Ou l’histoire d’un film devenu culte

L’histoire nous est narrée par un criminologue qui semble avoir étudié l’affaire de Brad Majors et Janet Weiss, deux jeunes gens bien sous tous rapports originaires de Denton, la ville où il fait bon vivre (the home of happiness).

L’histoire commence par le mariage de deux amis apparemment proches de Brad et Janet. Cette union sert de cadre à Brad pour demander Janet en mariage. Cette dernière accepte et les jeunes fiancés décident d’aller annoncer leur union prochaine à leur ancien professeur de sciences dans la classe duquel ils se sont rencontrés : le professeur Everett V. Scott.

Quelques temps plus tard, alors qu’ils se rendent chez leur ami par une nuit pluvieuse, un pneu de leur voiture éclate soudainement. Trempés et cherchant un téléphone pour prévenir leur ami de leur mésaventure, ce « héros » et cette « héroïne » trouvent refuge dans un château inquiétant, peuplé de personnages pour le moins étranges.

Brad et Janet sont accueillis par les domestiques Riff Raff et Magenta qui, au lieu de les aider, les poussent au beau milieu des festivités excentriques de la convention transylvanienne annuelle qui a lieu dans la salle de bal du château. Sous les regards des deux fiancés, les convives dansent et chantent le Time Warp (la chanson du saut dans le temps), mimant l’acte sexuel par des mouvements du bassin peu équivoques et faisant l’apologie de l’alcool, du voyeurisme, de l’usage de drogue (Riff Raff parle de sédatif) et d’activités douteuses pouvant avoir lieu à l’arrière d’un pick-up, jusqu’à ce qu’ils finissent tous par s’effondrer sur le sol.

Brad semble alors plutôt amusé par ce à quoi il vient d’assister. Mais Janet est effrayée et le pousse vers la sortie. C’est à ce moment qu’arrive le Dr. Frank-N-Furter, de dos, par un ascenseur placé au milieu du hall d’entrée que Brad et Janet n’avaient apparemment pas remarqué. Au moment où il se retourne, apparaissant entièrement enveloppé d’une cape noire et maquillé tel Dracula, Janet hurle et s’évanouit.

Frank se défait de sa cape et ayant pour seuls vêtements des bas, un bustier et des talons aiguille, se présente alors comme « un gentil travesti qui vient de Transsexuel, en Transylvanie ». Brad lui présente brièvement la situation dans laquelle lui et Janet se trouvent. Le maître des lieux ne semble pas vraiment surpris. Il les rassure en leur promettant de les aider à faire réparer leur voiture. Puis il leur propose de venir voir à l’étage l’homme qu’il a créé dans son laboratoire, puis il repart, sous les applaudissements, par l’ascenseur situé au milieu du hall.

Brad et Janet ont l’air pour le moins intrigués par ce qu’ils viennent de voir. Janet veut partir, Brad hésite. Riff Raff et Magenta arrivent pour les aider à se sécher et en profitent pour les débarrasser presque entièrement de leurs vêtements trempés. Maintenant en sous-vêtements, ils sont emmenés par les domestiques dans l’ascenseur qui les conduit au laboratoire où ils retrouvent Frank et tous les autres convives.

Ils assistent tous à la naissance de Rocky, créature de Frankenstein créée de toutes pièces par Frank à des fins purement sexuelles. Rocky se présente sous la forme d’un bel homme musclé et blond en sous-vêtements dorés. Frank offre à sa créature en cadeau de naissance un assortiment d’haltères afin d’entretenir son corps de dieu grec mais les festivités sont interrompues par l’arrivée inattendue d’Eddie, un ancien amant du scientifique, qui sort d’une chambre froide en chevauchant une moto.

> Parce que moi aussi Wikipédia est mon ami

C’est du n’importe quoi, mais du GRAND n’importe quoi!


Tim Curry mériterait qu’on lui élève des autels pour sa prestation extraordinaire.
La musique est glam Rock à souhait, les costumes sont extravagants et le tout part en sucette dès la deuxième minute et demi.

A voir, revoir et re-revoir seul ou avec une bonnes bandes de potes/copines déluré(e)s au risque quand-même qu’on vous prenne pour un psychopathe.

Note : La chanson « Sweet Transvestite », elle est terriblissime mais elle reste. Alors, le refrain
« I’m just a Sweet Transvestite from Transexual, Transylvania. »
En cours ou en réunion de famille, c’est assez étrange…

:D

Ayant terminé le premier tome de la trilogie il y a quelques temps (et comptant bien lire la suite après les derniers épisodes du « trône de fer »), j’ai sauté sur le dvd dès que je l’ai vu en magasin.
Le livre m’avait pris aux tripes, atteignant presque pour moi, la valeur d’un « Harry Potter ».
Je l’avais trouvé habile, plein de suspens. J’avais aimé ces personnages plus charismatiques les uns que les autres et me réjouissais déjà de voir deux (Nicole Kidman, Eva Green) de mes trois actrices fétiches jouer dedans (la troisième étant Helena Bonham Carter, pour info).
Je ne raffole pas de Daniel Craig (la principale raison qui me fait boycotter les nouveaux James Bond, la seconde est que Pierce Brosnan n’y est plus) mais bon… Il y avait de quoi se laisser tenter.

3 mots : Nul, nul et nul.
Ok, je recommence : gamin, ennuyeux et navrant.

Gamin pourquoi?
Parce que là où les rues sont sombres, l’atmosphère pesante et légèrement gothique (dans le premier sens du terme); on a des scènes noyées de lumières, des décors presque bucolique et une franche bouffée d’air d’été.
Ok, des gamins se font enlever en masse par un groupe de kidnappeurs terrifiants pour leur faire subir des choses horribles que seul un enfant peut s’inventer…
Mais OSEF. Tout va pour le mieux dans ce monde d’insouciance enfantine.
Et l’atmosphère propre au bouquin? qui en faisait sa saveur?
Peut-être en message caché quand on se repasse la bande à l’envers et en accéléré.

Les acteurs ne déçoivent pas : Nicole Kidman rayonne d’élégance et de maintien, Eva Green est d’une evanescence parfaite et même Craig trouve grâce à mes yeux dans ce rôle froid et cependant charismatique.
La gamine par contre (oui, oui, l’héroïne) est à foutre des claques.
Mauvaise et teigneuse.
Impossible de s’attendrir sur son sort.
J’en venais presque à espérer qu’elle se fasse bouffer par un ours.
(Si possible Iorek Byrnison, qui entre parenthèses a la voix de Gandalf. Ce qui n’est pas du tout troublant comme on peut l’imaginer…)
De toute façon, avec la liberté qui a été prise avec le scénario, rien ne m’aurait paru impossible.
Je ne parlerai même pas de Roger, en fait, il sera aussi insignifiant dans cette critique que dans le film, à peine cité.

Un mot sur le montage rachitique de ce forcené du plan rapide?
Pourquoi pas.
Mauvais.

Ensuite, pour ce qui de l’action (même si je me marre en notant ce mot), je n’ai pas compris pourquoi le réalisateur s’est acharné à détruire le moindre moment où il y aurait pu y avoir une once de suspens.
Pour faire d’un potentiel bon film d’une heure trente un navet bien établi de six heure dix?
Surement.
Et ce lent sabotage que sera ce film commence dès les 10 premières minutes : TOUT vous est dévoilé. Intrigue, enjeu et fin.
Je ne parlerai pas de ce besoin énervant d’expliciter toutes zones d’ombres qui font le mystère de l’œuvre de Pullman.
Je ne parlerai pas non plus des passages irritants où Lyra interoge l’althiomètre (même si recycler six fois le même extrait, c’est franchement petit).

Mais je ferai quand-même un petit commentaire positif : c’est merveilleusement beau. Costumes, combats d’ours, vol de sorcière et paysage.

Est ce que ça vaut le coup de se tapper presque deux heures d’ennui mortel?
Non.
Lisez les livres et passez votre chemin.

Ok, c’était une suite…
C’était un film d’action bourrin…
Les critiques du film étaient pourries…
Et on y est allé quand-même!
Peut-être que finalement, on l’a bien mérité.

Je ne dirai pas que tout était mauvais dans ce film.
Les costumes étaient soignés, le prince et la princesse étaient tout à fait originaux dans l’interprétation de leur personnage, les combats étaient très esthétiques, etc.
Mais en général, quand on commence une critique de film par l’aspect déco, c’est que le scénar ne vaut pas un rond.
De fait.
C’est pas qu’on s’ennuie à mourir mais c’est tout comme. On regarde avec émerveillement les images sans s’intéresser vraiment à l’histoire.
Les dialogues sont navrants, l’intrigue bidon et la fin tristement conventionnelle.
Là où le premier opus, que je n’avais pas vraiment détesté, insistait sur le caractère exceptionnel (dans le premier sens du terme) des êtres paranormaux, ici, c’est la grande foire.
Il y a de la tentacule partout, des bestioles grotesques à tour de bras, du pseudo message écologique fourré dedans à la va-vite parce que apparemment c’est à la mode,…
Ajoutez à ça la coupe de cheveux expérimentale de Selma Blair et vous aurez un honnête navet, certainement pondu par un scénariste intérimaire qui aura passé plus de temps à coiffer son poil dans la main qu’à écrire.

« Voilà ! À première vue je ne suis qu’un vulgaire comédien de vaudeville, à qui les vicissitudes de la vie font jouer le vilain et la victime et vice-versa. Ce visage n’est pas que le vil reflet de ma vanité mais un vibrant vestige de la vox populi aujourd’hui vacillante et vaincue. Vous devez y voir, les vieux restes d’une vexation vieillissante aussi vive que vivante et vouée à vaincre cette vermine vulgaire vivace virulente et vénale qui vivote en privant ses valeureuses victimes vaincues de la vérité et des vraies valeurs ! Le seul verdict que je vois est la vengeance. Une vendetta violente brandie tel un ex-voto et non en vain visant à faire vaincre la vertu face à cette vilénie lovée dans les veines de nos villes. Ces vagues vocales faisant de moi un ventriloque vociférant ces volutes verbales, revenons-en à l’essentiel. Je suis honoré de vous rencontrer alors pour vous, je serai V. »

5 mots :

Esthétique

Terrible

Implacable

Intelligent

Et…

Subversif.

« Souviens-toi, souviens-toi du 5 novembre 1605, de la Conspiration des Poudres, de Guy Fawkes et de Jacques Ier. Souviens-t’en, car à l’oublier jamais je ne pourrais me résoudre.
Mais qu’en était-il de l’homme ? Je sais qu’il s’appelait Guy Fawkes et je sais qu’en 1605, il tenta de faire exploser le Palais du Parlement. Mais qui était-il vraiment ? Comment était-il ?
On nous dit de nous souvenir de l’idée et non de l’homme, parce qu’un homme peut échouer. Il peut être arrêté, il peut être exécuté et tomber dans l’oubli. Mais 400 ans plus tard, une idée peut encore changer le monde. Je connais d’expérience le pouvoir des idées. J’ai vu des hommes tués en leur nom et mourir en les défendant… Mais on ne peut embrasser une idée. On ne peut la toucher ou la serrer contre soi. Les idées ne saignent pas, elles ne ressentent pas la douleur… et elles ne peuvent aimer.
Et ce n’est pas une idée qui me manque, c’est un homme… Un homme qui m’a fait me souvenir du 5 Novembre. Un homme que je n’oublierai jamais. »

Enfin vu!

Après quelques semaines d’attente, et malgré les moqueries de ma petite sœur de 15 ans…
(Genre toi tu vas voir wall-e? trop la loose, lol, mdr)
Et ben franchement, elle s’est privée d’un SUPER moment!
Cela faisait longtemps qu’un Disney ne m’avait pas plu comme ça.
(Pixar doit d’ailleurs être la meilleure chose qui leur soit arrivé depuis… depuis longtemps)

Wall-e est un robot nettoyeur qui prend sa tâche très à cœur.
Inlassablement, il compacte les ordures qui encombrent une planète terre décidément bien déserte.
Accompagné d’un ami cafard rescapé, il aime aussi embellir une collection d’objets pour le moins insolite et regarder une vieille cassette d’ »Hello Dolly » sur son téléviseur.
Puis, un jour, un vaisseau débarque sur terre et y laisse en cadeau un robot ultra perfectionné, ultra féminin et pourtant pas commode : Eve.

Peu de dialogue mais beaucoup de magie.
En effet, ce film est beau. Magnifique.
Beaucoup d’attention a été apporté aux petites choses comme les jeux d’ombre, de fumée ou encore les reflets éblouissants de la petite Eve.
On rit beaucoup des péripéties de ce petit robot décalé (trois étoiles pour son « réveil difficile ») qui sait rester attachant et humain malgré sa forme.
Ce film a également l’avantage d’être constellé de clin d’yeux à des films comme « 2001″ ou « planète interdite » et d’avoir plusieurs degrés de lecture ce qui permettra d’embarquer toute la petite famille dans ce trip.
Je vous conseillerais de rester jusqu’à la fin du générique pour apprécier le détournement des arts (rupestres, égyptiens,…) à la sauce wall-e!

Cinéma… CINEMAAAAA (private joke inside)

Ce dimanche, avec les pop’s et mon chéwi, on avait décidé de se rafraichir dans les salles obscures de la capitale. Tout cela dans le but honteux de rentabiliser les voyages en Belgique de notre cochonette d’Alix et de préserver ma peau de porcelaine de ce soleil cruel et néfaste.
Donc, nous voilà embarqués pour 2 films diamétralement opposés qui seyaient bien à notre esprit d’aventure : « Narnia, chapter 2″ et « The dark Knight ». Les mauvaises langues diront qu’à ce point là, on ne parle plus d’éclectisme mais de confusion mentale. Soit.

Ayant reçu le livre-brique énorme regroupant tous les tomes de l’histoire de Narnia, il fallait absolument que je voie son adaptation au cinéma!
L’histoire se passe un an après l’aventure de la garde-robe. Mais si seulement un an s’est écoulé dans notre monde cartésien et terne, cela fait un millénaire que le monde magique et merveilleux de Narnia a sombré dans la déchéance. Plus de bébêtes qui parlent, plus de faunes, de centaures,… L’histoire d’Aslan et des 4 rois et reines de Narnia se perdent dans la légende. A présent, les rois du monde sont les Telmarins, des humains dirigé par le roi Miraz, et qui, surement parce qu’ils sont humains, mettent le souk partout (hé oui, c’est toujours la faute des humains stupides et pas écolos pour deux sous qui ne comprennent rien de rien à la magie et à pas grand chose d’autre avouons le).
Les quatre enfants sont finalement rappelés à Narnia, par hasard, par le Prince Caspian, le jeune héritier du trône des Telmarins. Son oncle Miraz cherche à l’éliminer afin que son propre fils nouveau-né puisse monter sur le trône à sa place…
Ok, c’est très Disney. Mais quand on garde son âme d’enfant (si, si…) ça reste très mignon!
Les décors sont fabuleux, les armures sont très esthétiques, le soin apporté aux effets spéciaux sont bien dosés et le tout n’est pas dénué d’humour. J’accorde une mention tout à fait particulière au très méchant roi Miraz qui pour sa brillante prestation va se faire détester par tous les enfants de moins de 12 ans.

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« Why so serious? »

Batman poursuit sa quête de justice à Gotham City. Bruce reconstruit son manoir, tente de reconquérir sa belle (qui a muté de l’insipide Katie Holmes, éternelle petite copine de Dawson, à Maggie Gyllenhaal, la sœur de l’autre), fait des folies de milliardaires, papote avec son majordome Alfred, etc. Aidé par un James Gordon gauche merveilleusement servi par le merveilleux Gary Oldman (qui peut décidément jouer n’importe quoi, j’avais revu Dracula l’avant-veille et on se demande presque si il est possible que ce soit le même homme) et le procureur modèle, Harvey Dent (Aaron Eckhart, qui n’a jamais rien fait de transcendant jusque là mais qui n’est pas mauvais du tout). Le trio s’unit plus ou moins pour combattre la pègre. Aidé par un Morgan Freeman, toujours dans l’ombre mais toujours bien présent.
Mais l’avantage de combattre la mafia, c’est quand même le fait qu’elle soit d’une routine à pleurer. Blanchiment d’argent pour rendre les riches parrains très riches, contrebande pour rendre les riches parrains très riches, trafic de drogue pour rendre les riches très riches,…
Mais… Arriva le joker.
Et là, ça devient tout simplement énorme!
Le joker de Heath Ledger (acteur regretté) n’a rien à voir avec la fantaisie et l’extravagance du joker de Jack Nickolson (sans rien lui retirer, bien loin de moi cette idée! Il était excellent dans un style totalement différent, typiquement Burtonien en fait…)
Le joker Ledger est un psychopathe névrotique glauque et puissamment dérangeant. Rien ne l’intéresse ou alors… Totalement à l’ouest de sa personne et cruellement intelligent à la fois dans sa mise en scène d’expérimentation du comportement humain. Froid, calculateur et excessivement attirant. Là où le Joker de Burton s’épanchait dans l’excentricité, celui-ci est beaucoup plus intimiste, centré sur ses idées folles et sombres.
Je ne saurai trop vous conseiller de voir ce film. Non seulement on est « tenu » par l’intrigue de bout en bout mais on ne peut s’empêcher de se sentir intrigué par ce personnage plein de mystères qu’est le Joker. J’irai même jusqu’à dire que le charisme de celui-ci efface presque celui du Batman…

Et en plus de ça, en bonus, la critique du « Magnum Mayan mystica ». (A force de voir Eva Longoria partout, il fallait bien que je le tente). Verdict : très bon mais à conseiller seulement à ceux qui aiment la cannelle.
Voila.

Dans l’un, le décor est apocalyptique, la situation est désespérée et Will Smith est seul, errant dans Manhattan avec son chien.
Dans l’autre, tout irait parfaitement bien dans le meilleur des mondes à Los Angeles si Will Smith n’y était pas.


Un virus d’origine humaine incontrôlable et mortel s’abat une fois de plus sur le monde les Etats-Unis. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd’hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d’autres survivants. Nul n’a encore répondu.
Mais Neville n’est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne – on les appelle les « Infectés » – rôdent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l’ultime espoir de l’humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang.
Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin…
Allociné

Je n’ai pas eu le plaisir de lire le livre duquel est tirée cette histoire mais je l’achèterai surement un jour. Ce film est terrible, émouvant, prenant,…
Et il doit surement être calibré pour faire pleurer les pauvres âmes sensibles que nous sommes toutes les 20 minutes. Il captive sans ennui et nous laisse démoli quand arrive le générique de fin.
Ayant connu le Will Smith du « prince de Bel air », je pense qu’on aurait jamais pu se douter que l’acteur finirait parmi les meilleurs de son époque. Endossant avec facilité les rôles tragiques comme les plus légers, ici, il nous prend par les sentiments et livre la plus émouvante, la plus humaine de toutes ses prestations.

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Call me an asshole one more time…

Il y a des héros… il y a des superhéros… et puis il y a Hancock. En tout cas, vous ne le verrez jamais dans un Marvel. Hancock, c’est un espèce de danger ambulant, lourd, susceptible, alcoolique, obsédé et je-m-en-foutiste qui s’est donné comme mission de sauver Los Angeles. Malheureusement, les moyens d’arriver à ses fins lui importent peu et le héros est finalement aussi impopulaire que peu regardant jusqu’au jour où il sauve la vie d’un directeur des relations publiques Ray Embrey…

Il a vraiment fallu à Will Smith tout son talent, et heureusement qu’il en a, pour me faire apprécier ce film.
Une chose est sûre, on se marre du début à la fin. C’est pas toujours très fin mais les répliques sont cinglantes et il se trouve que j’aime l’ironie.
Le début du film est génial, l’idée est sympa, le scénario tient la route. C’est original et fun.
Et puis, à la moitié, tout bascule. Un des scénaristes a du être bourré pour croire que ça manquait de sensationnel et qu’il lui fallait une idée de génie pour booster l’histoire… On part dans le grand n’importe quoi alors que, franchement, ça tenait la route jusque là.

Je pense qu’on reconnait un grand acteur à sa capacité de nous faire oublier à quel point un scénario peut être mauvais et à, finalement, nous faire passer un très bon moment quand-même, nous faire rire de ses bêtises. Will Smith est un grand acteur et compense le plus pourri de tous les scénarios pourris.

What do stars do? They shine…

Vous n’en n’avez JAMAIS entendu parler et ça ne m’étonne qu’à moitié vu le peu de pub qu’on a fait autours de ce film. Grossière erreur!
Ian McKellen, dans la VO, nous conte l’histoire de Tristan (Charlie Cox, jeune premier inconnu au bataillon), un petit commis maladroit amoureux d’une blondinette capricieuse qui le fait tourner en bourrique (Sienna Miller, ex fiancée de Jude Law). Celui-ci promet à sa bien-aimée de lui ramener une étoile filante en s’aventurant de l’autre côté du mur qui sépare de leur petit village de Wall (En VF le petit village de « Mur »… Regardez la VO). Mais de l’autre côté du mur…
Hé bien de l’autre côté du mur, on accède à un monde magique avec de très méchantes sorcières, et surtout une (Michelle Pfeiffer, ancienne catwoman, miaouw). On apprend que les étoiles filantes sont de jolies jeunes filles trop romantiques et certainement trop curieuses (Claire Danes, la Juliette de Dicaprio) et on assiste à la prestation la plus délirante et la plus énorme de Robert de Niro en pirate chasseur d’éclairs cruel et… Je vous laisse le plaisir de le découvrir.

En bref, on débarque avec des a priori gros comme des maisons et on ressort avec le sourire, voire le fou-rire! C’est un conte, un vrai. Mignon, drôle, féérique,…
On en faisait plus des comme ça depuis Labyrinth, Willow et Dark Crystal. Cependant, soyez prêt à vous laisser embarquer, ce film est totalement et positivement barré.

On aime les « marvel » ou on aime pas. Et quand on aime, on brave toutes les mauvaises critiques qu’on peut trouver et on y va.

Quelle surprise!

Mieux que Daredevil (mais ce n’est pas vraiment un exploit)

Moins ridicule que X-men 3 (nan mais cette déviation de pont, quoi…)

Plus viril que spiderman 3 (je n’ose même pas repenser à cette scène de danse sur trottoir)

Moins je-case-ce-que-je-peux-d’explosions-pour-cacher-le-manque-de-scénario que les 4 fantastiques et le surfeur d’argent

Iron man

ironman

Alors, il faut mettre les choses au clair.

Oui, c’est un marvel.

Bien sur, ce sont de supers-héros américains qui sauvent d’autres Américains.

Evidemment, on exulte toutes ces bonnes vieilles valeurs patriotiques qui sommeillent dans notre côté américain caché et à vrai dire, depuis le battement médiatique assez improbable qu’on a eu à la sortie de « Bienvenu chez les chtits », je ne commenterai pas cet « effet pro-national ».

Mais!

Il n’empêche que non seulement on rigole bien mais, qu’en plus, on est pas servi par la loi de l’effet spécial intensif.

Ce ne sera pas le chef d’oeuvre du siècle mais Robert Downey Jr. est terriblement convaincant dans ce rôle de génie de l’armement cynique et mondain. La confection de l’armure est assez impressionnante et les combats du justicier ont juste ce qu’il faut de « Powaa », « Baaam », « crack »,… pour tenir en haleine sans lasser. Gwyneth Paltrow est elle-même intéressante dans le rôle de secrétaire/esclave dont on rêve tous.

Mention spéciale pour la BO très old-hard-rock qui convient à merveille à ce film. La bande annonce (qui résume assez mal le film, je trouve) résonne d’ailleurs du fameux titre de Black Sabbath : Iron man. Car, oui, avant de devenir plus ou moins à ses dépends acteur de série de télé-réalité sous influence, Ozzy Osbourne fut un jour le Prince des Ténèbres et du métal.

En bref, le meilleur marvel depuis un bout de temps…

Si l’on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler.

Shakespeare

N’empêche que de temps en temps, ça énormément de bien. Bon ok, il faut bien le dire, c’était pas trop la farniente. C’était beaucoup de courses à droite à gauche, de gens à rencontrer, saluer, revoir, écouter,… Mais quand même! J’ai l’impression d’avoir eu une mini semaine plus variée et remplie que le mois qui a précédé :

Décembre- début janvier :

- étudier

- présenter

mi janvier :

- se décoller de son pc, son canapé (même si dans le canap’ on est bien)

- meubler de longues heures de train

- débloquer mon Wario de son niveau 5

- recommencer à bouquiner (j’en rêvais)

- rencontrer de nouveaux gens (et quels gens ! Je vais pitetre commencer à aimer les IRL’s :p)

- revoir ceux qu’on a pas vu depuis longtemps

- offrir des cadeaux à une gamine adorable

- lui apprendre à faire des crocodiles en perles

- se promener dans une ville oubliée

- se faire câliner pour autre chose que se donner du courage ou consoler

- recommencer à manger sainement (même si le bio…)

- rentrer à 2 heure du mat’ parce qu’on s’en fout!

- regarder la télé

- goûter de nouveaux plats

Et aussi : retourner au cinéma ! Et en parlant de ça, le nouveau Tim Burton est tout simplement énorme!

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

C’est… tout simplement énorme, tout simplement du Tim Burton.

Du grand Tim Burton!

Autant être prévenu à l’avance malgré un fond extrêmement sombre, voire gore (après, soyons clair, tout est dans le titre, c’est pas Bambi), ça chante plus que dans un Disney. Rien de potentiellement étonnant pour ceux qui connaissent l’étrange Noël de monsieur Jack et les noces funèbres. On est pas dépaysé : photographie superbe, un réel sens de l’esthétisme, les images apparaissent aussi finement ciselées que les lames en argent de Todd. Une triste histoire, un drame pathétique pour une vengeance désespérée. Les acteurs-chanteurs (et par pitié, allez voir le film en VO sous peine de rater un grand spectacle) évoluent dans une Londres grise et étincelante à la fois.

Quelles éloges pourrait-on encore faire à Johnny Depp, toujours aussi différent et insaisissable au fil de ses rôles? Dire qu’il est étonnant, tellement juste et machiavélique à souhait ne suffit pas. Et il en faut du talent pour faire de ce qui aurait pu être un personnage de série B sanglant un chef d’oeuvre de composition. Et puis, il y a Helena Bohnam Carter… Terrible et fragile à la fois. Ces acteurs n’interprêtent pas, ils sont leur personnages! Dans la suite du casting, on peut noter Alan Rickman (Rogue- Harry Potter) qui, même s’il joue de nouveau un méchant, le fait toujours de façon différente et Sacha Baron Cohen, étonnant Borat devenu Italien maniéré, rival de Todd.

Ce film est une perle. Une vraie perle. Mais attention cependant, il faut des tripes pour se laisser glisser dans un Burton. Et pour celui-ci avoir le cran de s’y glisser tout entier même si cela peut paraître décontenançant au premier abord. On y frissonne et on y pleure, c’est un film qui se vit même si les images sont parfois glacées et noires… à l’image de son barbier…

sweeney