victor, rencontre pour la première fois Victoria, fille d’une famille d’aristocrates désargentés qu’il doit épouser le lendemain. Il s’empêtre dans son texte en répétant la cérémonie et le pasteur, excédé, le renvoie. Il tente de dire correctement ses voeux dans la forêt lorsque surgit le cadavre d’une mariée. Il se retrouve uni à cette belle de l’au-delà et tombe dans le Pays des Morts.

6/ Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street. 2008
Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.
Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l’égorger. L’astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l’encombrant cadavre, elle lui propose d’en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires.

7/ Alice au pays des merveilles. 2010 (?)
Alice s’ennuie auprès de sa sœur qui lit un livre tandis qu’elle ne fait rien. Elle rencontre un lapin blanc aux yeux roses vêtu d’une redingote, mais cela ne l’étonne pas le moins du monde. Suivre ce lapin pressé, qui marmonne sans cesse « En retard, En retard j’ai rendez-vous quelque part », est bien plus amusant que de rester auprès de sa sœur. Elle suit donc le lapin jusque dans les profondeurs de son terrier. Mais, plus elle s’enfonce dans ce monde souterrain, plus elle se trouve confrontée au paradoxe, à l’absurde et au bizarre…

Sources

Je suis une babysitter dévouée,
je peux faire mon « boulot » avec beaucoup d’abnégation parfois,
mais je ne serai jamais assez payée pour ça :
ME FARCIR LA STAR AC’ MON VENDREDI SOIR!

Bon, j’aime cette choupinette à la folie et j’avoue l’avoir un peu délaissée pour m’occuper un peu de son bébé de soeur qui est dans sa période « je-me-jete-partout-même-et-surtout-si-c’est-pointu ».
Alors bon, quand il faut y aller, il faut y aller. Je me dis que je n’aurais à supporter que les deux premières parties. Ok. Je dis oui. Trop tard.

Dès le début, on nous annonce  Britney Spears (ou Bwitey Speaws selon le Nikos). On nous le répète. On nous saoule et nous re-saoule. Le tout en 5 min et là, j’en ai déjà marre.
Du côté des élèves, rien de surprenant : la black, le bôgoss qui est trop beau, le rebelle qui énerve, la belle cruche et… l’autre.
Les invités : Bwitney (oui on sait, n’en jetez plus), Calogero et Stanislas (j’ai envie de dire qu’ils me déçoivent), Nadiya et ça m’étonne pas, Fiori qui a apparemment besoin de pub, Keane qui devait pas savoir où ils allaient et… ben je sais pas qui c’est.

Mais vite, vite passons à ce qui pourrait bien être le seul intérêt de l’émission (et vu la chute d’audience, ils en avaient apparemment cruellement besoin) : Bwitney!
OMG
Fringuée comme une fille de joie (oui, il est 2.00 mais je reste polie), la belle est affublée d’un énoooorme micro genre fille-du-quick. Ce qui est d’autant plus risible qu’elle chante en playback du début à la fin.
On pourrait croire que cela lui laisserait tout le loisir de danser comme une vraie showgirl… Mais non.
Dans le genre balais dans les fesses et regard halluciné, ça valait les VMA. Au secours, pourquoi personne ne lui a fait répeter sa choré?
Je compatis silencieusement à sa douleur en attendant que la fin de la chanson la (nous) délivre de ce supplice.
Pour s’enfoncer un peu plus dans la honte, Nikos s’essaie à l’anglais devant une Bwitney qui comprend rien à ce qu’il dit et qui aurait mieux fait de se taire. En effet, le présentateur se trouve obligé de lui tendre son propre micro malgré l’énorme microphone qu’elle porte à 4 cm de ses lèvres.
Franchement, ils auraient pu l’allumer APRES la chanson, au moins pour faire illusion…

Bref. Un flop qui a dû coûter la peau des fesses. Du moins c’est ce que je pense jusqu’à ce que les profs se pâment sur cette « merveilleuse show-girl », « cette formidable prestation »,…
Les merveilles de l’auto-suggestion.

*Énorme soupir*

Du côté des élèves, j’ai vaguement cherché un adjectif pour les qualifier.
J’hésite à proclamer la mort de l’art, le culte de la médiocrité, le no man’s land de la chanson, le foutage de gueule lucratif, l’abrutissement des masses, tout ça. Je dirais simplement que c’est nul, nul, nul mais à un point qu’on se demande si c’est pas du sabotage.

Le thème de la soirée c’était les défis apparemment.

La Joanna doit être plus féminine. Elle chante donc la vie en rose déguisée en guimauve sur un tapis de rose car à la star ac, on ne connaît pas la caricature.

Alice, s’est ma préférée. Sa faiblesse? Sa voix. Après tout, c’est pas comme si c’était important pour chanter. La preuve, il a suffit que la production la fringue comme une pouff qu’elle soit en presque-finale.
Son défi était donc de chanter juste et on la colle sur un tourne-disque géant pour chanter l’aigle noir.
Le rapport? Non, moi non plus.

Le bôgoss est pas trop showman? Pas grave, va chanter Magnolia forever en rose bonbon avec un groupe d’excitées mal habillées.

Et tout le monde est content, les profs sont extatiques, les bonnes notes pleuvent et tout est beau.

Achevez-moi.

J’ai même pas envie de parler de l’autre petit con qui se la joue rebelle parce qu’il a un piercing dans la lèvre.
Rien que d’y repenser ça m’énerve à nouveau.
Brrrr…

En conclusion :
Si avant tu pouvais te dire : « ce soir, je regarde la star ac avec des potes pour me foutre des candidats »,
cela devient impossible tellement c’est devenu affligeant, lamentable et accoustiquement insupportable.
On atteint les bas-fond, les restes-du-restes, le désespoir,…
Qu’importe le gagnant, l’amateur de musique a déjà perdu.

Attention, attention!
Au moment où je vous parle, deux de mes univers (je ne trouve pas d’autres termes plus adéquats) préférés sont en train de se croiser…

« Un joyeux non anniversaire, mon cher! »

Alice au pays des merveilles d’un côté,
Tim Burton de l’autre.

« Savez-vous jouer au croquet? »

Ce réalisateur, cet artiste hors norme se penche sur l’oeuvre de Carrol avec les technologies du nouveau millénaire et en partenariat avec Disney, s’il vous plaît. Il utilisera la « performance capture », qui a déjà illustré des films comme le pôle express et Beowulf (deux nanars de l’extrême oui mais deux BEAUX nanars de l’extrême). Le tout combinera 3D et prises de vue réelles.

« Défense de marcher sur les momrates. Les Momrates? »

Le scénario est de Linda Woolverton qui a signé le roi lion et la belle et la bête. Pour la bande son… Danny Elfman! Evidemment!
Le tournage a débuté en mai et ne sera donc pas visible avant… 2010, le 5 mai nous précise-t-on.

« Et les momrates, moooomraaates… »

Le casting me direz-vous?
Le rêve!
Ils ont réussi à caser deux de mes acteurs favoris! (ok, ça doit aussi être ceux de Burton… Ca aide)

Mia Wasikowska : Alice
Actrice Australienne potentiellement inconnue mais mignonnette.

Johnny Depp : Le chapelier fou
Qu’il soit Sweeney Todd, Jack Sparrow, Willy Wonka, James Barrie, Mort Rainey, Fred Abberline, Ichabod Crane, Dean Corso ou himself,… Il a su donner de la couleur à tous les films auquels il a participé.

Helena Bonham Carter : La reine rouge
De Big fish à fight club, de Sweeney Todd à Harry Potter ou même de Hamlet à Frankenstein, elle reste inoubliable. Elle restera à jamais une actrice « à-part ».

Anne Hathaway : La reine blanche
(Et oui, il faudra aller voir plus loin que le Disney les cocos, Alice c’est aussi un (deux en fait) merveilleux bouquins).
Mignonne petite chose, je ne l’ai vue que dans « le diable s’habille en Prada » et « le secret de Brokeback mountain »… Ok, aussi dans « princesse malgré elle » et sur les tapis rouges. Je demande à voir!

Crispin Glover : Le Valet de Coeur
Apparemment plein de films à son actifs. J’ai presque envie de dire que ce sont tous des nanars mais je vais lui laisser le bénéfice du doute.

Michael Sheen : Le Chat de Cheshire
Peu remarqué dans Kingdom of heaven, peut-être mieux connu comme le Lucian d’Underworld… Ou pas.
Pas inoubliable à première vue en tout cas, je veux voir son sourire avant de me prononcer.

Matt Lucas : Le double rôle de Tweedledee et Tweedledum
Un pur inconnu, un vrai! Surprise.

Alan Rickman : La chenille
Pour le coup, je l’adore presque autant que Johnny Depp. Harry Potter, Sweeney Todd (oui c’est un bonheur de voir tous mes favoris jouer ensemble) mais aussi Love actually, qui est excellentissime, Galaxy Quest ou Robin des bois, prince des voleurs. Pour l’anecdote, il fait aussi la voix de Marvin dans la (mauvaise, très mauvaise) adaptation du guide du routard galactique (mais le livre est génial, lisez!).

Christopher Lee : ?
Détailler la filmo de cet acteur mythique me coûterait mon blog, alors je resterai sobre.

On meurt de froid,
les rues sont devenues glissantes,
ma petite sœur a pré-commandé son calendrier de l’avent,
on guette l’arrivée des marrons glacés dans les grandes surfaces,
ma conso de café a triplé en deux jours,
j’ai ressorti mon écharpe de 2,50m,
il me faudra bientôt d’urgence de la Nivea pour mes joues,
je remise les talons pour des chaussures tout-terrain,
dans deux jours tout sera boueux,…

Oui, la première neige est arrivée!

Shuriken se prend à hiberner, parce que, franchement, la neige, il s’en fout.

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Edit de 17.20 :  Namého, j’ai cours demain, moi!

Ou l’histoire d’un film devenu culte

L’histoire nous est narrée par un criminologue qui semble avoir étudié l’affaire de Brad Majors et Janet Weiss, deux jeunes gens bien sous tous rapports originaires de Denton, la ville où il fait bon vivre (the home of happiness).

L’histoire commence par le mariage de deux amis apparemment proches de Brad et Janet. Cette union sert de cadre à Brad pour demander Janet en mariage. Cette dernière accepte et les jeunes fiancés décident d’aller annoncer leur union prochaine à leur ancien professeur de sciences dans la classe duquel ils se sont rencontrés : le professeur Everett V. Scott.

Quelques temps plus tard, alors qu’ils se rendent chez leur ami par une nuit pluvieuse, un pneu de leur voiture éclate soudainement. Trempés et cherchant un téléphone pour prévenir leur ami de leur mésaventure, ce « héros » et cette « héroïne » trouvent refuge dans un château inquiétant, peuplé de personnages pour le moins étranges.

Brad et Janet sont accueillis par les domestiques Riff Raff et Magenta qui, au lieu de les aider, les poussent au beau milieu des festivités excentriques de la convention transylvanienne annuelle qui a lieu dans la salle de bal du château. Sous les regards des deux fiancés, les convives dansent et chantent le Time Warp (la chanson du saut dans le temps), mimant l’acte sexuel par des mouvements du bassin peu équivoques et faisant l’apologie de l’alcool, du voyeurisme, de l’usage de drogue (Riff Raff parle de sédatif) et d’activités douteuses pouvant avoir lieu à l’arrière d’un pick-up, jusqu’à ce qu’ils finissent tous par s’effondrer sur le sol.

Brad semble alors plutôt amusé par ce à quoi il vient d’assister. Mais Janet est effrayée et le pousse vers la sortie. C’est à ce moment qu’arrive le Dr. Frank-N-Furter, de dos, par un ascenseur placé au milieu du hall d’entrée que Brad et Janet n’avaient apparemment pas remarqué. Au moment où il se retourne, apparaissant entièrement enveloppé d’une cape noire et maquillé tel Dracula, Janet hurle et s’évanouit.

Frank se défait de sa cape et ayant pour seuls vêtements des bas, un bustier et des talons aiguille, se présente alors comme « un gentil travesti qui vient de Transsexuel, en Transylvanie ». Brad lui présente brièvement la situation dans laquelle lui et Janet se trouvent. Le maître des lieux ne semble pas vraiment surpris. Il les rassure en leur promettant de les aider à faire réparer leur voiture. Puis il leur propose de venir voir à l’étage l’homme qu’il a créé dans son laboratoire, puis il repart, sous les applaudissements, par l’ascenseur situé au milieu du hall.

Brad et Janet ont l’air pour le moins intrigués par ce qu’ils viennent de voir. Janet veut partir, Brad hésite. Riff Raff et Magenta arrivent pour les aider à se sécher et en profitent pour les débarrasser presque entièrement de leurs vêtements trempés. Maintenant en sous-vêtements, ils sont emmenés par les domestiques dans l’ascenseur qui les conduit au laboratoire où ils retrouvent Frank et tous les autres convives.

Ils assistent tous à la naissance de Rocky, créature de Frankenstein créée de toutes pièces par Frank à des fins purement sexuelles. Rocky se présente sous la forme d’un bel homme musclé et blond en sous-vêtements dorés. Frank offre à sa créature en cadeau de naissance un assortiment d’haltères afin d’entretenir son corps de dieu grec mais les festivités sont interrompues par l’arrivée inattendue d’Eddie, un ancien amant du scientifique, qui sort d’une chambre froide en chevauchant une moto.

> Parce que moi aussi Wikipédia est mon ami

C’est du n’importe quoi, mais du GRAND n’importe quoi!


Tim Curry mériterait qu’on lui élève des autels pour sa prestation extraordinaire.
La musique est glam Rock à souhait, les costumes sont extravagants et le tout part en sucette dès la deuxième minute et demi.

A voir, revoir et re-revoir seul ou avec une bonnes bandes de potes/copines déluré(e)s au risque quand-même qu’on vous prenne pour un psychopathe.

Note : La chanson « Sweet Transvestite », elle est terriblissime mais elle reste. Alors, le refrain
« I’m just a Sweet Transvestite from Transexual, Transylvania. »
En cours ou en réunion de famille, c’est assez étrange…

:D

Il y a des soirées d’anniversaire sympa,
des soirées fun,
des soirées « trop bien »,

Ben la mienne, c’était la perfection faite fête!

J’aurai bien trop de gens à remercier pour ne pas craindre d’en oublier alors je vais faire simple : merci à vous tous!
- Aux sistearthiens de tout horizon pour leur mails, mp, et messages chantés :p
- A la famille : Famille 1 – téléphone 0
- A mes « demis » frères et sœurs et « demi » beau-frère
- A mes vrais frère et sœur pour le coup parce que ce sont toujours mes bébés à moua! Mouahahahahahah
- A mes vrais belle-sœur au doux pull et si grand beau-frère
- A ma môman
- A ceux qui ont tenté de finir cette biche avec moi au resto
- A mon doux mari, amour, amant, seigneur et maître
- A mes coupines pour avoir dansé toute la nuit!
- A mon cher et tendre, le meilleur organisateur de soirée à jamais connu : mon baby.
Je t’aime

:D

- Soirée entre copines
- Couscous royal et pâtisseries orientales
- Gâteau meringué aux framboises
- Limousine (Oh yeah!)
- B-club
- Pyjama party
- …
Et en prévision : l’opéra ;)

Un jour, c’est trop court…

Album photo ici!

A l’heure où je devrais paniquer,
(croulant sous des tonnes de travaux à peine commencés),
pleurer sur le manque de temps,
incendier le secrétariat des étudiants,
me plaindre de l’administration en général,
m’inscrire à mes exams,
finir mes versions d’Egyptien,
boucler deux derniers projets…

Non

Je préfère rejoindre des groupes stupides sur Facebook.
(Ça doit être « la-déprime-annuelle-du-mauvais-temps-qui-revient »)

Après tout j’aurai tout le temps de stresser à la dernière minute.

Mais quand même :
« Vous appartenez à 59 groupes. »
J’aurais jamais pensé avoir autant de temps à perdre…

Thèmatique « girl power »

Je suis une princesse et je t’emmerde

Je ne critique pas … non, je constate.

Si j’avais été un mec, j’aurais été un connard…

Les vrais hommes préfèrent les chieuses

On devrait toute posséder un sac à main à la manière de Mary Poppins

Thématique scolaire

Je fais semblant d’écrire quand le professeur cherche quelqu’un à interroger

Pour tous ceux qui espèrent en début d’heure que le prof sera absent

Thématique « mon univ’, l’archéologie, ma passion »

Annuaire européen des étudiants en archéologie et histoire de l’art

Pour qu’un cinéma revienne enfin à LLN!

Internet sales of antiquities/archaeological artefacts

Le clan des Antiquistes

UCL ARKE

UCL

Thématique « des vieux amis que tu veux retrouver »

CSGN

Collège Sainte Gertrude

Collège Sainte Gertrude 2005

École communale des Trieux

Thématique de « djeuns »
(Avec sous catégories alcool, cul, fiesta et dodo)

Il faut boire avec modération, mais putain c’est qui ce modération ?

L’alcool ne résoud pas les problèmes… ceci dit l’eau et le lait non plus

En Belgique on n’a pas de montagne mais on a une bonne descente

CÂLINS GRATUITS-FREE HUGS

POURQUOI VIVRE D’AMOUR ET D’EAU FRAICHE QUAND ON PEUT VIVRE DE SEXE ET D’ALCOOL ?

Sieste Ou Sexe? Personnellement j’ai pas sommeil…

Ils aiment aussi le sexe mais ils sont courtois civilisés et intelligents

INFOS CONCERTS, l’actualité des concerts en France et en Belgique

Eh ouais je compte mes heures de sommeil avant de me coucher, pas toi?

Tous les matins je me dis: « ce soir je me couche tôt »

Contre les cours qui commencent avant 10h00!!!

Thématique « je cherche des gens qui me ressemblent »

Pour tous ce qui sont nés au mois de novembre..

Y a une chanson qui porte mon prénom !

Je Suis Belge Et J’aime Les Belgicismes!!

My name is Muller

Je suis né dans les années 80 !

Thématique « Oui j’adore les châtaignes et j’ai recherché tous les groupes qui en causent »

La Secte des Châtaignes

Amateurs de châtaignes…

Thématique « j’aime ma ville »

Nivelles: ma ville !

Les fans de la tarte Al’djote

Tu sais que tu es de Nivelles quand …

Thématique « intitulé minimaliste mais qui évoque une activité que j’aime »

Nintendo Wii

Mojito song

Chobbits!

Thématique des « jeux auxquels je joue »

Sistearth World

Les Royaumes Renaissants

Thématique « considérations diverses et citations qui me plaisaient bien »

Pour changer la fin de Death Note

Si toi aussi dés que tu vois un mec poilu, tu dis que c’est un Portugais..

Pour l’interdiction d’être beauf, tout simplement

Pour que Haribo fasse des paquets de DRAGIBUS exclusivement NOIRS!!!!!!

Pour que les blagueurs pas drôles soient reconnus

Tu préfères manger ton père ou violer ta soeur?

Je serai maître du monde (avant toi)

Si tu tectonikes devant moi… je te coupe les mains

Guns don’t kill people, people with death notes kill people.

I’m Stuck In A Poke War I Refuse To Lose

Thématique « trucs de fan ou d’hystérique. Ou les deux »

Le seigneur des anneaux – FANS

Pour que Georges Clooney vienne me faire un nespresso!

Oui, j’aime Bob l’Eponge!

J’aime ma maman – I love my mum

All I want for Christmas is Orlando Bloom

Adam Sandler Hate Club

Troublant reflet de sa personnalité, miroir de ses centres d’intérêts…

Et en plus de ça j’ai encore le temps d’élever un chouchou,
de me livrer à une guerre de poke sans merci,
et de dire n’importe quoi sur le plus de murs possible.
OMG Facebook va ruiner mes études…

« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d’hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l’autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l’aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l’écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.

J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d’Américain. Je suis le fils d’un noir du Kenya et d’une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s’est engagé dans l’armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.

J’ai fréquenté les meilleures écoles d’Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n’oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.

Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d’unité.

Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que l’appartenance raciale n’a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».

Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.

Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.

D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.

D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.

J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.

Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.

Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.

Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l’accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l’Islam radical.

Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?

J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même.

Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.

Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.

Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:

« L’assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu’aux chevrons (…). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l’intérieur des milliers d’églises réparties dans cette ville, je vis l’histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel.

Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu’aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.

Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n’avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir – et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »

Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti.

Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu

L’église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l’amour et, oui, l’amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.

Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.

Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années.

Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m’aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d’une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m’ont répugné.

Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.

D’aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n’était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée.

Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.

Mais je crois que ce pays, aujourd’hui, ne peut pas se permettre d’ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l’Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.

Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.

Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n’arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l’assurance maladie, l’éducation ou la création d’emplois pour chaque Américain.

Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays

Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l’héritage brutal de l’esclavage et de Jim Crow.

La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.

La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d’accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n’avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.

Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui.

Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l’application des codes d’urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.

C’est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d’avenir systématiquement réduites.

Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.

Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n’y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.

L’expérience de l’échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l’on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d’avenir. Même pour les noirs qui s’en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.

Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.

Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.

Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.

Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.

Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.

Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n’ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.

Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.

Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.

Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s’accumule au fil du temps.

Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.

C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.

Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d’initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l’emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d’une minorité de privilégiés.

Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n’arrive pas à se comprendre.

Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l’impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n’ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l’espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.

Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l’immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s’ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.

L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n’avait changé, comme si nous n’avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d’hispaniques et d’asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.

Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s’en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.

Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu’investir dans la santé, les programmes sociaux et l’éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.

En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l’esprit de ce projet.

Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d’apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu’un d’autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d’Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c’est ce que veut l’immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.

Et aujourd’hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.

Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.

Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c’était ce qu’il y avait de moins cher.

C’est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu’à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.

Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice.

Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s’est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit.

Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »

« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants.

Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
Ammon & Rousseau Translations, New York

Source dessin ici
Source du discours traduit d’Obama ici

Suite à cela.

Mon cher et tendre a aiguisé ses crayons vectoriels,
et voilà.

Je trouvais que ça méritait d’être montré ^^.
C’est « crô mignon ».
Notez quand-même mes magnifique Converse All Star noires…