Révélation, révélation,…

Je mets un nom sur mon admiration pour ces jeunes gars aux yeux charbonneux,
maquillés avec des couleurs plus vives que celles que je n’oserai jamais porter,
habillés de la façon la plus extravagante et minimaliste qui soit.
Sur ces mecs qui se déhanchent avec plus de classe que toute biatch de clip actuelle,
emportés par ce son rock qui me fait chanter.
Ces types qui assument leurs ongles peints et leur(s) ami(es) du moment.

GLAM’ ROCK!

Après The Rocky horror picture show, je découvre donc le film Velvet Goldmine.
Ça ne doit pas être non plus une coincidence vient après mon article sur Mozart, l’opéra Rock.
;)
Synopsis :
1984. Arthur Stuart (Christian Bale), journaliste anglais vivant à New York, est envoyé à Londres pour enquêter sur Brian Slade (Jonathan Rhys Meyers), idole du Glam’ Rock dont la trace a été perdue,
dix ans après son simulacre d’assassinat sur scène par Jack Fairy, un chanteur concurrent.
C’était en fait un coup monté pour permettre à Slade d’échapper à sa popularité et à ses fans,
des adolescents dont il bouleversait la vie en prônant les délires vestimentaires, les maquillages outranciers,
le look androgyne, la liberté de mœurs et la bisexualité.
Arthur retrouve ceux qui ont jalonné l’ascension de la star : son premier manager Cecil, sa femme Mandy, et enfin Curt Wild (Ewan McGregor), le chanteur américain qui était devenu son amant.

Un film génial, émouvant, psychédélique,… qui bouscule toute forme d’idée recue!
Servi par un casting de premier choix :
Jonathan Rhys Meyers : éphèbe stylé et touchant qui nous livre sa décadence.
Ewan McGregor : tendre junkie allumé mais néanmoins attachant.
Et…
Christian Bâle : que je découvre ces jours-ci alors que je n’ai pourtant jamais pu adhérer à sa version de Batman. Il est… Sans nom. Juste. Emouvant… Avec un côté candide et mélancolique.
Dans le genre rien à voir, hier, je regardais les 4 filles du docteur March (la version avec Winona Ryder, Claire Danes et Kirsten Dunst où il interprète très justement Laurie.
Avec même une apparition remarquée de Brian Molko, chanteur du groupe Placebo!

Enfin voilà.
C’est un film surprenant,  carrément filmé à l’artisanale et qui se perd parfois dans des flashbacks violents et en fait quelque chose de vraiment déroutant.
Ce qui nous plonge d’autant mieux dans le coktail « sexe, drogue et rock n’ rol » que s’offre nos protagonistes.
Sans oublier, évidemment, une bande son de folie.

Je vous laisse d’ailleurs cet article sur le sujet.

Cela faisait un bail que je ne m’étais pas offert un nouveau CD,…
De là, à s’offrir celui-là en particulier, il y a quand-même une marge me direz-vous.
C’est vrai.
Cela dit, je ne crache pas sur les comédies musicales
En son temps, je suis même allée voir Roméo et Juliette, c’est vous dire
Je ne crache pas non plus sur les mâles maquillés comme des camions volés
Encore un péché caché, … La liste s’allonge
Et autant vous le dire tout de suite : j’ai surkiffé.

j’ai adoré ce fond classique (Mozart lui-même) qui sous-tend l’album comme un fil rouge fort bien tendu,
J’ai adoré le côté rock qui booste toutes les chansons et qui se marie super bien avec les mélodies,
J’ai adoré ces grandes envolées musicales qui font bien honneur à celles du compositeur,
J’aime ce petit côté provoc’ parfois,
J’aime déjà les costumes, le make-up, les décors,
J’accroche donc totalement à cette atmosphère « opéra rock »
et je trouve d’ailleurs le terme fort bien choisi.

L’album

Tatoue-moi
Le premier single bien connu. Je dois dire que dès le départ ce titre lance le ton de l’album :
une mélodie à la fois « classique » (puisque Mozart) et novatrice (puisqu’on le mélange avec ce côté très rock).
A mon sens, elle constitue une nouveauté dans le paysage hip hop biatch de ces derniers temps.
C’est frais, c’est irrévérencieux
Uh uh uh
Et le clip est en plus, de toute beauté!

Vivre à en crever
J’ai envie de dire que ce deuxième single a confirmé la tendance.
Le clip est aussi soigné que le premier. Un petit côté baroque qui ne me déplait pas.
J’adhère. J’adhère aussi parfaitement aux voix des deux protagonistes principaux Florent Mothe (Salieri) et Mikelangelo Loconte (Mozart).
Je peux même déjà presque prédire une tendance « Christophe Maé »
Pour les incultes, c’est quand le second rôle supplante le rôle principal, voir « Le roi Soleil » ^^

Le bien qui fait mal
Ouais…
Ça a le mérite de réveiller le côté SM qui sommeille en moi.
Qui ne sommeille même pas vraiment en fait…
Rock, rock, rock,…
Ça doit être un des morceaux qui me fait le plus bouger!

Si je défaille
C’est mimi, c’est frais. Ce titre-là a un côté très classique pour le coup. Il avait quand-même du génie ce Mozart.
On y dévoile les pensées de Constance, l’épouse de Mozart, sœur cadette d’Aloysia (Claire Pérot) qui a une voix très sympa.
Mais dans le genre particulier

Victime de la victoire
Je me croyais l’élu
En volant mon histoire
Mais je me suis perdu pour gagner
A vaincre sans vertu
On triomphe sans gloire
L’honneur vaut mieux que le trophée
Ponctuée de passages de la flûte enchantée ce qui en fait une chanson pour le moins originale mais toujours très rock!

Les solos sous les draps
Énorme!
Ah ah ah ah aaah
Une des chansons les plus originales de l’album.
Ah ah ah ah aaah
Je ne peux rien en dire de plus, il vous FAUT l’écouter!

Le trublion
Irrévérencieux!
Un refrain terriblement efficace, terriblement rock!
Inquisiteurs citoyens
Je ne vous dois rien
Je suis un libre-penseur
Un trublion, un emmerdeur
Messieurs les juges les procureurs
Non, je n’ai cure de vos assises
Je suis assis sur votre honneur
Et vos valeurs que je méprise

Et mon passage fétiche :
Dans le flot de vos censures
Ma vie reste une aventure
Où je n’en fais qu’à ma guise
Si ma folie n’est permise
Elle n’en est que plus exquise

Bim bam boum
Peut-être celle que j’aime le moins.
Peut-être un peu trop lent pour moi, je ne sais pas.
Bien qu’il faut reconnaître que ça cadre bien avec la personnalité et l’univers de Mélissa Mars (Aloysia, le premier Amour de Mozart et sa grosse déception amoureuse).

L’assasymphonie
J’ADORE! Encore une chanson de Florent (le second, le Salieri, le méchant)
je pressent vraiment un carton « Maé » pour ce gars
C’est ma deuxième chanson préférée.
Et la préférée de la communauté forum
Elle a TOUT pour plaire : les paroles, la musique,…
ET une interprétation poignante. Je suis conquise.

Dors mon ange
Magnifique… Douce et terrible.
Une voix émouvante (Maeva Méline, Nannerl, la sœur de Mozart) pour des mots…
*Soupir*
Des mots…
Dors mon ange
Dans l’éternelle candeur
Dors mon ange
Le ciel est ta demeure
Vole mon ange
Le temps passera ma douleur

Quand le rideau tombe
VOILA!
Ma préférée!
Une orchestration magistrale, un refrain entêtant, un rock de fou…
Poignant.
Je sais qu’une chanson me plaît quand j’ai l’impression de souffrir, de vivre les paroles avec le chanteur.
MA Révélation!
Quand le rideau tombe
Tu retournes avec tes ombres
Elles te sont fidèles
Dieu, comme la gloire est mortelle

Quand le rideau tombe
Et que les décors s’effondrent
Tu implores le Ciel
Dieu, que la gloire est cruelle
[Tu meurs avec elle]

Penser l’impossible
Une façon parfaite de conclure, je pense.
J’aime ce côté très actuel dans les paroles…
On retrouve le savoureux mélange des styles et l’originalité du tout.

Voilà, en tout cas, moi, je suis séduite!
Je vous livre également l’adresse du forum et du site officiel.
Enjoy!