Petit retour quelques mois en arrière :
Moi – « Oh baby! Une super offre vient de tomber dans ma boîte! »
Lui – « Encore des chaussures? »
*Air effrayé et résigné de celui qui va devoir faire un cadeau bien cher*
Moi – « Me prendrais-tu pour une vile demoiselle superficielle et vénale? »
Lui – « Bien sûr que non! Ta rectitude d’esprit et ta tempérance sont deux qualités qui m’ont toujours impressionnées chez toi. »
La conversation n’est peut-être pas tout à fait contractuelle… Mais vous voyez l’idée….
Soit
Moi – « Une offre uber prestigieuse de stage à l’étranger! Un programme d’échange germano-belgo-français.
Je pourrais même partir faire des stages en France et assister à des séminaires uber intéressant à Bruxelles et en Allemagne »
Lui – « Uber sheun »
Moi – « Je peux choisir mon musée d’accueil en plus! Ou du moins la région. »
Lui – « Cool, prend le nord, la lorraine ou Paris. Ca sera super pratique pour se voir et les musées sont sympas. »
Moi – « Carrément! »
[Pause de quelques minutes]
Moi – « La loooose. Ça a l’air super sélectif quand-même… Pis je suis un peu jeune. Et j’ai pas encore de vrai contrat de travail… »
Lui – « Baaaaaaaah, essaie quand-même. »
Moi – « Mouep, on verra bien. »
Quelques semaines plus tard…
Congrats!
Moi – « Je suis prise! Je biche comme personne! Mouahahahahaahahah »
*Danse de joie*
Lui – « Et tu vas où finalement? »
Moi – « OMG »
*Stoppée nette*
Lui – « Quoi, c’est le nord nord? »
*Inquiet*
Moi – « Non »
Lui – « Paris? »
*Effrayé*
Moi – « Non »
Lui – « Ben où alors? »
*Perplexe*
Moi – « Arles, c’est pas un peu plus au sud? »
Lui – « OMG »
C’est le suuuuuuuuuuud!
Non pas que l’idée de passer 2 mois avec du soleil et le double de la température m’effraient, non.
Mais le sud : c’est loin!
Février 2011 : petit séminaire entre amis
Rencontre à Bonn avec les autres personnes du programme.
Où : à l’auberge de jeunesse de Bonn
Quand : Arrivée au matin et après-midi séminaire. Puis le lendemain, autre séminaire à la Haus der Geschichte der Bundesrepublik Deutschland.
Voilà, à peu de chose près le programme auquel on devait s’attendre en arrivant à Bonn…
BEN C’EST PEU POUR RÉSERVER TES BILLETS DE TRAIN ?!
Je ne pars pas en pays Teuton avec 3 lignes d’informations, a priori, quand, en plus, tu parles pas du tout allemand.
Et puis quoi? Il y a qu’une auberge de jeunesse à Bonn?
Quand commence le séminaire?
On fait quoi?
Que doit-on prévoir?
Et ben nan. Toutes les informations qui vont te sembler capitales tout au long de ton séjour, tu vas devoir les mériter!
(Mails pressants, coups de téléphone, débrouillardise sur le tas,…)
Heureusement que la correspondante belge avait pitié de nous et qu’elle était d’une disponibilité à toute épreuve.
Du côté allemand, par contre, on le découvrira par la suite, c’est cotillons et petits fours : horaires imprimés et calligraphiés, renseignements remis des mois à l’avance, petit mot du directeur,…
On est peu de chose face à l’organisation allemande.
A ce moment très précis, j’aurais déjà du sentir le traquenard…
Si on est déjà pas fichu de m’envoyer 2 jours en Allemagne, qu’est ce que ça pourrait être 2 mois dans le sud de la France.
Mais bon, on est un guerrier ou on ne l’est pas!
(Pis je peux déjà plus rembourser ma bourse alors… Plus le choix)
Les ennuis commencent et continuent :
(Je passe sur la recherche de l’appart, la tristesse émotionnelle, l’éloignement,…)
Apparemment, partir travailler 2 mois à l’étranger pour un taff qui est exactement celui pour lequel tu t’es tapé 5 ans d’étude et qui te donnera la chance de voir ton rapport publié (donc potentiellement un énorme plus pour ton C.V.), c’est pas encore assez pour le FOREM.
Naaaaan.
Le FOREM qui comprend pas que tu préfères t’expatrier pour un salaire de misère et te former (travailler donc) à ton boulot plutôt que de rester le cul sur ton canap’ à bouffer des chips en te moquant des offres qu’il t’envoie.
Les deux dernières étant une offre « personnalisée et sélectionnée en fonction de mon profil » pour cueillir des fruits en saisonnier ET une formation à Word. Parce que c’est vrai qu’en MASTER5, t’as jamais l’occasion de toucher Word. Jamais.
Et puis comme ça, un jour, hier en fait, à trois jours du départ, on se rend compte que :
- Une certaine assurance, que je ne peux normalement pas avoir, est obligatoire si je veux partir.
- Ma convention de stage, envoyée depuis 2 mois, comporte des ambiguïtés.
Et que, par conséquent, mon stage devra probablement être reporté.
AH AH AH AH
Alors, je ne sais pas, hein.
J’ai peut-être offensé une divinité quelconque, construit ma maison sur un vieux cimetière indien ou prononcé le nom d’un djinn à l’envers par inadvertance mais !?
Est ce qu’on pourrait pas me laisser bosser tranquille? NAN? NAAAAAAN?
Au jour d’aujourd’hui :
Je ne sais toujours pas exactement si je pourrai commencer le premier mars.
Mais tout va bien
Je ne connais pas vraiment mes horaires de boulot.
Mais tout va bien
Je ne sais même pas vraiment ce que je vais exactement faire là-bas.
Mais tout va bien
MAIS LE PREMIER QUI ME DIT QUE JE N’AI PAS SUE POUR CE STAGE, Ben je le descend.
Ben oui.
Mangez-moi
Papier mâché, peinture et rubans
Buvez-moi
Fioles, colorant alimentaire et rubans
Buissons de roses rouges et blanches
Frigolite, cure-dent, peinture, FIMO pour les pieds et roses de scrapbooking

Petits chapeaux
Colle vinylique blanche, verre à peket, domex, peinture et ruban!
(esprit très « Art attack » dans sa conception mais qui demeure une idée originale, oui monsieur!)
Certains prétendent qu’il faut avoir une Rolex au poignet pour avoir réussi sa vie…
Que nenni!
La lectrice avisée sait d’ores et déjà que le but à atteindre possède des semelles rouge carmin.

Entrons donc dans ce monde merveilleux où les chaussures portent des noms…
Une magnifique Dahlia rayée noir et blanc.

Modèle particulièrement affectionné par la chanteuse Rihanna si j’en crois les potins…
J’espère que le bottillon sera encore longtemps à la mode.
Louboutin Greissimo rayées noires et blanches
(parce que, oui, j’aime les rayures)

Totalement pin-up!
Ce modèle a d’ailleurs largement inspiré mes frabious shoes :p
(En comblant les trous et réduisant le talon à un modèle confort, évidemment)
Louboutin Escandria ( collection automne/hiver 2011)

Le modèle existe en noir mais en perdrait de sa spontanéité.
L’accessoire n’est-il pas l’endroit rêvé pour mettre une touche de couleur?
PS : paire fétiche (si jamais il y en a vraiment une) de Dita Von Teese.
Louboutin Devalavi

Rendue populaire par Sophia Vergara et sa robe rouge !
Le rouge est décidément une couleur de chaussure.
Louboutin Maudissima

Faussement classique. La découpe y est légèrement biseautée…
Louboutin Anemone

LA paire de mes rêves.
LA paire ultime. Le but ultime.
LA chaussure de conte de fées!
>3
Et pour vous faire du mal, le site du créateur : http://www.christianlouboutin.com/






























