Et en plus, il est Team Jacob!

Il serait peut-être temps que la SPA intervienne avant qu’on lui demande le résultat des futures élections, du tour de France, de dilemme et de Secret Story.

Ou avant d’être flashouillé à mort…

Non?

Dans la longue liste des mes péchés honteux et confusions mentales en tout genre,
je dois avouer que j’ai un certain penchant, voire une certaine obsession pour les classements et listings en tout genre.
Je liste tout et n’importe quoi et je le note sur un beau post-it titré. Oui… titré.
( le plus souvent avec des couleurs criardes, évidemment) :
- Liste des courses
- Listes des choses à prendre pour les départs en vacances
(Classique)
- Liste des choses « à penser pour la journée »
- Liste des trucs à dire à maman au téléphone
- Liste des « tâches ménagères à effectuer par ordre d’importance »
(Un peu moins)
- Liste de reproches par ordre d’importance
- Liste de tâches à effectuer par ordre chronologique

Alors, évidemment, toutes les émissions de E! (ma chaine people, ta chaine people, LA chaine people)
Genre : les 100 gars les plus sexy en maillot de bain, les 100 sourires les plus parfaits, les 10 crimes non élucidés les plus sordides, les 50 fautes de goût à ne pas commettre sur le tapis rouge.
(on sait jamais que toi, derrière ta télé, tu y ailles un jour)
Je kiffe.

Et ce soir, là, maintenant, tout de suite, alors qu’on est déjà demain matin, je tombe sur ça :
http://www.topito.com/, le blog des petits tops.
Comment ais-je pu éviter ce site si longtemps?
Il réunit tout les classements les plus improbables allant du totalement inintéressant au totalement inutile tout en gardant un petit côté voyeuriste, pervers et addictif. Tout ce que j’aime!

Des défis improbables (Oui, oui, ils en ont trouvé 10) :
Entre le Top 10 des photos du repassage de l’extrême


Des moments de honte :
Le Top 24 des photos de famille carrément kitsch et un poil flippantes



Des moments de réflexion aussi :
Top 10 des comportements indiquant que votre chat veut vous tuer
Top 20 des lois « incontournables » du cinéma

Attention, on échappe pas non plus à quelques jolies choses :
Top 10 des trompes l’oeil de Julian beever


Comment?
Vous êtes un grand amateur de sculpture sur fruit et vous vous demandez si ce site pourra satisfaire votre passion dérangeante inhabituelle pour cette forme d’art tellement méprisée méconnue.
Évidemment amis toqués originaux!
Voilà un classement fait pour combler votre mental défaillant curiosité.

A voir, donc (ou pas) : Le Top 29 des photos de sculptures sur fruit les plus impressionnantes.

Sur ce, je vais donc continuer de gaspiller mon temps en surf inutile mais ô combien savoureux.
Je ne peux m’empêcher de vous abandonner avec le logo si bien trouvé de l’Institut Brésilien d’Études Orientales

A voir : Top 12 des logos ratés
Et beaucoup d’autres…

Psssssst!
Je ne vous ai pas parlé de mon coup de cœur qui n’avait pas passé les sélections!
et c’est un scandale!

Charlotte

Son Myspace : http://www.myspace.com/charlotterobert

Oui, c’est un péché honteux.
A ranger dans la même armoire de péchés honteux que Bob l’éponge et le salami passé 21h du soir.
Mais bon… On ne se refait pas.
Je passerai sur la semaine dernière parce que mon chien a mangé mon post et sur la pauvresse qui a été éliminée parce qu’elle était malade. Je vais donc directement enchainer sur le prime de ce soir.

Observations générales : Mieux que la nouvelle star de cette année.

Basilic :Un look improbable.
« Une chanteuse aussi sexy qu’une escabelle » selon Cerrone.
Mais ça dépote pas mal!
Ce soir, The name of love – U2: c’était pas leur meilleure, peut-être, mais ils ont un truc.
Et puis le chanteur est choupi-gentil, ça ne gâche rien.
+1 car ils sont tous musiciens, ça force l’admiration.
(même le chanteur qui est batteur à la base et qui est remplacé par le pianiste à la batterie)

Cyrielle : je ne l’aime pas, je ne l’aime pas, je ne l’aime pas…
Trop de manière, trop de larmes, trop de trop.
Mais quand elle chante, j’oublie tout… même sa coupe peroxydée et son piercing qui resort.
Ce soir, Ca fait mal de Christophe Maé: probablement mieux que l’original.
-1 pour les manières, toujours.

Sébastien :étrangement transparent… Il a fallu attendre la semaine dernière pour que je le remarque…
Wanabe rebelle cantonné aux chansons de comédie musicale.
Ce soir, l’assassymphonie de Mozart l’opéra Rock : soyons franc, c’était lamentable.
Mais il se démène pour prendre les critiques du jury en compte.
+1 parce qu’il est studieux.

Gauthier Dymon&Flo : énoooooooooorme. Mario et Pipo.
Probablement mes préférés, ça doit être pour cela qu’ils ont été élimés…
Décalés, dans l’esprit Julien Doré,…
Snif…
Mon cœur de beurre est déchiré…
Ce soir : Videos kill the radio star des Buggles. Super bon. J’ai aimé, surkiffé,…
Mais pas le jury apparemment.
Je me sens incomprise.
-1 pour les chemises improbables de Flo.

Une petite Deboiserie : « Applaudissez donc Gauthier, Dymon et Flo. »

Genre où tu as vu le Dymon qui était caché?
Ça ne se voit as que c’est un duo?
C’est inconcevable qu’un des deux ait son nom en entier et pas l’autre?

Quel pro ce Deboise, il connaît tellement bien ses candidats!

Guillaume : mon recalé de la nouvelle star préféré. Quelle voix!
Ce soirC , Déjeuner en paix de Stéphane : Rien à dire, impec’.
Quoi mes hormones? quoi?
-3 à sa styliste, il serait temps de lui fournir des chemises correctes.

Annie : elle doit probablement sa place parce qu’elle rappelle à Alain Lanty sa mamie, je ne sais pas…
Ou alors c’est un effet Susan Boyle. Les Américains l’ont, on veut le nôtre…
En tout cas, je ne suis pas émue. Ni par l’interprétation, ni par la voix.
Ce soir, Si maman si : Toujours pas, rien ne vient…
+1 parce que « moins pire » que la semaine passée.

Character soul : 3 gazelles, oui. 3 chanteuse, non.
Ce soir, got feeling de BEP : mieux que précédemment mais c’est plus parce que les chansons sont entrainantes que par leur voix… Dommage. C’est biend de faire le show mais si on les entendait un peu ca serait pas mal non?
+1 parce que « moins pire aussi »

Marie : Un petit diamant!
Ce soir, donne-moi le temps de Jennifer : très beau, très frais…
Mais est ce que ce n’est pas un peu « facile » de l’aimer quand c’est la plus jeune (17 ans), la plus mise en avant et la plus chouchoutée?
Cela dit, j’aurais trouvé ça injuste si elle ne le méritait pas et je dois pourtant bien l’avouer…
Elle a une sacrée voix et une sacrée présence!
-1 pour l’accessoire capilaire

La Deboiserie de la soirée :
Deboise : bonsoir, ça ca bien?
L’huissier (à la fois surpris et consterné): … euh… oui
Deboise : J’en suis ravi!

Et moi, aujourd’hui, j’ai mangé du poulet.
Quel homme ce Deboise, il se soucie de son personnel!

Les deux mals aimés de la soirée (cad ceux dont le public n’a pas voulu) :
Character soul et Gauthier Dymon and Flo

Les grands perdants : Gauthier et Flo

Bilan : au moins il y a une chose qui ne change pas,
Deboise est aussi mauvais que Virginie Guillaume!

Gauthier et Flo
Gauthier Dymon and Flo : trop contents.

Gauthier et Flo
Gauthier Dymon and Flo : trop tristes.

Les Myspaces quand-même parce qu’ils vont me manquer :
http://www.myspace.com/floetlesfemmesenfleurs
http://www.myspace.com/gauthierdymon

(Non, je ne fais pas d’entorse à ma politique de non-blog pendant les exams…
Enfin juste une toute petite, après tout, j’aurais fini lundi)
Alors voilà, dans la série « la poisse n’est pas toujours là où on croit qu’elle est »: la mésaventure du matin.
Cela fait trois jours que la fenêtre de la chambre rechigne à s’ouvrir.
Tant et si bien que nous nous étiez décidé, mon chéwi et moi, de profiter du marché du samedi pour acheter du dégrippant.
Le matin même au environs de 10h : la poignée de la dite fenêtre pousse son dernier couinement.
Nous renonçons donc à notre quête matinale et paressons mollement jusqu’à ce que nous soyons dérangés par le bruit indélicat d’un… hélicoptère.
Étonnement, stupéfaction mais au fond… OSEF des hélicos
A midi, débute alors la quête sandwich, le grand raid pour l’aventure et là, attroupement dans la rue perpendiculaire à la nôtre…
Police, badauds, cordons de sécurité,…

Braquage à Nivelles: une balle dans le pied et dans le ventre
Les deux propriétaires de la bijouterie « La Griffe d’Or », située rue de Namur à Nivelles, ont été blessés par balles, samedi matin, lors d’un braquage
Deux personnes ont été blessées par balle dans l’attaque à main armée de leur bijouterie samedi matin à Nivelles. Il s’agit des gérants de la bijouterie La Griffe d’Or, située rue de Namur. Le voleur a ensuite pris la fuite à pied. Il n’avait pas été retrouvé vers 13h30, malgré la venue sur place d’un hélicoptère de la police fédérale et d’un maitre-chien. Le montant du butin n’a pas été communiqué. L’attaque à main armée a eu lieu peu après 10h30, selon les premiers éléments communiqués. Les voisins immédiats dans cette rue commerçante de la ville ont entendu des coups de feu et un appel au secours. Ils ont aperçu l’agresseur qui prenait la fuite à pied, certains affirmant qu’il tenait une arme de poing.

L’homme a ensuite disparu dans une ruelle donnant sur un complexe de logements et un parking. Il s’agit d’un individu qui portait des dreadlocks. On ne sait pas s’il était attendu par d’éventuels complices.
Les bijoutiers de la Griffe d’Or, un couple, ont tous les deux été blessés par balle: la femme au bas-ventre, et le gérant au pied. Celui-ci a également reçu des coups au visage et avait la tête ensanglantée quand les voisins lui ont porté secours.

Les victimes ont été emmenées aux hôpitaux de Braine-l’Alleud et Nivelles. En fin de matinée, l’état de la femme, qui était la plus sérieusement touchée, était stable et une opération était envisagée dans le courant de l’après-midi à l’hôpital de Nivelles.

Une fois l’alerte donnée, des équipes des zones de police de Nivelles-Genappe, Mazerine et Ouest Brabant wallon sont descendues sur les lieux. La police fédérale de Nivelles est également sur place, et des spécialistes de la police scientifique ont passé le magasin au peigne fin à la recherche d’indices. Un hélicoptère de la police fédérale a également été envoyé en renfort pour quadriller les lieux à la recherche de l’auteur. Un maître chien est également au travail dans le voisinage. Mais vers 13h30, cette chasse à l’homme n’avait toujours pas donné de résultats.

Le montant du butin emporté par l’auteur n’a pas été communiqué. Le bourgmestre de Nivelles, Pierre Huart, s’est rendu sur les lieux. Un périmètre de sécurité a été instauré et la portion concernée de la rue de Namur est interdite à la circulation pendant les devoirs judiciaires.

DH.be

Moralité : si la poignée de ta fenêtre te reste dans la main, c’est pas si grave.
A part ça, aux dernières nouvelles, on a pas retrouvé le braqueur et je n’ai jamais été aussi heureuse d’avoir un verrou supplémentaire à ma porte.
Enjoy the crisis!

Une équipe d’archéologues aurait trouvé le fameux, le fabuleux, l’inénarrable, l’incontournable « chaînon manquant » de l’évolution humaine.
Notez le « aurait », ajoutez le « peut-être »
Mardi dernier, des chercheurs ont dévoilé un fossile de primate intact daté de 47 millions d’années, ce qui, même pour un fossile, n’est pas mal.
Cet animal représenterait un des chaînons manquants de l’évolution et qui confirmerait une fois de plus les théories de Charles Darwin.
Arrêtons de croire en un arbre généalogique linéaire bébête avec un trou en plein milieu où on aurait ajouté un gros point d’interrogation…
Évidemment, pour intéresser le spectateur basique, il lui fallait un nom: les fossiles de la créature ont donc été surnommé Ida.
Charmant.
Sa caractéristique? avoir le pouce opposable comme les humains et des ongles au lieu de griffes.
Cet animal permettrait d’expliquer comment les humains se seraient mis debout sur leurs deux pattes arrières.
Ou pas

Une découverte qui semble capitale et qui va profiter d’une couverture médiatique sans précédents puisque c’est Google lui-même qui arbore un logo en l’honneur de cette découverte !
Dixit cette source.

Oh oh oh oh…
Ami lecteur méfie-toi!
La presse semble déjà se monter le bourrichon mais méfie-toi.
J’ai entendu 3 théories, 3 découvertes majeures différentes rien qu’en l’espace de cette journée.
Des études scientifiques, ça prend du temps!
En bref : rendez-vous dans quelques semaines avant de s’emballer…


Missing link found

Page d’acceuil google de ce mercredi 20 mai

Parce que, non, le piercing n’est pas l’apanage des gothiques trash, des riders, des désaxés, des tatoueurs ou des types bourrés qui trainent sur des parkings glauques la nuit, j’ai décidé de vous faire partager cette « passion ».
OMG, on se croirait dans « Alexandra Ledermann, le cheval, ma vie, ma passion »


300 de Zack Snyder (énorme ce film), Xerxès

Origines :
- La pratique de la perforation du corps pour y insérer un ornement est ancienne. Déjà au néolithique, en Afrique, notamment chez les Mursi, une tribu d’Éthiopie, des labrets en pierre étaient insérés au niveau de la lèvre inférieure ou aux lobes des oreilles.
- Le piercing au nez est une coutume provenant de l’Inde. Il était, à l’époque, réservé aux castes supérieures. En Inde et au Pakistan, cette coutume se pratique depuis des siècles. En Inde, le piercing au nez est couramment porté par les femmes depuis le XVIe siècle.
- En Égypte antique, des boucles d’oreilles en or étaient portées par les hommes de haut niveau social. Les perforations du nez et des oreilles étaient réservées aux pharaons et autres membres de la famille royale.
- Ces pratiques sont également mentionnées dans la Bible. Dans la Genèse 24:22, le domestique d’Abraham a donné des boucles d’oreilles et des bracelets à Rebecca, épouse de son fils Isaac.
- Le percement de l’oreille, courant en Syrie et dans les pays environnants comme signe de servitude, symbolisait l’obéissance stricte que le serviteur devait à son maître.
- En Amérique, la perforation de la langue était populaire dans l’élite des civilisations aztèque et maya, bien qu’elle ait été effectuée en tant qu’élément rituel non permanent, supposé permettre d’entrer en contact avec les dieux. Ces civilisations précolombiennes portaient des bijoux aux oreilles, au nez et à la lèvre inférieure. De telles décorations continuent à être populaires parmi les peuples autochtones de ces régions.
- La perforation des oreilles existe depuis l’Antiquité et s’est donc poursuivie durant le XXe siècle. Cependant, aux États-Unis, la pratique était devenue relativement rare entre les années 1920 et 1960.
- À partir des années 1960, elle a regagné du terrain parmi les femmes américaines, et a été par la suite adoptée par les hippies et les communautés gays, puis plus tard la culture punk.
- Dans les années 1970, la perforation d’autres parties du corps a gagné en popularité dans la culture gay BDSM. En 1975, Jim Ward a ouvert The Gauntlet, le premier magasin de piercing des États-Unis, à Los Angeles.
- Dans les années 1980, la perforation des oreilles chez les hommes est devenue commune dans le monde occidental, même si les hommes ont pour habitude de ne percer qu’une seule oreille.
- Aujourd’hui, le piercing est devenu une véritable mode et s’est progressivement répandu dans toutes les couches de la population.
En collaboration avec Wiki, mon ami.

Selon la civilisation donc, le piercing est un signe de servitude ou d’appartenance à une élite sociale.
De nos jours, il est plutôt devenu un accessoire esthétique (enfin pour ma part, c’est le cas),
bien qu’il soit parfois considéré comme :
- Un rappel horripilant pour les parents les plus cartésiens d’une crise d’ado qui a mal tourné
- Un signe d’appartenance à un groupe (emo, punk, ok… Mais aussi tout simplement ta bande d’amis sans stéréotypes précis)
- Un truc de masochistes… Mmmmh…
- Mais aussi un rituel. Aujourd’hui, paraît-il, de nombreux sociologues assimilent le piercing chez les adolescents comme pouvant relever de ce concept de rituel de passage à l’age adulte.

Conseils d’utilisation :
Au delà des conseils ou remarques que peut te donner maman du genre :
- Trouve-toi un endroit propre et répertorié
- Ils utilisent des aiguilles stérilisées?
- Tu te rends compte que tu vas le garder toute ta vie?
- Et si tu as une allergie?
- Et si ça s’infecte?
Ce qui m’a toujours un peu chiffonné, si il te prend l’envie de te faire piercer dans une cave glauque avec un plafond tapissé de poils d’humidité, je pense que le problème dépasse celui d’un piercing.
Enfin soit.
Je ne veux pas non plus banaliser la chose, un piercing ce n’est pas rien, ça s’entretient!

Premier piercing :

1/ Donc oui, choisis ton lieu soigneusement.
Si on te propose un truc à l’arrière d’un tripot passé 22h du soir.
Fuis.
2/ Sois zen.
Mais attention, être zen ne nécessite pas de picoler à mort. L’alcool, l’aspirine et toutes autres substances illicites risquent surtout de te faire pisser le sang.
3/ Est ce que ça fait mal?
Très franchement… Oui.
Tout ce qui implique de se faire traverser la peau de part en part par une barre métallique devrait, objectivement, faire mal. Mais tu t’en doutais non?
Après, ce n’est rien d’insupportable et c’est assez bref à condition que tu soignes ça correctement.
4/ Ecoute les conseils de ton pierceur.
Un piercing se nettoie tous les jours au savon PH neutre.
Un piercing se badigeonne à l’homéoplasmine tous les jours aussi (même si c’est gras, oui).
Un piercing ne se triture PAS pendant la cicatrisation.
Un piercing se soigne pendant AU MOINS 4 mois.
Alors si tu te demandes déjà comme ça s’écrit « savon », évite.
5/ Attend au moins 8 mois avant de changer de bijoux.
(enfin, tout ça dépend de la cicatrisation de la chose)
Donc, même si ça ne te semble plus rouge et que ton pierceur t’a conseillé d’attendre, tu attends.
ET C’EST TOUT!

Expérience perso :

Lobe : bébé, 14 ans, 16 ans
Dragus : 19 ans
J’ai commencé tôt. A l’époque, c’était la mode de piercer les bébés.
Pour le lobe (le mou de l’oreille), on se sert d’une espèce d’agrafeuse et c’est faisable chez un bijoutier mais perso, j’en ai pas été vraiment satisfaite. Au moins, le pierceur, c’est son métier.
Pour le dragus, ça fait moins mal que certains le disent mais on trouve très peu de bijoux dans le commerce pour en changer.

Lobe : bébé, 14 ans, 16 ans
Cartillage : 19 ans
1ère mauvaise idée : faire les 2 oreilles (avec le dragus) en même temps.
Si tu ne vois pas le soucis, attend d’aller te coucher.
2 ème mauvaise idée : retirer ton piercing pendant la cicatrisation, même pour 3 minutes. Mon cartillage s’étant refermé, j’ai du le repiercé (chez le pierceur, évidemment, hein) et pour le coup, ça fait très très TRES mal.
3ème mauvaise idée : un piercing qui n’est plus rouge n’est pas forcément un piercing qui a finit de cicatriser. Même remarque.
Pour ma part, c’est au cartillage que j’ai le plus dégusté!

Nombril : 18 ans
Peut-être le moins douloureux mais le plus impressionant!
Le voir en live, c’est autre chose qu’à l’oreille!

A part ça :
Allergie : je suis pourtant très sensible à ce niveau là mais avec le titane : plus de soucis.
C’est même beaucoup plus sur que l’or!
Stérilisation : théoriquement le pierceur ouvre l’aiguille devant toi.
Don’t panic!

Le mot de la fin :
Banane

Le vrai mot de la fin :
A mon avis, le secret c’est de ne pas appréhender la douleur.
Sois zen, respire, ne contracte pas et ça se passera bien.

Beaucoup de choses ont été dites sur ces créatures mais qu’en est-il vraiment de leurs origines? de leur pouvoir? de leur historicité?
A l’heure où les foules se déchainent pour Twilight/fascination, je vous propose un petit article (avec le concours de mon chéri vampirologue et de wiki, mon ami) pour mieux cerner la chose.

Un préambule au mythe du vampire.
Durant l’antiquité, une nécessité.
- Dans la Grèce antique déjà, on retrouve des évocations à propos de morts revenus à la vie pour se repaître du sang des vigoureux vivants que nous sommes :
« Tire ton épée aiguë de sa gaîne, le long de ta cuisse, et ne permets pas aux ombres vaines des morts de boire le sang, avant que tu aies entendu Teirésias. »
Odyssée, chapitre 10

- De même, lors de la bataille fratricide d’Etéocle et Polynice pour le trône de Thèbes, le tout nouveau roi Créon déclare ce dernier « traître à sa patrie ».
(Je résume crapuleusement les faits bien sûr mais j’en viens à ce qui m’interesse)
Trop mort pour être puni ou torturé, Polynice se voir interdir son droit à la sépulture et par conséquent, interdir à son âme de reposer en paix.
(Enterré avec l’obole dans la bouche pour payer le passeur, Charon et ainsi traverser le Styx, fleuve des Enfers pour gagner soit les champs Elisées (paradis avant d’être une grande avenue) ou le tartare (notre enfer à proprement parler, avant d’être un fromage à tartiner). On connaît la suite de l’histoire pour avoir souvent été obligée de la lire en 5ème : Antigone s’oppose à cette décision et tente de l’enterrer en douce.
Découverte, elle est condamnée à être emurée vivante par le même Créon…
Entre temps, elle se pend, son fiancé fou de douleur se suicide et sa propre mère se tue.
Parce que dans la mythologie grecque, quand ça finit bien, c’est une erreur de traduction.

- Où est ce que je veux en venir?
Je veux en venir au fait qu’on a pris grand soin d’effrayer les foules avec ces histoires de revenants.
(je ne les appelles pas encore « vampires » car à part sucer le sang, ça reste des fantômes très commun)
La menace est simple : pas de sépulture = risque que vos défunts vous vident de votre sang dans votre sommeil en représailles.

- Quelques siècles plus tard, on passe de simple évocation de mythes, de poésies à un décret juridique.
En effet, à l’époque romaine, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies de mort.

- Dans l’antiquité donc, le vampire devenait une nécessité.
Il était nécessaire d’effrayer les foules au cas où il leur prendraient l’idée de laisser leur mort à ciel ouvert.
Car laisser un cadavre devant sa porte, ça pue, c’est sâle ok mais c’est aussi courir le risque de faire arriver les charognards, les rats, les corbeaux et plus encore les épidémies, la peste, voire la fin du monde.

La naissance du « vampire »
Au Moyen-Age, un prétexte

Le plus concrètement possible, le vampire « historique » est un mort dont la terre ne veut pas et qu’elle recrache donc. Il s’est trouvé qu’en Europe de l’est 2 ou 3 morts se sont retrouvés hors de leur tombe alors qu’on les avait enterré la veille.
A la même époque, on a même retrouvé quelques dizaines de moutons égorgés…
Ecartant donc la thèse de la violation bien humaine de sépulture afin de dépouiller ces morts et, par la même occasion, celle des loups affamés dévorant les moutons (comme il y a toujours eu de tout temps), on préféra la théorie du revenant diabolique et assoiffé de sang.

Moui.
Ca pourrait paraître un peu léger et orienté si au XIIe siècle, on ne s’amusait pas à bruler les vampires pour calmer la passion populaire. De même, au XVe siècle, les épidémies de pestes sont l’occasion pour la population (surtout en Europe de l’Est) d’une véritable frénésie anti-vampire.
Au XVIe siècle, apparaît la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Elizabeth Báthory.

On lui attribue bien souvent de se baigner dans le sang de vierges pures innocentes.
Cependant, si historiquement la comtesse fut condamnée pour le rapt et la torture de paysannes, il n’est pas noté dans ses procès verbaux qu’elle s’en faisait des bains.
La comtesse fut pourtant bel et bien emmurée vivante dans son propre château accusée de torture et, plus ou moins, de vampirisme.
Évidemment, le fait qu’elle fut riche et noble dans une ville où on mourrait de faim n’a aucun rapport avec sa mort.

Cependant, ce n’est qu’en 1725 que le mot « vampire » apparaît pour la première fois.
Ce qui n’a pas empêché tout au long de ces siècles, d’accuser ces revenants de toutes sortes de maux, d’épidémies et de vols.

Il ne faut pas perdre de vue non plus que pour l’Église catholique, la chose était un sujet sérieux et politique. Dans la bible, les âmes des morts ont trois alternatives : Paradis, Enfer ou Purgatoire. Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c’est une âme qui erre sur Terre. Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l’Église.

A ce stade de mon article, vous pouvez constater qu’on a affaire à rien de plus qu’un revenant buveur de sang, rien de plus et rien de moins.

Le vampire, un thème littéraire
Le premier texte anglais sur ce thème fut the « Vampyre » de John Stagg en 1810.
Mais le premier personnage qui attira l’attention fut Lord Ruthven, créé par John William Polidori en 1819 dans une longue nouvelle intitulée « Le Vampire ». Le contexte d’écriture de cette dernière nouvelle est remarquable. Un défi fut lancé par Lord Byron lors d’une journée pluvieuse à, entre autres, John (qui refusa) et Mary Shelley, avec le but d’écrire une nouvelle mettant en scène un mort-vivant. Mary Shelley engendra d’ailleurs Frankenstein. En revanche, Lord Byron, manquant d’inspiration, abandonna ses notes à son secrétaire John William Polidori, qui travailla cette ébauche et eut un succès immédiat en Europe. De fait, la paternité de ce récit fut âprement disputée entre les deux écrivains et fût finalement attribuée à Lord Byron.

Avec sa publication, le thème du vampirisme devient alors incontournable et de nombreux auteurs britanniques, allemands, français s’y essaient : Théophile Gautier, Hoffman, Tolstoï, etc.

Bram Stocker. Le vampire en tant que « héro » romantique.
Dracula présenté comme LE vampire par excellence.

Bram Stocker choisit de s’inspirer du personnage Vlad III Ţepeş (« l’Empaleur ») qui n’a rien d’un vampire mais qui est tout de même un sacré désaxé.
Il est dit de lui que ses propres hommes préféraient mourir au combat plutôt que de revenir vers lui vaincus et ainsi s’exposer à sa colère. Et quand je parle de colère j’entends : empalements, enterrements vivants, écartèlements, etc.

Dracula devient ce monstre mais est aussi un réprouvé, un rejeté de Dieu, une personne à craindre mais aussi à plaindre. Un véritable héros romantique en manque de l’être aimé… Cet œuvre prête au célèbre vampire une complexité intéressante, et révèlent le conflit qu’il incarne entre Éros et Thanatos, construisant un personnage tourmenté, damné.

Les caractéristiques des vampires — et en particulier celles du Comte Dracula — ont subi de nombreuses variations au gré des différentes adaptations, aussi bien concernant leurs pouvoirs que leurs faiblesses ou leurs origines. Le personnage du Comte lui-même est considéré dans différentes œuvres sous des éclairages très contrastés : personnification de la mort ; incarnation de la bestialité ; mais également symbole de la sexualité et de la sensualité ou archétype du séducteur irrésistible.

C’est à ce moment là que le vampire devient cet être séduisant, immortel, doté de pouvoirs surnaturels,…
Selon les mythes, légendes ou auteurs, le vampire dispose, en effet, de forces ou de faiblesses différentes. Ainsi, dans le roman de Bram Stoker, les facultés de Dracula sont énumérées de façon précise par l’un des personnages, le docteur Van Helsing :

« Il faut savoir que le nosferatu ne meurt pas, comme l’abeille, une fois qu’il a fait une victime. Au contraire, il n’en devient que plus fort ; et, plus fort, il n’en est que plus dangereux (…). Il se sert de la nécromancie, art qui, comme l’indique l’étymologie du mot, consiste à évoquer les morts pour deviner l’avenir, et tous les morts dont il peut approcher sont à ses ordres (…). Il peut, avec pourtant certaines réserves, apparaître où et quand il veut et sous l’une ou l’autre forme de son choix ; il a même le pouvoir, dans une certaine mesure, de se rendre maître des éléments : la tempête, le brouillard, le tonnerre, et de se faire obéir de créatures inférieures, telles que le rat, le hibou, la chauve-souris, la phalène, le renard et le loup ; il peut se faire grand et se rapetisser et, à certains moments, il disparaît exactement comme s’il n’existait plus.»

Le même personnage précise toutefois plus loin que plusieurs moyens sont utilisables pour éliminer le vampire :

« Il est prisonnier, plus qu’un homme condamné aux galères, plus qu’un fou enfermé dans un cabanon. Aller là où il a envie lui est interdit. Lui qui n’est pas un être selon la nature, il doit cependant obéir à certaines de ses lois – pourquoi, nous n’en savons rien. Toutes les portes ne lui sont pas ouvertes ; il faut au préalable qu’on l’ait prié d’entrer ; alors seulement il peut venir quand il le désire. Son pouvoir cesse, comme d’ailleurs celui de toutes les puissances malignes, dès les premières lueurs de l’aube. Il jouit d’une certaine liberté, mais en des moments précis. S’il ne se trouve pas à l’endroit où il voudrait être, il ne peut s’y rendre qu’à midi, ou au lever, ou au coucher du soleil (…). Ainsi, tandis que le vampire peut parfois accomplir sa propre volonté, pourvu qu’il respecte les limitations qui lui sont imposées et se confine dans son domaine : son cercueil à lui, son enfer à lui, ou encore dans un endroit non béni (…) ; et encore ne peut-il se déplacer qu’à des moments bien précis. On dit aussi qu’il ne peut franchir des eaux vives qu’à marée haute ou lorsque la mer est étale. Et puis, il y a des choses qui lui ôtent tout pouvoir, comme l’ail, nous le savons assez ; comme ce symbole, ma petite croix d’or, devant laquelle il recule avec respect et s’enfuit. Il y en a encore d’autres (…) : une branche de rosier sauvage, posée sur son cercueil, l’empêche d’en sortir, une balle bénite que l’on tirerait sur son cercueil le tuerait et il deviendrait alors un mort véritable. Quant au pieu que l’on enfonce dans son cœur, nous savons qu’il lui donne également le repos éternel, repos éternel qu’il connaît de même si on lui coupe la tête. Il ne se reflète pas non plus dans les miroirs et son corps ne fait pas d’ombre. »

Sur ce, je vous conseille le film de Coppola de 1992, basé sur le roman de Bram Stocker.
Un vrai bijou cinématographique!

Anne Rice ou le vampire sex-symbol
Les vampires d’Anne Rice se démarquent des vampires classiques comme Dracula par différents aspects.
- Ils ne sont pas affectés par les armes classiquement utilisées contre les vampires : ail, croix ou argent ; ils ne peuvent pas non plus être détruits par des pieux en bois.
- Ils ont besoin de sang, mais pas chaque nuit (selon l’âge). Le sang humain est préféré pour son goût, mais le sang animal peut aussi être consommé.
- Ils ne sont pas sujets au vieillissement, si ce n’est que les siècles passants, leur corps ressemble de plus en plus à celui d’une statue : leur peau pâlit toujours plus et leur chair devient aussi dure que du marbre.
Dans la plupart des cas, les vampires de moins d’un millier d’années peuvent être détruits par les rayons du soleil ou par le feu.
- Ils ne possèdent pas non plus de pouvoirs typiquement « vampiriques » tels que la capacité de se changer en chauve-souris ou de jeter des sorts, mais les plus forts et anciens ont le pouvoir de voler. La plupart d’entre eux possèdent également la capacité de lire dans les pensées des humains ou des vampires plus faibles, hormis ceux qu’ils ont eux-même vampirisé. Ils peuvent se déplacer extrêmement rapidement (plus vite que l’œil humain ne peut le percevoir), possèdent une très grande force et leurs sens sont particulièrement acérés.
- Les plus anciens peuvent également avoir d’autres talents tels que le don de faire se mouvoir les objets par le jeu de leur volonté (Don de l’Esprit) ou celui d’embraser toute chose par la pensée (Don du Feu). Ils possèdent souvent de grandes qualités artistiques.
- La principale caractéristique des vampires d’Anne Rice est leur personnalité sensible, émotive et sensuelle, souvent la proie de passions.
- Ils sont en général très beaux, étant donné que les anciens évitent de créer des novices avec des humains laids ou âgés.

Les années 2000 : l’explosion.
Le vampire comme objet de fascination diverse

Qu’on parle de séries TV (Buffy, Angel, supernatural,…);
de jeux vidéos (BloodRayne, Castlevania,…);
de jeux de rôles (vampire: la mascarade,…);
de mangas (Hellsing,…);
de BD (je suis un vampire,…);
d’animes (Blood+, Vampire hunter D,…);
Et même de nouveaux films, explorant de nouvelles thématiques tel que :
Underworld 1 et 2 : la guerre entre loups et vampires;
Blade : le vampire tueur de vampires;
Le petit vampire : celui pour enfants;

Le vampire a pris bien des formes dans une multitude de médias différents.

Le phénomène : twilight
Avant d’exploser le box-office, Twilight était déjà un best-seller.
Fascination (« Twilight ») est le premier tome d’une saga de Stephenie Meyer, La Saga du désir interdit, racontant l’amour impossible entre Edward Cullen, un vampire, et Bella Swan, simple humaine.

On remarque que l’auteur a voulu présenter en même temps que son œuvre sa propre version des créatures buveuses de sang tout en s’inspirant des caractéristiques de l’image classique du vampire :
- Ainsi, on reconnaît chez ceux de Twilight la beauté ensorcelante -d’où leur facilité à attraper leurs proies,
- la peau pâle et dure comme du granit,
- l’immortalité, les capacités de se mouvoir avec grâce et à une vitesse fulgurante, ainsi que la force et les cinq sens surdéveloppés.

Mais on leur trouve également quelques différences :

- Leur résistance est totalement hors du commun : un vampire tel que l’on se l’imagine dans d’autres contes et romans devrait mourir si l’on parvenait à lui trancher la tête, or dans Twilight, les créatures sont encore capables de garder le contrôle de leurs membres -et ainsi conserver une part de leur combativité- après avoir été mis en pièces.
- On croit aussi que le vampire ne supporte pas les rayons du soleil, dont il se cache à tout prix : c’est le cas dans Twilight, à ceci près que la créature ne succombe pas aux lueurs de l’astre ; toutefois, les rayons provoquent une réaction de leur peau, créant des reflets sur celle-ci et lui donnant ainsi l’aspect d’un diamant. De ce fait, ils deviennent facile à repérer, même au milieu d’une foule. Cette réaction est fort mise en valeur dans Tentation (New Moon).
- En plus de cela, certains vampires de Twilight bénéficient d’un pouvoir qui leur est propre: par exemple, Edward peut lire les pensées de n’importe quel individu -sauf Bella-, sa sœur Alice, quant à elle, possède un don de voyance lui permettant de voir des images du futur (bien que ce don de voyance ne soit pas toujours exact), Jasper parvient à maîtriser et changer les émotions des gens, etc..
- Autre détail caractérisant cette sorte de vampires : le processus leur permettant de transformer les humains en leurs semblables : leurs dents sont en effet pourvues d’un venin qui, une fois un individu mordu, se propage dans les veines de ce dernier jusqu’au cœur. L’individu est alors contaminé. Au bout de trois jours, et après avoir enduré les souffrances de la mutation, il est un vampire.

- Dans Twilight, les vampires perdent la couleur de leurs yeux naturels -autrement dit, ceux qu’ils avaient dans leur vie d’humain- au profit d’une couleur qui est spécifique au régime alimentaire : La couleur des yeux chez les « végétariens », c’est à dire ceux qui ne boivent pas le sang des humains, est l’ambre. Les autres ont les yeux rouge sang. Par contre, lorsqu’un vampire se trouve assoiffé, ses iris prennent une couleur noir profond.
- Enfin l’auteur, Stephenie Meyer crée par ailleurs son propre genre de vampires en leur donnant dans son roman le nom de « Sang-froid ».

Je ne pourrai commenter plus ce nouvel opus pour la bonne et simple raison que je ne l’ai encore ni vu, ni lu.
Mais mon article du week end sera probablement la critique du film…
:p

Je suis une babysitter dévouée,
je peux faire mon « boulot » avec beaucoup d’abnégation parfois,
mais je ne serai jamais assez payée pour ça :
ME FARCIR LA STAR AC’ MON VENDREDI SOIR!

Bon, j’aime cette choupinette à la folie et j’avoue l’avoir un peu délaissée pour m’occuper un peu de son bébé de soeur qui est dans sa période « je-me-jete-partout-même-et-surtout-si-c’est-pointu ».
Alors bon, quand il faut y aller, il faut y aller. Je me dis que je n’aurais à supporter que les deux premières parties. Ok. Je dis oui. Trop tard.

Dès le début, on nous annonce  Britney Spears (ou Bwitey Speaws selon le Nikos). On nous le répète. On nous saoule et nous re-saoule. Le tout en 5 min et là, j’en ai déjà marre.
Du côté des élèves, rien de surprenant : la black, le bôgoss qui est trop beau, le rebelle qui énerve, la belle cruche et… l’autre.
Les invités : Bwitney (oui on sait, n’en jetez plus), Calogero et Stanislas (j’ai envie de dire qu’ils me déçoivent), Nadiya et ça m’étonne pas, Fiori qui a apparemment besoin de pub, Keane qui devait pas savoir où ils allaient et… ben je sais pas qui c’est.

Mais vite, vite passons à ce qui pourrait bien être le seul intérêt de l’émission (et vu la chute d’audience, ils en avaient apparemment cruellement besoin) : Bwitney!
OMG
Fringuée comme une fille de joie (oui, il est 2.00 mais je reste polie), la belle est affublée d’un énoooorme micro genre fille-du-quick. Ce qui est d’autant plus risible qu’elle chante en playback du début à la fin.
On pourrait croire que cela lui laisserait tout le loisir de danser comme une vraie showgirl… Mais non.
Dans le genre balais dans les fesses et regard halluciné, ça valait les VMA. Au secours, pourquoi personne ne lui a fait répeter sa choré?
Je compatis silencieusement à sa douleur en attendant que la fin de la chanson la (nous) délivre de ce supplice.
Pour s’enfoncer un peu plus dans la honte, Nikos s’essaie à l’anglais devant une Bwitney qui comprend rien à ce qu’il dit et qui aurait mieux fait de se taire. En effet, le présentateur se trouve obligé de lui tendre son propre micro malgré l’énorme microphone qu’elle porte à 4 cm de ses lèvres.
Franchement, ils auraient pu l’allumer APRES la chanson, au moins pour faire illusion…

Bref. Un flop qui a dû coûter la peau des fesses. Du moins c’est ce que je pense jusqu’à ce que les profs se pâment sur cette « merveilleuse show-girl », « cette formidable prestation »,…
Les merveilles de l’auto-suggestion.

*Énorme soupir*

Du côté des élèves, j’ai vaguement cherché un adjectif pour les qualifier.
J’hésite à proclamer la mort de l’art, le culte de la médiocrité, le no man’s land de la chanson, le foutage de gueule lucratif, l’abrutissement des masses, tout ça. Je dirais simplement que c’est nul, nul, nul mais à un point qu’on se demande si c’est pas du sabotage.

Le thème de la soirée c’était les défis apparemment.

La Joanna doit être plus féminine. Elle chante donc la vie en rose déguisée en guimauve sur un tapis de rose car à la star ac, on ne connaît pas la caricature.

Alice, s’est ma préférée. Sa faiblesse? Sa voix. Après tout, c’est pas comme si c’était important pour chanter. La preuve, il a suffit que la production la fringue comme une pouff qu’elle soit en presque-finale.
Son défi était donc de chanter juste et on la colle sur un tourne-disque géant pour chanter l’aigle noir.
Le rapport? Non, moi non plus.

Le bôgoss est pas trop showman? Pas grave, va chanter Magnolia forever en rose bonbon avec un groupe d’excitées mal habillées.

Et tout le monde est content, les profs sont extatiques, les bonnes notes pleuvent et tout est beau.

Achevez-moi.

J’ai même pas envie de parler de l’autre petit con qui se la joue rebelle parce qu’il a un piercing dans la lèvre.
Rien que d’y repenser ça m’énerve à nouveau.
Brrrr…

En conclusion :
Si avant tu pouvais te dire : « ce soir, je regarde la star ac avec des potes pour me foutre des candidats »,
cela devient impossible tellement c’est devenu affligeant, lamentable et accoustiquement insupportable.
On atteint les bas-fond, les restes-du-restes, le désespoir,…
Qu’importe le gagnant, l’amateur de musique a déjà perdu.

« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d’hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l’autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l’aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l’écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.

J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d’Américain. Je suis le fils d’un noir du Kenya et d’une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s’est engagé dans l’armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.

J’ai fréquenté les meilleures écoles d’Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n’oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.

Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d’unité.

Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que l’appartenance raciale n’a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».

Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.

Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.

D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.

D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.

J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.

Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.

Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.

Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l’accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l’Islam radical.

Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?

J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même.

Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.

Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.

Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:

« L’assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu’aux chevrons (…). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l’intérieur des milliers d’églises réparties dans cette ville, je vis l’histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel.

Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu’aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.

Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n’avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir – et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »

Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti.

Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu

L’église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l’amour et, oui, l’amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.

Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.

Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années.

Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m’aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d’une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m’ont répugné.

Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.

D’aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n’était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée.

Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.

Mais je crois que ce pays, aujourd’hui, ne peut pas se permettre d’ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l’Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.

Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.

Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n’arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l’assurance maladie, l’éducation ou la création d’emplois pour chaque Américain.

Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays

Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l’héritage brutal de l’esclavage et de Jim Crow.

La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.

La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d’accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n’avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.

Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui.

Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l’application des codes d’urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.

C’est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d’avenir systématiquement réduites.

Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.

Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n’y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.

L’expérience de l’échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l’on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d’avenir. Même pour les noirs qui s’en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.

Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.

Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.

Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.

Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.

Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.

Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n’ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.

Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.

Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.

Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s’accumule au fil du temps.

Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.

C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.

Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d’initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l’emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d’une minorité de privilégiés.

Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n’arrive pas à se comprendre.

Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l’impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n’ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l’espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.

Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l’immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s’ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.

L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n’avait changé, comme si nous n’avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d’hispaniques et d’asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.

Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s’en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.

Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu’investir dans la santé, les programmes sociaux et l’éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.

En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l’esprit de ce projet.

Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d’apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu’un d’autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d’Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c’est ce que veut l’immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.

Et aujourd’hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.

Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.

Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c’était ce qu’il y avait de moins cher.

C’est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu’à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.

Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice.

Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s’est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit.

Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »

« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants.

Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
Ammon & Rousseau Translations, New York

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Source du discours traduit d’Obama ici