Ayant terminé le premier tome de la trilogie il y a quelques temps (et comptant bien lire la suite après les derniers épisodes du « trône de fer »), j’ai sauté sur le dvd dès que je l’ai vu en magasin.
Le livre m’avait pris aux tripes, atteignant presque pour moi, la valeur d’un « Harry Potter ».
Je l’avais trouvé habile, plein de suspens. J’avais aimé ces personnages plus charismatiques les uns que les autres et me réjouissais déjà de voir deux (Nicole Kidman, Eva Green) de mes trois actrices fétiches jouer dedans (la troisième étant Helena Bonham Carter, pour info).
Je ne raffole pas de Daniel Craig (la principale raison qui me fait boycotter les nouveaux James Bond, la seconde est que Pierce Brosnan n’y est plus) mais bon… Il y avait de quoi se laisser tenter.

3 mots : Nul, nul et nul.
Ok, je recommence : gamin, ennuyeux et navrant.

Gamin pourquoi?
Parce que là où les rues sont sombres, l’atmosphère pesante et légèrement gothique (dans le premier sens du terme); on a des scènes noyées de lumières, des décors presque bucolique et une franche bouffée d’air d’été.
Ok, des gamins se font enlever en masse par un groupe de kidnappeurs terrifiants pour leur faire subir des choses horribles que seul un enfant peut s’inventer…
Mais OSEF. Tout va pour le mieux dans ce monde d’insouciance enfantine.
Et l’atmosphère propre au bouquin? qui en faisait sa saveur?
Peut-être en message caché quand on se repasse la bande à l’envers et en accéléré.

Les acteurs ne déçoivent pas : Nicole Kidman rayonne d’élégance et de maintien, Eva Green est d’une evanescence parfaite et même Craig trouve grâce à mes yeux dans ce rôle froid et cependant charismatique.
La gamine par contre (oui, oui, l’héroïne) est à foutre des claques.
Mauvaise et teigneuse.
Impossible de s’attendrir sur son sort.
J’en venais presque à espérer qu’elle se fasse bouffer par un ours.
(Si possible Iorek Byrnison, qui entre parenthèses a la voix de Gandalf. Ce qui n’est pas du tout troublant comme on peut l’imaginer…)
De toute façon, avec la liberté qui a été prise avec le scénario, rien ne m’aurait paru impossible.
Je ne parlerai même pas de Roger, en fait, il sera aussi insignifiant dans cette critique que dans le film, à peine cité.

Un mot sur le montage rachitique de ce forcené du plan rapide?
Pourquoi pas.
Mauvais.

Ensuite, pour ce qui de l’action (même si je me marre en notant ce mot), je n’ai pas compris pourquoi le réalisateur s’est acharné à détruire le moindre moment où il y aurait pu y avoir une once de suspens.
Pour faire d’un potentiel bon film d’une heure trente un navet bien établi de six heure dix?
Surement.
Et ce lent sabotage que sera ce film commence dès les 10 premières minutes : TOUT vous est dévoilé. Intrigue, enjeu et fin.
Je ne parlerai pas de ce besoin énervant d’expliciter toutes zones d’ombres qui font le mystère de l’œuvre de Pullman.
Je ne parlerai pas non plus des passages irritants où Lyra interoge l’althiomètre (même si recycler six fois le même extrait, c’est franchement petit).

Mais je ferai quand-même un petit commentaire positif : c’est merveilleusement beau. Costumes, combats d’ours, vol de sorcière et paysage.

Est ce que ça vaut le coup de se tapper presque deux heures d’ennui mortel?
Non.
Lisez les livres et passez votre chemin.

2 Réponses à “A la croisée des mondes, la boussole d’or”

  1. Emi (Louvain) dit :

    Rhooooooooooooooo!!! Bien d’accord : navrant ce film… J’ai adoré l’histoire de fond (les ptites bêbêtes et tout) mais alors la ptite fille, elle était plus que casse-bonbon… Je suis bien d’accord avec toi une fois de plus :P

  2. [...] mot pour qualifier cela) de l’adaptation cinématographique de la boussole d’or… Souviens-toi, clique ici C’est Chris Weitz qui a été désigné pour réaliser le deuxième opus. [...]

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