La Joconde, Monna Lisa (1506 et 1509) par Léonardo di Ser Piero da Vinci (Léonard de Vinci)
Le titre du tableau vient probablement du patronyme du sujet - « del Giocondo » - mais peut également être attribué à l’attitude de la femme représentée. Il est aussi appelé « Monna Lisa » ou sa déformation plus courante « Mona Lisa », une contraction de « ma donna Lisa » qu’on peut traduire par « madame Lisa ».(wikipédia)

Lisa Maria Gherardini comme aux premiers jours
2 hyptothèses :
- Selon l’hypothèse admise depuis Vasari, le modèle s’appellerait Lisa Gherardini qui épousa, à 16 ans, Francesco di Bartolomeo del Giocondo. En 1503, celui-ci cherche un peintre pour réaliser le portrait de son épouse. Il se tourne vers Léonard de Vinci. Lisa Gherardini était âgée de 24 ans, et Léonard de 51 ans au moment où il commença son tableau. (wikipédia)
Cette hypothèse semble parfaitement convaincante et indémontable puisqu’elle est attestée par Vasari dans son oeuvre : Les Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes qui regroupe les biographies des plus grands artistes renaissants. Cependant, on oublie trop souvent les intentions de l’auteur de cet ouvrage. Même s’il regorge de points historiques intéressants pour les historiens de l’art, ce livre est aussi parsemé d’anecdotes pseudo-historiques. L’intention de Vasari de faire décourvir, via la biographie des artistes, le génie qui sommeille en eux pousse parfois à l’interpretation, l’ “enjolivement” et à l’invention (le mot est jeté) de certaines anecdotes…
Ainsi, on pourrait penser que cela ait pu paraître croustillant d’intercaller dans la vie de Da Vinci, une histoire d’amour compliquée avec son modèle. Ce qui ajouterait un peu de sel dans son image d’artiste de génie passioné.
- D’autres font l’hypothèse que le tableau soit un autoportrait du maître lui-même, cfr les autoportraits présents dans ses carnets de croquis. Mais là encore, je pense qu’il faut être prudent… Il faut bien avouer qu’on a une forte tendance à voir ce que l’on veut voir.
- Certains pensent même que le mot Joconde vient de l’ Italien, “giocondo”; heureux, serein. Et que la peinture représente non pas une femme mais surtout le portrait d’une expression. La Joconde constituerait donc plutôt le portrait de l’idée de sérénité.
Le symbole :
“Ne vois-tu pas que parmi les beautés humaines, c’est le beau visage qui arrête les passants, et non les ornements riches…”. Da Vinci.
- Acquis par François Ier, soit directement auprès de Léonard de Vinci, soit à sa mort, auprès de ses héritiers, le tableau séjournera dans les collections royales jusqu’à la création du Museum Central des Arts au Louvre en 1793.
- Il sera conservé à Versailles sous Louis XIV et aux Tuileries durant le Premier Empire. Il intègrera le Louvre sous la Restauration.
- Le 21 août 1911, un peintre italien du nom de Vincenzo Peruggia dérobera la Joconde afin de la restituer à son pays d’origine. La longue enquête policière, relayée par la presse du monde entier, envisagera toutes les pistes et interrogera tout le monde, y compris les peintres cubistes et le poète Guillaume Apollinaire, qui avait un jour crié qu’il fallait “brûler le Louvre”. Mona Lisa sera retrouvée en Italie presque deux années plus tard.
- Exposée aux Etats-Unis, en 1963, et au Japon, en 1974, la Joconde est aujourd’hui l’oeuvre la plus célèbre et la plus reproduite au monde. (wikipédia)
Source d’inspiration pour les uns :
Corot,La femme à la perle, 1796-1875
Léger, La Joconde aux clés, 1930
“Jocondoclasme” pour les autres :
Marcel Duchamp, L.H.O.O.Q. (1919)
Salvador Dali, Autoportrait en Mona Lisa (1954)
Andy Warhol, Mona Lisa, 1963
“100 Mona Lisa valent mieux qu’une”. (Andy Warhol)
René Magritte, la Joconde (?)
Monna Lisa, un paradoxe jusqu’à la fin :
Attention à vous car malgré que la belle soit l’image la plus reproduite au monde, malheur à vous si vous sortez votre appareil photo pour la prendre en cliché !Il est tout à fait interdit de se balader avec un appareil à moins de 5m de la salle où elle trône.
Et elle y trône comme une reine, car malgré les très beau tableaux qui couvrent les murs de la salle et qui sont, pour la plupart, 2 ou 3 fois plus grand que celui-là, tous les yeux se tournent vers elle.
Je serais surement étonnée de connaître le nombre de personnes qui se sont, ne serait-ce qu’apperçu, qu’il y avait d’autres oeuvres dans cette salle…
Et puis combien de personne vont au Louvre pour “faire la Joconde” ?
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