Je suis une babysitter dévouée,
je peux faire mon « boulot » avec beaucoup d’abnégation parfois,
mais je ne serai jamais assez payée pour ça :
ME FARCIR LA STAR AC’ MON VENDREDI SOIR!

Bon, j’aime cette choupinette à la folie et j’avoue l’avoir un peu délaissée pour m’occuper un peu de son bébé de soeur qui est dans sa période « je-me-jete-partout-même-et-surtout-si-c’est-pointu ».
Alors bon, quand il faut y aller, il faut y aller. Je me dis que je n’aurais à supporter que les deux premières parties. Ok. Je dis oui. Trop tard.

Dès le début, on nous annonce  Britney Spears (ou Bwitey Speaws selon le Nikos). On nous le répète. On nous saoule et nous re-saoule. Le tout en 5 min et là, j’en ai déjà marre.
Du côté des élèves, rien de surprenant : la black, le bôgoss qui est trop beau, le rebelle qui énerve, la belle cruche et… l’autre.
Les invités : Bwitney (oui on sait, n’en jetez plus), Calogero et Stanislas (j’ai envie de dire qu’ils me déçoivent), Nadiya et ça m’étonne pas, Fiori qui a apparemment besoin de pub, Keane qui devait pas savoir où ils allaient et… ben je sais pas qui c’est.

Mais vite, vite passons à ce qui pourrait bien être le seul intérêt de l’émission (et vu la chute d’audience, ils en avaient apparemment cruellement besoin) : Bwitney!
OMG
Fringuée comme une fille de joie (oui, il est 2.00 mais je reste polie), la belle est affublée d’un énoooorme micro genre fille-du-quick. Ce qui est d’autant plus risible qu’elle chante en playback du début à la fin.
On pourrait croire que cela lui laisserait tout le loisir de danser comme une vraie showgirl… Mais non.
Dans le genre balais dans les fesses et regard halluciné, ça valait les VMA. Au secours, pourquoi personne ne lui a fait répeter sa choré?
Je compatis silencieusement à sa douleur en attendant que la fin de la chanson la (nous) délivre de ce supplice.
Pour s’enfoncer un peu plus dans la honte, Nikos s’essaie à l’anglais devant une Bwitney qui comprend rien à ce qu’il dit et qui aurait mieux fait de se taire. En effet, le présentateur se trouve obligé de lui tendre son propre micro malgré l’énorme microphone qu’elle porte à 4 cm de ses lèvres.
Franchement, ils auraient pu l’allumer APRES la chanson, au moins pour faire illusion…

Bref. Un flop qui a dû coûter la peau des fesses. Du moins c’est ce que je pense jusqu’à ce que les profs se pâment sur cette « merveilleuse show-girl », « cette formidable prestation »,…
Les merveilles de l’auto-suggestion.

*Énorme soupir*

Du côté des élèves, j’ai vaguement cherché un adjectif pour les qualifier.
J’hésite à proclamer la mort de l’art, le culte de la médiocrité, le no man’s land de la chanson, le foutage de gueule lucratif, l’abrutissement des masses, tout ça. Je dirais simplement que c’est nul, nul, nul mais à un point qu’on se demande si c’est pas du sabotage.

Le thème de la soirée c’était les défis apparemment.

La Joanna doit être plus féminine. Elle chante donc la vie en rose déguisée en guimauve sur un tapis de rose car à la star ac, on ne connaît pas la caricature.

Alice, s’est ma préférée. Sa faiblesse? Sa voix. Après tout, c’est pas comme si c’était important pour chanter. La preuve, il a suffit que la production la fringue comme une pouff qu’elle soit en presque-finale.
Son défi était donc de chanter juste et on la colle sur un tourne-disque géant pour chanter l’aigle noir.
Le rapport? Non, moi non plus.

Le bôgoss est pas trop showman? Pas grave, va chanter Magnolia forever en rose bonbon avec un groupe d’excitées mal habillées.

Et tout le monde est content, les profs sont extatiques, les bonnes notes pleuvent et tout est beau.

Achevez-moi.

J’ai même pas envie de parler de l’autre petit con qui se la joue rebelle parce qu’il a un piercing dans la lèvre.
Rien que d’y repenser ça m’énerve à nouveau.
Brrrr…

En conclusion :
Si avant tu pouvais te dire : « ce soir, je regarde la star ac avec des potes pour me foutre des candidats »,
cela devient impossible tellement c’est devenu affligeant, lamentable et accoustiquement insupportable.
On atteint les bas-fond, les restes-du-restes, le désespoir,…
Qu’importe le gagnant, l’amateur de musique a déjà perdu.

« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.

Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d’hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l’autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l’aventure inouïe de la démocratie américaine.

Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.

Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever.

Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.

Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis

Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l’écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.

C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.

J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.

Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d’Américain. Je suis le fils d’un noir du Kenya et d’une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s’est engagé dans l’armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.

J’ai fréquenté les meilleures écoles d’Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.

J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n’oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.

C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.

Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d’unité.

Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.

Cela ne veut pas dire que l’appartenance raciale n’a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».

Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.

Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.

D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.

D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.

J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.

Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.

Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.

Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l’accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l’Islam radical.

Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.

Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?

J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même.

Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.

Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.

Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:

« L’assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu’aux chevrons (…). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l’intérieur des milliers d’églises réparties dans cette ville, je vis l’histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel.

Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu’aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.

Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n’avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir – et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »

Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti.

Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu

L’église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l’amour et, oui, l’amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.

Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.

Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années.

Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m’aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d’une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m’ont répugné.

Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.

D’aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n’était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée.

Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.

Mais je crois que ce pays, aujourd’hui, ne peut pas se permettre d’ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l’Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.

Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.

Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n’arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l’assurance maladie, l’éducation ou la création d’emplois pour chaque Américain.

Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays

Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l’héritage brutal de l’esclavage et de Jim Crow.

La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.

La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d’accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n’avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.

Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui.

Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l’application des codes d’urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.

C’est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d’avenir systématiquement réduites.

Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.

Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n’y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.

L’expérience de l’échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l’on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d’avenir. Même pour les noirs qui s’en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.

Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années.

Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.

Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.

Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.

Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races.

Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n’ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.

Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.

Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.

Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s’accumule au fil du temps.

Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.

C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.

Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d’initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l’emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d’une minorité de privilégiés.

Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n’arrive pas à se comprendre.

Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l’impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n’ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l’espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.

Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.

Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l’immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.

Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s’ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.

L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.

L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n’avait changé, comme si nous n’avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d’hispaniques et d’asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.

Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s’en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.

Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu’investir dans la santé, les programmes sociaux et l’éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.

En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l’esprit de ce projet.

Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.

Oui, nous pouvons faire cela.

Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.

C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.

Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d’apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu’un d’autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.

Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.

Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d’Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.

Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.

Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.

Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c’est ce que veut l’immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.

Et aujourd’hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.

Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.

Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.

Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.

Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c’était ce qu’il y avait de moins cher.

C’est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu’à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.

Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice.

Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s’est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit.

Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »

« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants.

Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
Ammon & Rousseau Translations, New York

Source dessin ici
Source du discours traduit d’Obama ici

Article in RTBF.be

Lundi ne sera pas un lundi comme les autres dans bien des secteurs : les trois syndicats ont en front commun ont appelés à une journée d’action nationale: de nombreux secteurs seront donc perturbés, voire même à l’arrêt.

Les syndicats réclament du gouvernement des mesures supplémentaires pour soutenir le pouvoir d’achat. Selon les secteurs d’activités économiques, les actions menées seront donc distinctes, mais il vaut mieux prendre ses précautions.

Transports en commun: Pas de bus, pas de tram, au nord comme au sud et à Bruxelles. De très fortes perturbations à attendre aussi sur le rail. Peu de trains devraient circuler du dimanche 5 octobre 2008 à 22h jusqu’au lundi 6 octobre à 22h. La SNCB conseille aux voyageurs de prendre leurs dispositions pour éviter de dépendre du service des trains, a rappelé, jeudi, la SNCB dans un communiqué. Les Thalys ne circuleront pas non plus lundi. Dimanche soir, déjà, certains trains seront supprimés. Thalys International demande à ses clients de reporter leurs déplacements prévus à cette date.

Ecoles: Perturbations aussi dans les écoles. La CGSP y appelle à la grève, la CSC demande au minimum des arrêts de travail qui pourraient donc s’élargir. Impossible de dresser un tableau général, pour les établissements scolaires, d’autant que tout dépendra aussi des actions ou manifestations organisées en front commun ce jour-là dans les différentes régions. Mais, vu le blocage des transports en commun, il est à parier que peu de cours seront donnés. Les directions d’école doivent malgré tout assurer l’acceuil des élèves. Les syndicats conseillent aux parents de prendre contact avec l’école de leurs enfants.

Fonction publique: Pas de grève dans la fonction publique. Des actions de sensibilisation ou des perturbations sont possibles dans les hôpitaux ou à la poste.

Grande distribution:  Appel à la grève a été lancé dans la grande distribution, certains magasins pourraient donc être fermés, d’autres bloqués par des piquets de grève. Les Delhaize et Carrefour seront fermés. De nombreux Colruyt devraient aussi être touchés par la grève.

(M.-P. Jeunehomme et r. Brichant)

Donc ce lundi :
- Tu ne mangeras pas (cocasse quelques jours seulement après la fin du ramadan)
- Tu ne sortiras pas de chez toi
- Tu ne te cultiveras probablement pas

MAIS :
- Tu penseras très fort à ton pouvoir d’achat

Namého!
C’est ma deuxième grève de bus en 2 semaines de cours!
Je vais louper un de mes cours préféré (à savoir littérature Égyptienne)
et finalement, pour quoi de plus qu’un long week-end supplémentaire?

Dans la libre Belgique, ce matin :

Les bus TEC de Lasne et Nivelles à l’arrêt

BELGA

Mis en ligne le 19/09/2008

Réuni en assemblée syndicale jeudi, le TEC Mariembourg a également décidé de débrayer vendredi durant toute la journée.

Les dépôts TEC de Nivelles et Lasne, en Brabant wallon, sont à l’arrêt depuis vendredi matin. Les chauffeurs protestent contre la manière dont s’est déroulée jeudi soir à Braine-l’Alleud un contrôle d’alcoolémie pratiqué sur un chauffeur. Le résultat était négatif, l’histoire étant partie d’un malentendu.

Pour les chauffeurs en colère, les contrôleurs du TEC auraient pu mener l’opération de manière plus discrète, et s’excuser lorsque le malentendu a été dissipé. Les représentants du personnel en discutent vendredi matin à Wavre avec la direction. Mais les deux dépôts devraient rester à l’arrêt toute la journée.

Les perturbations touchent donc principalement les lignes TEC de l’Ouest du Brabant wallon pour le dépôt de Nivelles, et les lignes 36 (vers Lasne) et W (vers Bruxelles) pour le dépôt de Lasne. Les bus qui étaient sortis du dépôt de Nivelles vendredi matin sont rentrés en début de matinée. L’arrêt de travail devrait se prolonger toute la journée.

L’incident de jeudi s’est produit sur la ligne W, qui relie Braine-l’Alleud à Bruxelles. D’après les chauffeurs, leur collègue a trouvé une bouteille vide qui roulait dans son bus, et il l’a placée dans l’espace de conduite pour éviter qu’elle se brise. Il a ensuite pris en charge des élèves du Collège Cardinal Mercier (Braine-l’Alleud), qui ont aperçu la bouteille et demandé au chauffeur s’il l’avait bue. « C’est un homme qui aime plaisanter, il a répondu qu’il l’avait bue en les attendant. Puis devant la réaction de certains enfants, il a précisé que c’était une blague », racontent ses collègues. Mais des jeunes avaient prévenu leurs parents par GSM, lesquels ont appelé le dépôt TEC de Nivelles et la police.

Le dépôt TEC a envoyé des contrôleurs sur place. Ils ont rattrapé le bus et l’ont escorté jusqu’au parking situé devant le collège Cardinal Mercier. Là, plusieurs véhicules de la police attendaient, et le conducteur du bus s’est prêté à un alcootest. Il a ensuite pu reprendre son service. Ce n’est pas tant aux policiers qui ont fait leur mission qu’aux contrôleurs des TEC que les chauffeurs en veulent. « Ils sont habilités à procéder à ce genre de controle, la police n’était pas nécessaire. Et surtout, ils auraient pu le faire de manière discrète au lieu de demander au chauffeur de se ranger devant l’école, où les enfants et les parents attendaient », indiquent les protestataires. Les délégués du personnel rencontraient vendredi matin à Wavre la direction du TEC Brabant wallon pour évoquer l’incident. Ils devraient faire rapport aux chauffeurs en fin de matinée.

TEC Mariembourg en grève:6 lignes de bus à l’arrêt

Réuni en assemblée syndicale jeudi, le TEC Mariembourg a de nouveau décidé de débrayer vendredi durant toute la journée. Les bus circulant sur la ligne 56, les 2 lignes 60, les 2 lignes 56B et la ligne 59 resteront donc au dépôt. Une commission de service réunissant la trentaine de membres du personnel et les responsables locaux est prévue lundi prochain à 14 heures. A l’issue de celle-ci, le personnel pourrait envisager de nouvelles actions durant la semaine à venir.

Je résume :
Ce matin, je me lève de bonne humeur à 8.30,
je saute mon petit déjeuner comme tous les matins,
je me coiffe,
je me maquille,
je range mes cours dans mon sac,
je range un disque dur auxiliaire pour dépanner une amie,
je monte la lourde pente qui me mène aux arrêts de bus,
je patiente 30 min dans le froid du matin,
j’appelle et réveille mon petit frère qui arrive quand même trop tard,
je loupe mon premier cours de muséologie,

Pour RIEN

Et tout ça? pourquoi?

Parce que la jeunesse d’aujourd’hui est d’une naïveté à pleurer,
parce que les parents sont trop zélés,
parce que l’humour est passible de contrôle d’alcoolémie,
parce que, apparemment, personne à craché sur un jour de congé en plus.

Franchement, ça aurait été moi, j’aurai ri et j’aurai posé mes fesses sur ce siège de bus.
Alors va-t-on me dire pourquoi c’est moi qui suis bloquée chez moi avec une majorité d’étudiants qui souhaitaient simplement démarrer sereinement leur rentrée?

Quel lien y a-t-il entre :

Deep impact
Le cinquième élément
Rufus Jones for president
La série 24h chrono
The Man

Un petit indice?

Passera-t-on finalement de la réalité à la fiction?
Barrack Obama sera-t-il le prochain président Américain?

Et ce serait certainement une bonne nouvelle! Dans une optique où, de toute façon, on ne peut pas faire pire que la situation actuelle, les plus défaitistes pourraient dire que « tout est bon ».
Mais si on voulait se poser la bonne question, c’est différent.

Depuis des mois, on entend parler d’Obama dans tous les journaux, sur toutes les chaînes,…
Et ce qui est frappant, c’est de faire un tel battage sur sa couleur (oui, oui,… On a vu, il est black). Par exemple de parler du ressenti des gens (notamment de français sur un reportage de TF1 qui, entendons nous bien, n’auront jamais un mot à dire sur la politique américaine) sur la possibilité d’avoir un président black.
Il y a pas des trucs plus importants à discuter?
Genre, je sais pas moi,… Son programme par exemple?
Il propose pas mal de choses intéressantes pourtant. Et il a également des propositions plus discutables :

- Un retrait en 16 mois des troupes américaines de combat d’Irak, qui commencerait dès sa prise de fonction s’il était élu président des États-Unis, et le commencement d’un dialogue « sans préconditions » avec l’Iran.

- Un soutien au statut de Jérusalem, comme capitale indivisible d’Israël.

- Il est partisan de la peine de mort y compris pour les violeurs d’enfants estimant que « la communauté est fondée à exprimer la pleine mesure de son indignation » mais il propose cependant de réduire les circonstances aggravantes qui rendent ces crimes éligibles pour l’exécution de son auteur. De surcroit il milite pour corriger les problèmes qui découlent de son application.

- Il se déclare également en faveur du 2e amendement sur le droit de posséder des armes à feu mais reconnait l’utilité des « lois de bons sens pour empêcher les armes de tomber dans les mains d’enfants ou de membres de gangs ».

- Favorable au droit à l’avortement, il est aussi contre toutes les dispositions législatives ou constitutionnelles visant à prohiber les mariages gays et souhaite étendre les droits et avantages matrimoniaux aux personnes de même sexe, que ce soit au niveau de chaque état ou au niveau fédéral.

- Il dénonce par ailleurs le nombre disproportionné d’afro-américains dans les prisons américaines et les couloirs de la mort.

-Il propose une réforme du système de santé américain permettant la mise en place, au niveau fédéral, d’une «assurance santé universelle» sans pour autant imposer une couverture santé obligatoire (à l’exception des enfants).

- Barack Obama préconise une hausse du salaire minimum qu’il veut voir indexé sur l’inflation, des baisses d’impôts massives pour la classe moyenne (pour les personnes gagnant moins de 250 000 $ par an), le recours au crédit d’impôt pour aider les ménages les plus modestes et a promis de renégocier le traité de libre-échange nord-américain (l’ALÉNA).

- Dans le contexte de la crise des subprimes et du poids des crédits, il souhaite protéger les citoyens américains contre les abus des prêts de toutes sortes. Il prévoit un plan de grands travaux publics sur dix ans, financés par le retrait des troupes combattives d’Irak.

- Pour lutter contre le réchauffement climatique, il propose d’augmenter le prix de l’électricité, d’investir dans les biocarburants, les énergies alternatives et se déclare favorable à l’instauration d’un marché du CO² (obligeant les entreprise polluantes à racheter un « droit à polluer » auprès d’entreprises non polluantes).

- Comme son adversaire républicain à l’élection présidentielle, John McCain, il est plutôt favorable également au développement de l’énergie nucléaire comme solution aux problèmes climatiques mais sa position sur le sujet est devenue ambivalente durant la campagne électorale.

- En matière d’immigration, s’il est favorable au renforcement des contrôles à la frontière mexicaine, il défend une régularisation des immigrés clandestins déjà présents auxquels il envisage l’octroi du permis de conduire.

- Sur le financement des campagnes électorales, Barack Obama est partisan d’un système de financement public et a indiqué, avant même sa déclaration de candidature, qu’il financerait ainsi sa campagne présidentielle si son rival républicain faisait de même. Cependant, en juin 2008, il est le premier des candidats à renoncer à ce type de financement lui permettant alors de continuer à collecter sans limitation des fonds privés. Il est alors le premier candidat à se passer de ces fonds fédéraux depuis l’adoption par le Congrès des lois sur le financement des campagnes électorales, élaborées après le scandale du Watergate.

- Concernant la sécurité nationale, il entend fermer le camp de détention de Guantánamo mais aussi, le cas échéant, lancer des opérations militaires contre Al-Qaida en Afghanistan mais aussi au Pakistan, sans recevoir l’aval de ce dernier.

- Au nom de la lutte antiterroriste, il a approuvé la loi autorisant les écoutes des citoyens après avoir renoncé aux objections qu’il avait formulé concernant l’immunité que cette dispostion législative accordait aux compagnies téléphoniques.
(Dixit Wikipédia)

Dans un monde merveilleux, utopiste et fantasmé, qui se serait étonné d’un président noir américain?
Est ce que ce n’est pas mieux de se passionner pour « premier président Américain à avoir adopté une politique pacifiste et à avoir agit pour le bien de tous tout en se préoccupant de notre planète » que pour le « premier président noir »?

Si je ne trouve pas que le fait qu’Obama soit black soit suffisant pour qu’on vote pour lui (c’est avec ses idées et son programme qu’il dirigera son pays, soyons sérieux); je tenais à préciser qu’il aurait été, au contraire, inacceptable de l’écarter parce que, justement, il est black (sans tenir compte de ses idées).

« Honey Pops c’est bzz bzz bzz bzz
Honey Pops c’est Miam miam miam »

*Crissement de dents et œil qui frise*

Elle me saouuuuule cette chanson.
Et le pire, c’est qu’elle reste.

Mais revenons quelques années en arrière! Revenons à cette époque oubliée où ces céréales s’appelaient toujours « Miel pops » :

Revenons à notre époque maintenant avec « Honey Pops » :


Rien ne vous choque?
- En 5 ans notre abeille est clairement devenue une demoiselle (ou si elle l’était probablement avant, il n’y a plus aucun doute maintenant)
- Elle a perdu un bon 15 Kg (elle doit pas vraiment gouter ses produits mais carburer au special K)
- Pose aguicheuse (Biatch)
- Langue aguicheuse (Re-Biatch!)
- L’abeille pops chante à la télé en se trémoussant de sa voix sensuelle (Nan mais biatch²!)

Si même l’abeille de ton paquet de céréales s’y met…
Et toi coco pops? c’est quand ton ravalement de façade?

Un soleil toujours plus radieux se lève sur un ciel toujours plus bleu.
6.00 : Tu te réveilles fraîche, reposée et déjà maquillée. Tu es une fille, forcément, c’est tellement plus vendeur les longs cheveux blonds.

Tu commences ta journée avec un bol de special K qui te rend toujours plus mince même si tu ne pèses déjà que 40 kilos toute mouillée pour ton mètre 85. Ce genre de céréales qui ne marche bien évidemment qu’avec une alimentation équilibrée, 2 bols par jours et 8 heures de sport par semaine. Bien sûr, tu le mangeras à poil ou en maillot de bain. C’est tellement mieux!
Tu as 20 ans, oui, c’est le bon âge mais ça ne t’empêchera pas de faire la promotion du dernier anti-ride à la mode.

Ensuite, tu passeras par la case « épilation ». Soit tu souriras béatement en t’arrachant 10cm² de poil à la cire chaude ou froide garantie indolore, soit ça sera le rasoir sans lame sur ta peau lisse.
Il paraît que tu travailles…
Il paraît.

Si c’est le cas, ça sera uniquement pour montrer que tu consommes cette nouvelle bouteille de jus de fruit, 100% fruits, qui équivaut à l’apport de 3 vrais fruits (un peu comme un grand verre de lait 33cl dans un kinder de 5 cm). C’est vrai, tu as raison, c’est beaucoup moins glamour d’emporter 2 pommes et 1 bananes dans ton fashion sac.

Tu passeras plutôt ton temps dans la rue à faire balancer tes cheveux blond cendré mutli-reflet soleil, chocolat suisse tiède ou noir ébène à mèche corbeau. A gauche, à droite, avec ou sans copine de chaque couleur capillaire.
Tu feras la moue avec ton nouveau glossy framboise givrée, groseille concassée ou fraise des bois sous la bruine matinale (en fait un rouge fade tirant vers le rose,… mais c’est si glam dit ainsi!). Bien entendu avec tes copines au sourire stupide et convenu qui aborderont systématiquement différents styles vestimentaires.
Tu accrocheras le regard de tous ces mâles qui n’auront d’yeux que pour toi avec ton super hyper uber mascara allongeant, gainant, recourbant ET effet faux-cils, effet yeux de biche garanti!

Mais que serait une fille sans… ses problèmes de fille! Alors, il faudra que tu vérifies dans tous les reflets de vitres, vitrines de magasin, pare-brise, etc. l’efficacité de ta nouvelle serviette toujours plus fine ou du dernier tampon toujours plus confortable : c’est si bon d’être femme.

A la maison, il te faudra bien de la relaxation pour te débarrasser du stress de ton éreintante journée.
(…)
Heureusement que tu as pris ton super yaourt protecteur du matin! Ni la grippe, ni la dysenterie, ni même la mort ne peut plus t’atteindre.
Manger?
Mais voyons mange ce qu’il te plaît! Entre le fromage 0%, le jambon de dinde, le chocolat 0%, la couenne de jambon allégé et les boissons 0%, tu peux manger ce qu’il te plaît!
Garanti sans conservateur, sans colorant et sans goût.

A près avoir pris en dessert un yaourt avec toujours plus de fruit, à poil, toujours. Et avec toujours plus de délectation que le plus pur des orgasmes du matin, tu peux partir en soirée.
(Oui, l’industrie du yaourt c’est lucratif… Un rayon entier pour 2 pots de crème différentes seulement en face)
Après t’être parée contre une brusque vague de chaleur, l’éruption d’un volcan ou un concours de chili avec ton super déo, 48h, anti traces blanches, anti transpirant ET protecteur de peau (avec la aussi des parfums exotiques comme concombre-thé vert, mandarine-bergamote ou cannelle-patchouli) tu sors.

Tu es forcément belle avec tes dents plus blanches que blanches assorti à ton top lavé plus blanc que blanc que blanc et tes ongles vernis séchés en 3, 2789 sec blanc crème à la banane ou rouge babibel.
Et c’est là qu’à cause de tes chaussure fashion tu devras te plaquer un pansement gras qui, lui, à la différence du vrai, tiendra bien en place et soulagera rapidement ta douleur. (Vécu, testé et rejeté)
Il est déjà temps de prendre une bonne douche 89% de mousse au choix : relaxante, stimulante, peeling irritant, peau sensible, peau très sensible, peau extrêmement sensible ou peau de papier de verre irrécupérable.
Tu pourras ensuite goûter ç un repos bien mérité…

C’est vrai qu’après le grand classique du yaourt à poil,
il y a le parfum toute nue ou presque (on est sexy pas racoleur, mais non)
Grande constante aussi : jamais assez maigre…
Maaaaiiiis noooooon…
Elle a l’air en bonne santé avec ses bras en allumette et son buste concave!

Pitié, cotisez-vous, achetez-lui un sachet de frites!
Elle était si jolie Kiera…