Je suis une babysitter dévouée,
je peux faire mon « boulot » avec beaucoup d’abnégation parfois,
mais je ne serai jamais assez payée pour ça :
ME FARCIR LA STAR AC’ MON VENDREDI SOIR!
Bon, j’aime cette choupinette à la folie et j’avoue l’avoir un peu délaissée pour m’occuper un peu de son bébé de soeur qui est dans sa période « je-me-jete-partout-même-et-surtout-si-c’est-pointu ».
Alors bon, quand il faut y aller, il faut y aller. Je me dis que je n’aurais à supporter que les deux premières parties. Ok. Je dis oui. Trop tard.
Dès le début, on nous annonce Britney Spears (ou Bwitey Speaws selon le Nikos). On nous le répète. On nous saoule et nous re-saoule. Le tout en 5 min et là, j’en ai déjà marre.
Du côté des élèves, rien de surprenant : la black, le bôgoss qui est trop beau, le rebelle qui énerve, la belle cruche et… l’autre.
Les invités : Bwitney (oui on sait, n’en jetez plus), Calogero et Stanislas (j’ai envie de dire qu’ils me déçoivent), Nadiya et ça m’étonne pas, Fiori qui a apparemment besoin de pub, Keane qui devait pas savoir où ils allaient et… ben je sais pas qui c’est.
Mais vite, vite passons à ce qui pourrait bien être le seul intérêt de l’émission (et vu la chute d’audience, ils en avaient apparemment cruellement besoin) : Bwitney!
OMG
Fringuée comme une fille de joie (oui, il est 2.00 mais je reste polie), la belle est affublée d’un énoooorme micro genre fille-du-quick. Ce qui est d’autant plus risible qu’elle chante en playback du début à la fin.
On pourrait croire que cela lui laisserait tout le loisir de danser comme une vraie showgirl… Mais non.
Dans le genre balais dans les fesses et regard halluciné, ça valait les VMA. Au secours, pourquoi personne ne lui a fait répeter sa choré?
Je compatis silencieusement à sa douleur en attendant que la fin de la chanson la (nous) délivre de ce supplice.
Pour s’enfoncer un peu plus dans la honte, Nikos s’essaie à l’anglais devant une Bwitney qui comprend rien à ce qu’il dit et qui aurait mieux fait de se taire. En effet, le présentateur se trouve obligé de lui tendre son propre micro malgré l’énorme microphone qu’elle porte à 4 cm de ses lèvres.
Franchement, ils auraient pu l’allumer APRES la chanson, au moins pour faire illusion…
Bref. Un flop qui a dû coûter la peau des fesses. Du moins c’est ce que je pense jusqu’à ce que les profs se pâment sur cette « merveilleuse show-girl », « cette formidable prestation »,…
Les merveilles de l’auto-suggestion.
*Énorme soupir*
Du côté des élèves, j’ai vaguement cherché un adjectif pour les qualifier.
J’hésite à proclamer la mort de l’art, le culte de la médiocrité, le no man’s land de la chanson, le foutage de gueule lucratif, l’abrutissement des masses, tout ça. Je dirais simplement que c’est nul, nul, nul mais à un point qu’on se demande si c’est pas du sabotage.
Le thème de la soirée c’était les défis apparemment.
La Joanna doit être plus féminine. Elle chante donc la vie en rose déguisée en guimauve sur un tapis de rose car à la star ac, on ne connaît pas la caricature.
Alice, s’est ma préférée. Sa faiblesse? Sa voix. Après tout, c’est pas comme si c’était important pour chanter. La preuve, il a suffit que la production la fringue comme une pouff qu’elle soit en presque-finale.
Son défi était donc de chanter juste et on la colle sur un tourne-disque géant pour chanter l’aigle noir.
Le rapport? Non, moi non plus.
Le bôgoss est pas trop showman? Pas grave, va chanter Magnolia forever en rose bonbon avec un groupe d’excitées mal habillées.
Et tout le monde est content, les profs sont extatiques, les bonnes notes pleuvent et tout est beau.
Achevez-moi.
J’ai même pas envie de parler de l’autre petit con qui se la joue rebelle parce qu’il a un piercing dans la lèvre.
Rien que d’y repenser ça m’énerve à nouveau.
Brrrr…
En conclusion :
Si avant tu pouvais te dire : « ce soir, je regarde la star ac avec des potes pour me foutre des candidats »,
cela devient impossible tellement c’est devenu affligeant, lamentable et accoustiquement insupportable.
On atteint les bas-fond, les restes-du-restes, le désespoir,…
Qu’importe le gagnant, l’amateur de musique a déjà perdu.