Oui, oui, oui,… Je sais.
Non seulement je ne poste plus,
(mais pour ça ,j’ai une excellente excuse, c’est-à-dire un stage aussi passionnant qu’épuisant)
Mais en plus je poste ÇA!
Oui, je sais.
Je crois que la « nouvelle star » doit se trouver en bonne position dans ma liste de pêchés honteux.
(entre Bob l’éponge et le saucisson pur porc au 4h, je crois)
Mais voilà, c’est comme ça.

Alors, ce premier prime :
Petit rappel de barème Rémi! (cinéculte-joke), ils sont 15 à avoir été sélectionnés et,
à la fin de cette première émission, il n’en restera plus que 10!
(9 chouchous du public et 1 mal aimé repêché par le jury qui se déplace quand-même pas pour rien, namého)

- 1ère à essuyer les plâtres, Leïla avec une chanson des Rita Mitsouko, « Maria Baïla »
Je n’avais pas réellement apprécié cette candidate avant ce soir.
J’avoue avoir surtout noté ce désastre capillaire et ses robes en rideaux de mamy mais j’ai plutôt apprécié.
Elle n’a pas froid aux yeux, bravo. Il fallait oser le faire d’entrée de jeu.
Même si niveau choix de chanson, les Rita Mitsouko, ça a toujours eu du succès à la nouvelle star.
Elle reçoit 4 bleus pour son audace payante. (Audace oui, mais sa voix est-elle si inoubliable? A voir)

- Lary, le faux black avec “Si seulement je pouvais lui manquer”
J’ai trouvé ça super émouvant même si, encore une fois, les coiffeurs de la nouvelle star doivent bien pleurer.
Personnellement, je lui aurait offert 4 bleus et un bonnet.
Cependant il reçoit 1 rouge de la part du Philippe (pas assez Lary et trop Calo… Paraît-il).

- Charlotte, la jolie petite chose avec  « I Know I’m not good » d’Amy Whinehouse
J’avais trouvé ça très frais! Mais je ne peux pas être objective avec elle… Je la trouve tellement joulie!
Malheureusement 3 rouges de récolté.
Mais quels yeux! Quels yeux!

- Michaël, mouahahahaha, avec « Voyage Voyage » de Desireless (re-mouahahahahah)
3 rouges et 1 bleu. Sans déconner.
Prestation indescriptible. Il n’a pourtant pas une laide voix, juste un goût de chiottes.
Et le pire c’est qu’il avait l’air d’adorer ça!

- Melissa avec « I’m outta love » d’Anastacia
3 bleus et 1 rouge mais Manœuvre n’a aucun goût. C’était… bluffant.
La demoiselle n’a que 16 ans quand même! Mais ça envoyait vachement bien.
Petit moment lol : Manoukian en pantalon léopard moule-fesses (pour ne rien dire d’autre) qui lui offre gentiment des fleurs pour se faire pardonner de l’avoir traité de, je cite, « péripatéticienne des seventies tout droit sortie d’un film de Melville ».
Évidemment, il a encore fallu qu’elle pleure.

- Antoine avec Coldplay « Viva la vida »
Je ne me souvenais pas de lui, je ne me souviens plus de sa prestation.
Ça veut tout dire je pense.
2 bleus – 2 rouges

- Soan, ou le gars qui fait peur sans le faire exprès, avec une chanson de Noir Désir « Le vent l’emportera »
Candidat improbable mais c’était génial! Totale réinterprètation, clin d’œil visuel au labyrinthe de Pan,… Ce gars est un artiste.
Il a des goûts douteux oui, mais c’est un artiste.
Que du bleu!

- Thomas avec la comédie musicale Opéra rock Mozart, « Tatoue-moi »
Oui, ça se dandine. Oui, ça pose. Oui, ça minaude.
Mais j’adore, il est si gai…
Et il n’y a pas que moi qui le dit (cfr Lio)
4 bleus !

- Dalé avec Otis Redding « I’m loving you too long »
Énorme! Puissant! Tendu!
Et c’est bien de sa puissante interprétation dont je parle!
C’est du lourd.
Encore 4 bleus largement mérités.

Mais attention, ça ne va pas durer.

- Maria Paz avec « Porque te vaz » de Jeanette
Ici, c’était plat et mou (…)
Pour une chanson triste (et là je crois la Lio et mon chéwi sur parole), c’était un peu trop Britney Spears (version jeune et insouciante). Même sans ça, c’était nul et prise de risque 0.
Note, ça m’aurait étonné qu’elle ne chante pas au moins une fois dans sa langue…
2 bleus – 2 rouges.

- Yoann, l’ETC (erreur tragique de casting, dixit Manoukian) avec Axel Bauer, « Cargo de nuit ».
C’est quand-même pas la plus compliquée des chansons… alors il faut beaucoup de talent pour en faire quelque chose d’encore plus pourri que l’original.
4 rouges mais si j’avais pu, je l’aurais viré sur le ch(ant) ah-ah.
Pitoyable, mâché et rien compris.

- Mahdi avec « I’m yours » de Jason Mraz
4 bleus et bien parti pour être le chouchou du public…
Et le mien! Hihihihihihi…
C’était chaud, sensuel et bien misé.

-  Yasmina, l’esquimaute au chocolat, avec Kiss « I was mode for loving you »
Etrange… Mais pas déplaisant. Version originale mais qui n’a pas plu à Sinclair :
3 bleus et 1 rouge.

- Camélia (Jordana), et ses grosses lunettes avec Carla Bruni « Quelqu’un m’a dit »
Superbe.
J’en reste bouche-bée.
Tout bleu!

- Damien avec Chris Isaak « Wicked Game »
3 bleus seulement! (Encore un sale coup de Manoeuvre, décidémment…)
Génial, terrible et pas coton pourtant!
Je lui aurais mis 5 bleus. OUI 5!

Verdict :
Lary est repêché : yeah!
J’aurais fait pareil!

Exit Maria Paz, reviens quand tu auras de la personnalité.

Au revoir Michaël, de toute façon, ce type semble tout droit sorti d’un stage d’été d’American Pie et pourrait être le fils spirituel de Francis Lalanne. Ça n’aurait pas été très vendeur, pas de regret!

Ciao Yasmina, on te regrettera. Le Yoann t’a vraiment volé ta place. Grand regret.

Tous mes regrets Charlotte, mais… Quels yeux!

Bye bye Antoine, tu n’étais pas vraiment pire que Yoann mais simplement beaucoup plus moche. C’est la triste loi de la chanson : on te fait soi-disant passer un concours de chant et c’est le beau gosse sans talent qui reste…

Je ne résiste pas à l’envie de clôturer ce (long) post par un mot sur la nouvelle présentatrice (Virginie Guilhaume, c’est ça?).
Mais juste un…
Ou je vais y passer la nuit
Pitoyable
(J’hésitais aussi avec lamentable… Je vous laisse choisir.
Aucun n’exprimera assez mon regret de Virginie Efira…)

Je fêtais une nouvelle et dernière fois mon anniversaire ce 20 décembre dernier.
Et ne poste que maintenant car, oui, je bosse de temps en temps
Et je le fêtais à l’opéra!

Dans la mythologie slave, Une rusalka est une créature des eaux. Plus ondine que sirène, elle apparaît soit comme une jeune femme morte noyée et vengeresse, soit comme une vierge des eaux éplorée, à mettre en relation avec la petite sirène d’Hans Christian Andersen.
En bref, c’était fait pour me plaire!

Rusalka, une histoire de petite sirène. Ou pas

Alors évidemment, malgré les 3°C de notre Belgique nationale, je m’habille d’une robe noire scandaleuse et au dos entièrement ouvert (gla gla gla).
Arrivés une heure plus tôt avec l’homme de ma vie, nous assistons à une mini-présentation de l’opéra par une dame aussi charmante que guindée qui tente de nous introduire à la mise en scène moderne de Stefan Herheim.
Moderne, c’est le mot.
Ma gracieuse sirène se transforme en prostituée, la sorcière des mers en sdf, le roi des mers en cadre déprimé,…
Bref.
A cet instant très précis j’ai à la fois des envie de meurtre, de fuite et de pleurs.

L’entrée dans ma loge (héééé oui ^^) me déride un peu, j’adore jouer les princesses et le cadre s’y prete merveilleusement bien.

Un décor époustouflant, magnifique, troublant et… changeant!
La bouche de métro se comble d’une enseigne de fleuriste en 3 secondes, les immeubles se changent en miroir, une plaque d’égout sort de terre pour devenir kiosque ou table basse selon l’humeur, enseignes changeante, rosace d’église tournoyante et j’en passe.
Des effets d’eau terribles, à la fois pluie et aquarium géant…
Une musique envoutante que dirige brillament Adam Fischer, le chef d’orchestre Hongrois.

Beaucoup de mes a priori sont tombés dans cette version presque « glam rock » de l’opéra.
On rit beaucoup grâce aux clins d’œil humoristiques (subtiles et moins subtiles) du metteur en scène : hippie motivé, nonnettes/succubes, carnaval de monstres marins à même le parterre, avalanche de confettis rouges (gardé en souvenir dans mon sac), intrusion des acteurs dans les cintres,…
On reste sans voix (contrairement aux chanteuses, wouah!) face aux « effets spéciaux » : descente de Rusalka du plafond sur un croissant de lune, plongeon dans les fonds marins, explosion de verres,…
Et on pleure aussi. Fatalement.
De toute façon, je déteste les histoires qui finissent bien.

Du grand spectacle qui me forcerait presque à inciter tout le monde à s’y essayer!
(Va… Va…)

Rusalka, conte lyrique en trois actes de Antonin Dvorak, livret de Jaroslav Kvapil, orchestre symphonique et chœur de La Monnaie, direction Adam Fischer, mise en scène Stefan Herheim, décors Heike Scheele, costumes Gesine Völlm, lumières Wolfgang Göbbel, vidéo fettFilm Berlin. Avec Olga Guryakova (en alternance avec Michaela Kaune), Burkhard Fritz (en alternance avec Luvovit Ludha), Stephanie Friede (en alternance avec Anda-Louise Bogza, Willard White (en alternance avec Frode Olsen), Doris Soffel (en alternance avec Livia Budai), Julian Hubbard, Olesya Golovneva, YoungHee Kim, Nona Javakhidze, André Grégoire, Marc Coulon

J’ai trouvé de chouettes critiques (avec de belles photos) ici et ici

Livret original (tchèque)
Traduction française
Mĕsíčku na nebi hlubokém,
Svĕtlo tvé daleko vidi,
Po svĕtĕ bloudíš širokém,
Díváš se příbytky lidí,
Mĕsíčku postůj chvíli,
Řekni mi, kde je můj milý ?
Řekni mu, stříbrný mĕsíčku,
Mé že jej objímá rámě,
Aby si alespoň chviličku,
Vzpomenul ve snĕní na mne,
Zasvět’ mu do daleka, zasvět’ mu,
Řekni mu, řekni, kdo tu naň čeká,
O mněli duše lidská sní,
At’ se tou vzpomínkou vzbudíl,
Mĕsíčku, nezhasni, nezhasni,
Mĕsíčku, nezhasni, nezhasni,
Petite lune si haute dans le ciel,
Ta lumière transperce le lointain,
Tu vas de par le vaste monde,
Tu vas jusque chez les humains.
Arrête-toi un instant,
Dis-moi, où est mon amour ?
Dis-lui, lune argentée,
Que pour moi tu l’entoures de tes bras,
Tu luis pour qu’au moins un instant,
Il se souvienne de moi en songe.
Et dis-lui que je l’attends,
Éclaire- le là-bas, très loin,
Et si j’apparais en songe à cette âme humaine,
Fasse qu’elle s’éveille avec ce souvenir,
Lune, ne te cache pas, ne te cache pas,
Lune, ne te cache pas !

When I get to Warwick Avenue
Meet me by the entrance of the tube
We can talk things over little time
But promise me you wont stand by the light

When I get to Warwick Avenue
Please draw the past and be true
Don’t say we’re okay
Just because I’m here
You hurt me bad but I wont shed a tear

I’m leaving you for the last time baby
You think you’re loving,
But you don’t love me
And I’ve been confused
Outta my mind lately
You think you’re loving,
But I want to be free, baby
You’ve hurt me.

When I get to Warwick Avenue
We’ll spend an hour but no more than two
Our only chance to speak once more
I showed you answers, now here’s the door

When I get to Warwick Avenue
I’ll tell baby there we’re through

Cause I’m leaving you for the last time baby
You think you’re loving,
But you don’t love me
And I’ve been confused
An outta my mind lately
You think you’re loving,
But you don’t love me
I want to be free, baby
You’ve hurt me.

All the days spent together
I wish for better,
And I didn’t want the train to come
Now it’s departed, I’m broken hearted
Seems like we never started
All those days spent together
When I wished for better
And I didn’t want the train to come.
No, no.

You think you’re loving
But you don’t love me
I want to be free, baby
You’ve hurt me
You don’t love me
I want to be free
Baby you’ve hurt me

Duffy – Warwick Avenue