Parce qu’on ne peut pas toujours parler d’ongles vernis, de fora aux idées stupides et d’accouchement imminent…
Quoique
Intéressons nous à l’Égypte antique !
Oui, comme ça, brutalement

Une question – et non de vigoureux coups de pieds bien placés entre deux côtes – m’a réveillée cette nuit vers 4h du matin : quid de la femme enceinte en Égypte antique?

Parce que, oui. Ce sont le genre de questions que se posent les égyptologues enceintes dans leur sommeil… Je crois…

Tout d’abord, et contrairement à ce qu’on pourrait bien penser, non, la femme n’est pas totalement un objet de parade pour l’homme égyptien.
Elle a quelques droits, quelque utilité et a peut même prétendre à quelques égards de la part de sa tendre moitié comme, par exemple, un peu de tendresse :

« Si tu es sage garde ta maison,
aime ta femme sans mélange.
Remplis son ventre,
habille son dos,
ce sont les soins à donner à son corps.
Caresse-la,
comble ses désirs tout le temps de son existence.
Ne sois pas brutal,
la douceur conduira mieux ta femme que la violence.
Son bien-être et son bonheur, voilà ce à quoi aspire son cœur, et, voilà ce qu’elle attend de toi.
C’est ton amour qui la rend heureuse dans la maison, car si tu la repousses ce sera pour elle un abîme…
ouvre-lui grands tes bras pour qu’elle s’y blottisse, appelle-la et montre-lui ton amour. »


L’enseignement de Ptahhotep, Papyrus Prisse, Bibliothèque nationale de France, environs 2400 ans avant notre ère (5ème dynastie).


Comment se passe un accouchement en Égypte antique?
Tout d’abord, vous ne passez pas votre grossesse seule mais sous la protection de trois divinités (petite veinarde) :
- Taouret, représentée sous la forme d’une hippopotame. Un symbole parfait de la maternité…
- Bes, un nain particulièrement moche et difforme qui est supposé chasser les mauvais esprits (mais aussi les animaux dangereux comme les scorpions par exemple)
- Meskhenet, la déesse de la naissance qui est également considérée comme l’assise des fondements du Monde, une jolie métaphore n’est ce pas?
En plus de cela :
- Amon était invoqué afin qu’il consolide le cœur de la future maman et qu’il garde en vie celui qui allait naître
- Khnoum, le dieu-potier, était prié d’accorder une bonne santé au nouveau-né
- Heqet, la déesse grenouille et les incontournables Isis et Nephtys étaient également présentes lors de l’accouchement
- Enfin, Thoth était souvent requis ainsi que Hathor, gardienne du foyer

Au chevet du nouveau-né se dressaient également parfois les sept « Hathor ». Ces espèces de Parques ou de Moires égyptiennes révélaient de quelle manière le nouvel être humain trouverait la mort et permettait au père de famille de dresser un « horoscope » pour son enfant.

La maternité
Lorsque la femme sent qu’elle va accoucher, elle s’isole dans un pavillon, sorte de maison de naissance, construit spécialement à cet usage, le mammisi.
Le confort est variable. Du bois et des feuilles pour les dames du commun ou de la belle pierre bien cossue pour les nanties.
L’important était que ces pavillons étaient situés en dehors de la sphère de vie, à l’extérieur des quartiers résidentiels, à l’extérieur de la maison.
Pas toujours mais souvent !
En effet, on a également retrouvés, lors de fouilles, quelques exemples de mammisi construits sur les toits des maisons.
Là encore, on tente d’isoler autant que faire se peut la femme en travail…

Le matériel de gynécologie
On a assez peu de représentations de ce genre, le sujet étant sinon tabou, en tout cas, intime.
On sait cependant que faisaient partie du matériel de la parturiente, une natte, un repose-tête, un coussin et un tabouret.
Le top grand luxe !
Le seul instrument utilisé par la sage-femme était un couteau en obsidienne qui permettait de sectionner le cordon ombilical (enfin selon Hérodote)…
Il avait peut-être une signification rituelle mais on doit bien avouer qu’on en sait pas grand chose !

L’équipe médicale
L’accouchement en lui-même se faisait en présence d’une sage-femme, d’amies, de voisines, de servantes,… mais sans « médecin ».
Parce que l’accouchement, c’est bien connu, c’est une histoire de nana.

Le travail
La parturiente est nue (ce qui expliquerait la présence uniquement féminine?) et accouche généralement agenouillée ou assise sur un siège spécial ou bien encore accroupie sur quatre briques rituelles qui évoque la présence de Meskhenet, notre déesse de tout à l’heure.

Certaines techniques étaient utilisées pour « faciliter » l’accouchement :
- Placer de l’eau chaude sous le siège ou brûler de la résine près de l’abdomen afin que les vapeurs facilitent la délivrance

L’efficacité de la technique reste à prouver

- Dans le papyrus nommé le « Papyrus Ebers », on lit que mélanger de la plante kheper-wr (plante non identifiée), du miel, de l’eau de caroube et du lait puis de filtrer et placer cette mixture dans le vagin était idéal pour provoquer des contractions.
- Masser le ventre de la future mère avec de la poudre de safran trempée dans de la bière afin de diminuer les douleurs
Donc, n’apportez pas de doudous à la maternité, apportez de la jupiler !
- Placer une amulette magique en ivoire sur le ventre de la parturiente.
Même remarque que pour l’eau et la résine

Par contre, aucun écrit ne permet de reconstruire les manœuvres obstétricales qui pouvaient être connues à cette époque !
Les pratiques d’embaumement connaissent le même tabou.
Doit-on y voir la volonté de garder secrètes des techniques ancestrales ou une simple discrétion/protection vis-à-vis de ces pratiques très intimes?
Le débat reste entier.

Après la naissance, l’enfant était déposé sur le lit symbolique du Meskhenet, toujours lui.
Pour établir un pronostic vital à la naissance, certains écrits disent que si l’enfant prononçait un « Hii » il vivrait,
par contre un « Mbi » annonçait une mort imminente.
Le fait de tourner son visage vers le sol était également un très mauvais présage pour le bébé.


La délivrance
Le placenta possédait un pouvoir « magique » vis-à-vis du devenir de l’enfant.
On l’enterrait devant la maison ou on le jetait dans le Nil afin d’assurer la survie du bébé.
Il n’est pas exclu qu’il ait même été utilisé comme reconstituant pour la mère ou le bébé (étant donné sa richesse en fer et autres éléments).
Et oui, je sous-entends bel et bien qu’ils le mangeaient

Fille ou garçon?
Une fois n’est pas coutume, et le fait est assez rare pour être relevé, la naissance d’une fille était aussi bien accueillie que la naissance d’un garçon.
Encore une fois, faisons fi de nos préjugés !
Je le rappelle, dans l’Égypte ancienne, la femme était relativement égale à l’homme (en tout cas, pas rabaissée plus bas que terre comme certains pourraient le penser). Elles avaient mêmes des droits sociaux.
A noter que dans les civilisations dites « classiques » comme en Grèce ou à Rome… He bien bobonne, c’est même pas une citoyenne à proprement parler!
Nous connaissons, par ailleurs, de grandes reines telles Cléopâtre et Hatchepsout. Par contre, je mets au défi quiconque de me citer deux impératrices romaines…
^^

Cependant, même si toute naissance était une joie, une certaine préférence pour les enfants de sexe masculin était liée au fait que le fils faisait vivre le nom de son père, qu’il était chargé de l’enterrer et d’entretenir sa tombe.

Et les jumeaux ?
Mmmmmh…
Ben là, ça devient moyen.
On en a retrouvé que quelques traces… mais il semble que ces naissances n’étaient pas souhaitées.
Peut-être en raison des risques accrus lors de l’accouchement :
« Nous lui donnerons des enfants mâles et femelles mais la préserverons des jumeaux »
Papyrus Westcar, Ägyptisches Museum Berlin, XXème siècle avant notre ère

Risques à la naissance
La mortalité périnatale était élevée tant pour la mère que pour le nouveau-né.
Dans certaines tombes, on a trouvé les restes de femmes ayant à leurs côtés des fragments de fœtus ou de nouveaux-nés.
Des déformations du bassin, susceptibles d’entraver un accouchement normal, ont été retrouvées sur certaines momies féminines. Par exemple, dans la tombe prévue pour Horemheb à Saqqarah (avant qu’il ne devienne roi), on a découvert les restes de l’une de ses femmes, Moutnédjémet, morte vers 40 ou 45 ans, et parmi eux les ossements d’un fœtus complètement développé. On peut donc se demander si la reine n’est pas décédée en mettant au monde un enfant.
Un autre exemple est la momie de la dame Henhenet (XIIe dynastie) sur laquelle on a décelé une vaste déchirure de la vessie provoquée très certainement par des tentatives d’extraction d’un bébé au travers d’un bassin très étroit.

Pour les enfants, on considère qu’un sur deux ou trois mourait à la naissance ou dans la période périnatale.
Les causes de cette mortalité infantile néonatale étaient les malformations mais aussi des infections digestives qui pouvaient survenir très rapidement. Pour protéger les nouveaux-nés, on plaçait des amulettes autour d’eux ou accrochées à leur cou (représentations de divinités, formules magiques écrites sur des petits morceaux de papyrus enroulés).

Le retour des couches
Après l’accouchement, rien de tel qu’une petite « purification » rituelle.
Pendant 14 jours, la jeune mère s’isolait du lieu de vie commune avec son nourrisson. Cet isolement pouvait se faire dans le pavillon de naissance. On ne connait pas exactement la signification de cette purification car le même terme désigne les « règles » et il se pourrait qu’il y ait confusion entre celles-ci et les « lochies » qui suivent normalement un accouchement.
Ces écoulements étaient-ils considérés comme des saletés qui devaient être évacuées? Toujours est-il que ces quelques jours permettaient à l’accouchée de se reposer et de s’occuper de son bébé tandis que les femmes de l’entourage s’occupaient de la maison.
On a retrouvé un certain nombre de représentations de femmes allongées ou assises, allaitant leur bébé.

L’allaitement
PRIMORDIAL !
… Et la première inquiétude de la maman était de ne pas pouvoir l’assumer.
Comme quoi, des milliers d’années plus tard…
Il existait des formules magiques et des recettes médicales pour favoriser la montée du lait et éviter qu’elle ne se tarisse.
La déesse Taouret était invoquée pour que le précieux breuvage soit abondant.
Habituellement, les enfants étaient nourris au sein pendant trois ans. Ceci offrait certains avantages: le lait maternel était nutritif et permettait une alimentation optimale du nourrisson. De plus, étant stérile, il protégeait des gastroentérites si funestes pour eux. Enfin, tant que la lactation durait, la mère évitait une nouvelle grossesse.

D’après les papyri médicaux, on s’assurait de la qualité du lait maternel: il devait émettre une odeur de plantes aromatiques ou de farine de caroube.
Par contre, si une odeur proche de celle des poissons en émanait, il valait mieux confier l’enfant à une nourrice.
Le conseil reste valable de nos jours…
Le métier de nourrice était bien considéré et ouvert aux femmes de toutes classes sociales. On faisait appel à elles en différentes circonstances: dames de la haute société qui ne souhaitaient pas nourrir leur bébé, mères n’ayant pas de lait en suffisance, mères décédées à l’accouchement. L’histoire a retenu le nom de nourrices royales, recrutées parmi les épouses de fonctionnaires élevés, cette fonction étant l’une des plus importantes exercées par une femme.

Enfin, le lait de femme était utilisé à des fins médicales:
- Cicatrisant des brûlures
- Antitussif pour les enfants (dans ce cas, il était mélangé à du miel et à des dattes)
- Collyre ophtalmique (particulièrement, le lait d’une femme ayant accouché d’un garçon)
- Stimulateur de fécondité.
Pour ces utilisations, le lait était recueilli dans des récipients spéciaux, représentant une femme portant ou allaitant un nouveau-né.



Source « technique » ici : J. Tyldesley., les femmes dans l’ancienne Égypte

Après une nuit passée au frigo…



D-E-L-I-C-I-E-U-X
Ils ont maintenant une texture normale de macaron et un goût F-A-B-U-L-E-U-X !
I’m happy

En plus de cela, j’ajoute deux beaux compliments à ma besace de Toutankhamon :

En rendant mes audioguides :
- « De bien piètres offrandes devant une telle déesse ».

- « Vous en parliez si bien que je pensais que vous étiez de la famille  »
(de Toutankhamon)

J’adore mes groupes de seniors !
Comme quoi, même après une petite pause vacances, Toutankhamon, c’est comme le vélo,
être longtemps dessus fait mal aux fesses
ça ne s’oublie pas.

En bref, on peut dire que ce fut une belle journée ^^

Dithyrambique…
C’est ainsi que l’on qualifiait autrefois ces chants libres, exaltés, impétueux,
que dis-je, indomptables, en l’honneur du dieu de la fête Dionysos (ou de quelques autres, assurément).
Dithyrambique…
Ce sont aussi ces poèmes lyriques, d’un enthousiasme impétueux, qui se distinguent de l’ode par l’irrégularité de ses mesures et de ses stances.
Dithyrambique…
Ce sont ces louanges, certes un peu excessives, mais à chaque fois élogieuses et enthousiastes. Laudatives, sans nul doute.
Dithyrambique…
C’est un peu mon groupe de ce matin.

Oui, en fait, je roXxX as hell du poney.

La dernière visite ayant été un peu mouvementée :
Coup de téléphone
- Bonjour, samedi, un groupe de 15 ados, partante?
(Malgré une certaine envie de passer mon samedi devant WoW plutôt que de manipuler un public difficile).
- Évidemment, j’en suis !
Devant la feuille de présence
5 accompagnateurs…
Ça fait beaucoup quand-même…
Oscillation d’idées entre la faute de frappe (le plus plausible) et l’établissement pénitentiaire pour mineurs (le cas de figure de l’extrême)
Devant le groupe

Correspondant au moment ou je me rends compte que ces charmants bambins ont de 6 à 12 ans.
- Ah ben apparemment, il y a eu une erreur dans la désignation du groupe…
- Pas de problème. Je mourrais d’envie de discourir sur les nombreuses amulettes apotropaïques que l’on retrouve sur le plexus solaire de Toutankhamon. Si on devait préparer des visites spécifiques pour les enfants, ça se saurait !
Évidemment, vu que je ne tire jamais sur le messager, ce n’est pas exactement ce que j’ai dit à cette pauvre petite chargée de réservation… Mais je l’ai pensé très très fort !
- Ma réponse se résumé donc à un « oui oui » et un sourire crispé.
La visite
Fort heureusement, les enfants adooorent poser des questions.
Cela a été une visite riche mais uber fun.
Je recommande à tous de guider un jour des enfants.
Ne serait-ce que pour tester l’étendue de sa voix et la flexibilité de ses nerfs.
Cela dit, évidemment, j’adore ça !
:p

DONC,
après ces petits imprévus,
je tiens d’ailleurs à remercier cette petite fille au ruban rose qui a su donner une meilleure définition de « génétique » que je n’ai su en donner…
je retrouve un groupe de seniors pour ma première « première visite » de l’expo.
Entendez par là, la visite de 10h.
- Les conditions sont extrêmes : le mauvais temps a attiré tellement de visiteurs que les queues s’allongent jusqu’à la rue.
J’ai presque failli en prendre une photo si cela n’avait pas paru aussi bizarre, glauque et malsain.
- Le staff est irrité (et irritable) : 2 jeunots en retard ce matin.
- J’ai du me lever à 7h du matin après une longue et douloureuse nuit d’indigestion.
- La foule est tellement dense que je loupe deux fois le coche pour passer aux salles ciné.
Entre parenthèses, je me découvre des talents d’improvisation monstrueux et c’est tant mieux !
en un mot, comme en cent, ça partait pas gagnant.

Et pourtant,
THE groupe de rêve.
Je vais tous me les adopter comme papys et mamies.
Agréables, patients, attentifs, questionneurs,… Un groupe comme on les aime.
2h passent comme de rien et on se quitte bons amis.
(sous les fameuses critiques dithyrambiques)
J’ai bien fait de me lever ce matin…
Et en plus, il parait que j’ai une jolie voix <3

Hé bien voilà, je crois que j’ai guidés tous les événementiels possibles !
Mini ola pour moi
oooOOOOLLLAAAAAaaa

Double visite ce lundi :
Ne croyez pas qu’une double visite soit quelque chose de répétitif en soi…
Il vous appartient d’en faire quelque chose de neuf à chaque fois!
- Premièrement, le public n’est jamais le même.
Et ça serait bêtise que de vouloir resservir une visite « enfants » à des adultes…
- Deuxièmement, le public n’est jamais le même.
Même à l’intérieur d’une catégorie, les attentes et les intérêts ne sont pas les mêmes.
Prenez une classe d’ados.
La première peut être une école d’art de girlies RAF et de teigneux à franges et la deuxième une classe de petits fils à maman en pantalons cintrés et jupettes obligatoires pour toutes les filles qui viennent avec leur prof d’histoire/géo.
Et là… Je vous assure… Rien avoir…
De plus, sur les 1000 pièces de l’expo, il y a de quoi faire pour trouver des visites qui s’accordent aux intérêts de chacun.
Et puis, comme vous arrivez tôt à cause de cette cochonnerie de métro, ça vous permettra de discuter avec le groupe et d’instaurer un premier contact! C’est pas beau ça!
On est pas là que pour lâcher une visite toute faite, enfin! L’ADAPTATION : il n’y a que ça de vrai.
Et finalement, troisièmement,… Le public n’est jamais le même !
Les visiteurs viennent avec leur famille, leur problème, leur passion de l’Egypte, leur envie d’apprendre.
Alors bien évidemment, devant un panel de curiosités aussi différentes, une visite ne saurait jamais être la même.
Il n’y a pas de place pour l’ennui chez Toutankhamon! Enfin pas pour moi :)

Nocturne mercredi :
Excellente idée les nocturnes! Sauf pour celle qui reprenne le métro seule, le soir, quand y a personne…
Quand les criquets crissent et que les hiboux font « houhou », tu vois le genre, lecteur?
En plus, ce samedi, j’ai eu l’honneur et le plaisir…
Citation qui n’a rien de pompeux vu qu’elle vient du film pour ado’s geeks et attardés « Mortal Konbat » qui fut culte pour mon frère et moi à une époque
… de guider le Lion’s Club !
Même si je flippe un peu devant les foulards, les cravates, les costumes bien taillés et les ÉNORMES boucles d’oreilles en or,
on a passé un super moment!

Visite de week-end ce samedi :
Les visites du samedi sont celles où tout peut arriver!
Ce sont des groupes qui se forment « sur le tas » et qui sont donc composés d’une foultitude de gens très différents!
Dans le même groupe, j’ai une adorable mammy qui me fait pas de son admiration sans bornes pour les tombes de la vallée des artisans de Deir-el-Medineh et un monsieur qui me demande si « Ramsès vient avant ou après Toutankhamon ».
La magie du samedi.
Est ce que c’est ennuyant d’avoir une personne qui s’y connait dans votre groupe?
Pas vraiment.
Voulant vous montrer son savoir et sa bonne volonté, elle fera souvent des parallèles à la rien à voir qui vous permettra de diversifier le propos. J’ai envie de dire que c’est pas plus mal à condition de maîtriser le sujet parfaitement.
Ce qui est le cas, cela va de soi !

Ce que je préfère?
Que les gens viennent tous me serrer la main à la fin de la visite pour me dire qu’ils n’ont pas vu le temps passer!
Que j’ai l’air d’une vraie passionnée et que je leur ai donné l’envie d’en savoir plus encore sur l’Égypte.
Qu’on ne s’ennuie pas avec moi et qu’ils repartent avec des étoiles dans les yeux.

Hé nan, on ne s’ennuie pas avec moi. Et pis d’abord, qui a décrété un jour que le musée (la culture en général) ça devait être chiant?
Ca m’intéresse pas, en fait, de blablater un texte par cœur devant une assemblée, c’est pas un exam oral que je présente.
Alors oui, soyez fun, soyez drôle, soyez humain, soyez intéressant!
- C’est toujours plus attractif de faire comprendre aux visiteurs ce qu’ils voient sur les parois par eux-même que de leur mâcher le travail tout cru.
- Une petite vanne de temps en temps? Mais oui! Ça détend, et ça marche avec tout le monde, même avec les seniors, même avec le Lion’s club. Il faut arrêter de croire qu’on perd le sens de l’humour quand on vieillit, m’enfin!
- Les parenthèses occasionnelles? Mais bien sûr! Ce n’est pas parce qu’une question s’écarte de ton plan de visite que c’est une catastrophe.

En résumé : les médiateurs sont au service du visiteur, pas de l’objet !
Nous ne somme que le film, le filtre, l’interface, par lequel le visiteur peut déchiffrer l’objet qui se trouve devant lui.

Tutututututututututu
Plus que quelques visites avant une escapade bien méritée au pays de Mickey!
Tutututututututututu

Pour info, d’ailleurs, mon premier vrai groupe de senior’s a été délicieux et le deuxième (10 girlies en vadrouille) tout aussi succulent…
Joie, bonne humeur et plein de questions malgré une organisation sportive.
Comprenez par là l’arrivée de 150 petits de 3 ans et demi « venus voir des momies ».

Je ne me prononcerai pas sur l’incongruité de la chose.
Même moi, à 3 ans et demi, j’aurais préféré regarder le prince d’Égypte, plutôt… Mais bon.

Palme du compliment le plus étrange à monsieur Moustache :
- Vraiment une très belle visite, mademoiselle. Claire, précise,…
On voit que vous en connaissez des choses.
Je n’aurais jamais cru ça en vous voyant.
- Euh …
- Ah non, ne le prenez pas mal!
Mais vous avez l’air si jeune!
Voui… Je suis un bébé, je suis toute petite,… MAIS j’ai quand-même un MASTER d’égypto mon bon papy!

TO DO Walt Disney List
- Tester la piscine de l’hôtel New York
- (Enfin) visiter le nouveau parc!
- Trouver Mickey
- Faire un bisou sur le nez de Mickey (dépendant de mes qualités de limier)
- Tenter une photo sur le fauteuil d’Alice, devant le labyrinthe
- Entraîner Eric dans les tasses (Niak niak niak niak)
- Trouver l’entrée du bar des Pirates des Caraïbes et prendre un cocktail
- Chanter « it’s a small world » dans Pirates des Caraïbes
- Faire trois fois le space mountain de suite pendant une parade

Deux, c’est mieux…
Trois, c’est indécent!

Mais oui lecteur, encore trois nouvelles visites hautes en couleurs.
Elles se suivent mais ne se ressemblent pas!

Lundi : The monstruous visit!
La palme de la visite pourrave pour le moment.
Le public? Une bande d’ado’s wesh wesh à mèche et de girlies-girls hi-hi qui aiment pintader.
Alors, c’est pas faute d’user et d’abuser de TOUS les bons vieux trucs qu’on apprend en cours :
visite interactive, garder l’attention, joker, jouer sur les anecdotes, être loli-lol, rester simple, …
Mais quand ça veut pas… Ben ça veut pas.

Le public ado semble avoir tous les désavantages des publics réunis :
- L’air perpétuellement méfiant et dubitatif des seniors
Bien que je ne me suis plainte d’aucuns de mes gentils papys et mamies pour le moment. I love SENIORS !
- Cette espèce d’impression de savoir mieux que toi ce qui se passe du temps de Toutankhamon comme certains adultes.
Ben oui! Si c’est Christian Jacq qui le dit! A quoi me sert un MASTER d’ARKE contre Christian Jacq?
Après tout je ne suis qu’une petite blonde qui a l’air d’avoir 18 ans…
Quelqu’un a eu pitié de moi ou s’est gouré en m’embauchant… Ou pires suppositions que je n’osent évoquer Oo

- L’attention égale à celle d’un poisson pané (la minute du poisson rouge me semble encore trop généreuse)
Cela dit, j’ai hâte d’avoir ma première visite de poissons panés.

Une visite sportive, donc.
Éprouvante…
Comme chez le dentiste, ça fait du bien quand ça s’arrête.

A ce propos, je me permets de dégager une règle d’or : « Jauge ton groupe à la tête du prof qui accompagne ».
S’il ne semble manifestement pas intéressé et/ou te laisse le groupe pour aller boire un soda au « café Toutankhamon » qui sert de cafétéria…
Fuis!
En d’autres termes : c’est mal barre.

Mercredi : changement d’ambiance
Public : un groupe de clercs de notaire.

Je te laisse un petit moment pour savourer le changement.

Ah ben, mes petits amis, c’est carrément pas la même chose…
Peut-on vraiment passer de l’un à l’autre si facilement?
It’s my job!

Vendredi : deuxième groupe de d’jeuns.
Et là, je fear. JE FEAR grave!
Et c’est bien là que j’ai droit à une visite idyllique.
Primo : pas de pannes d’audioguides, de film, de micro,… Et rien que ça me met en joie!
Deuzio : Motivation ! Des questions, encore des questions, toujours des questions!
Prime d’intéressement : +1
Tertio : Attentifs jusqu’au bout!
Bon, je dis pas tous tous parce que j’ai bien un frangeux qui s’est perdu dedans mais quand-même!
Une très belle visite, pleine de partage.

Note pour moi-même : identifier pourquoi TOUS les jeunes pensent que Ramsès est un dieu?! Oo

Oooh que j’aime être dérangée en plein dépeçage de coyote par la mélodie si subtile de mon portable…
- Madame, êtes-vous disponible pour une visite demain à 10h?
Tape… Tape… Tape… Tppe… Dépèce… Dépèce… Oh une massue toute neuve!
- Mais bien sûr, tout à fait disponible!
- Parfait, à demain!
Tape… Tape… Mange un cadavre… EUH?! NAN Mais? Attend?

Voilà donc comment je me suis retrouvée ce jeudi à conduire une bande de pré-ados et leur deux profs dans les détours de l’expo.
Disons-le tout de suite : la tranche 13-14 ans, c’est pas la plus jouasse.
Ajoutons-le également : toutes les circonstances étaient contre moi!
Mais voyez plutôt  :

Première tuile : l’incident de film
- Ne t’inquiète pas, la salle est équipée d’infra-rouge, les audio-guides se mettent en marche automatiquement. Aucune chance que ça plante.
- AUCUNE!

- Sauf aujourd’hui, apparemment.
Me voilà donc en train de faire des aller-retours jusqu’à l’accueil pour obtenir un appareil décent.

Premier essai : néant

Deuxième essai : we kunnen zien tatatatatata…
En néerlandais!
Tous partant pour une visite en immersion?
Non seulement ma pauvre vanne tombe grave à l’eau…. Mais, en plus, je sens même quelques regards meurtriers de la part de mon auditoire…
(Et pas que de la part des enfants).

Troisième essai : bingo!
Sauf que 10 min. de film sont déjà passées et me voilà contrainte de meubler pendant 8 looongues minutes.
- Alors, comment avez-vous préparé la visite? Vous avez eu un cours sur l’Égypte en classe?
- OUIII
- Qu’avez-vous appris?
- RIIIEN
Y a des fois comme ça, on est pas aidé… Des jours comme celui-là, un peu. On réessaie?
- Des les pierres pour les pyramides, les dieux, les momies,…
- Quels dieux par exemple?
- Ben… Ramsès…
OMG! OMG! OMG! Ne pas crier, ne pas pleurer.
Deuxième regard meurtrier de la prof. Je sens qu’on va bien s’amuser.

Seconde tuile : La course contre la montre
- Mademoiselle, je vous signale quand-même que pour midi vingt, nous devons être partis.

- Ok papy, accroche-toi à tes gamins, on décolle.
Sauf que…
Sauf que NON!


Troisième tuile : TELE DUBAI!
Non, non, non, tu ne rêves pas lecteur.
Même les Dubaïotes ont décidé de me POURRIR MA VISITE NONDIDJUDENON !?
(Sinon, oui, on dit bien « dubaïotes », j’ai vérifié)
A grand renfort de caméra et de micro scandaleusement énorme, scandaleusement touffu et scandaleusement vert, un journaliste se jette sur moi!
Non mais genre, il était quasi aussi gros que ma tête?!
- Vous permettez qu’on vous film et qu’on vous enregistre
- A vrai dire, non je ne te permets pas. Et je ne te permettrai même rien du tout si je n’avais pas déjà une horde de gamins déjà pas bien concentrés transformé en MEUTE HURLANTE par tes soins!
Mais bon, de toute façon, mon avis, OSEF un peu…
De fait, sa question rhétorique n’attendait pas de réponse vu que je me retrouve illico avec la masse indécente de mousse de ce micro, dois-je le répéter, proprement énorme.


Va-t-en rattraper 30min. de retard avec tous les émirats arabes unis contre toi.
Vas y que je t’interviewe les petits, les profs,…
Est ce que mon badge  de guide, menant donc des visites guidées, a échappé à quelqu’un?
Par je ne sais quel miracle, je parviens pourtant à conclure dans les temps!

Et hop! Sur le finish : la tuile de la loose
(Mais encore une fois, je n’y suis strictement pour rien)
Les enfants sont intenables, il est temps que tout cela se termine et ça tombe plutôt bien, nous voici devant la boutique!
Je récupère peu à peu mes audio-guides et taille une bavette avec nos deux accompagnateurs heureux.
- Vous vous en êtes bien sortie, on voit que vous avez de l’autorité.
Ah ah ah ah… C’est pas tout de le dire… Croyez-moi…
- En plus, vous avez du mérite, ce n’est clairement pas la classe la plus facile.
Sourire gêné
- Et vraiment pas des flèches non plus.
Raclement de gorge et coup d’œil discret vers mon micro cravate toujours branché.
- Ah ça, c’est bien vrai, ils vont en avoir une belle image à Dubaï.
Mouvement beaucoup moins discret vers le micro voire carrément indécent
Coups d’œil des profs…
Enfin!
- Oh mais c’est pas grave vous savez, ils sont au courant…
Oo
Ah ben comme ça, on en est sûr, il n’y a plus aucun doute.

Lundi, rebelote une école de secondaire.
Je feeeeear.
Ou pas!

 

 

Et là, j’attire votre attention sur cette merveilleuse transition avec l’article précédent…
Oh yeah!
Je m’excuse d’avance pour les 3 jours de décalage presque exclusivement consacrés à :
- fêter dignement l’anniversaire d’une roudoudou-coupine (avec 2h de Zumba intensive)
- monter ma morte vivante  sur Wow
Parce que, oui, j’ai commencé Wow. Priez pour mon âme de mortelle et ma vie sociale de mortelle, surtout!
- insulter les services administratifs incompétents de vous-savez-quoi
Prochaine étape : purification par le feu!

Donc, venons-en au cœur de ce sujet.
Appréciation générale : UBER prestation même si 3 visites d’affilée, pour commencer, c’est du sport.

Première visite : idyllique
Public discipliné et intéressé, groupe plutôt homogène (adultes-seniors), timing respecté à la minute près.
Wonderfull!
Mis à part un micro accident de type :
- Mademoiselle, mon audio-guide ne marche pas
- Vous l’avez bien allumé?
- Mais bien sûr! Je sais quand-même mettre un appareil sur OFF!!!
- Euh… Comment te dire?

Et c’est là que j’aurais du me méfier…
Parce que ce genre d’aubaine ne se produite JAMAIS deux fois de suite!
Et de fait…

Deuxième visite : le chaos
N’imputons pas la faute à mon petit groupe qui était, par ailleurs, bien sympathique.
Non.
Mais 10 min. avant la visite le couperet tombe : groupe de 23 personnes.
23 bonshommes dans de petits espaces, espérons qu’ils ne soient pas trop épais.
Mais voilà que non seulement ils ont décidés de venir en troupeau mais en plus d’être en retard.
Le guide (moi) est pas content, le staff (eux) est pas content, les autres membres du groupes (les autres) sont pas contents nan plus…
A ce moment là, je commence à craindre qu’ils me pourrissent l’ambiance VE-GRA!
Mais non, les voilà, ils arrivent.
Mentalement, je recalcule ma visite pour faire passer inaperçu les 10min. de retard.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, nous voilà 27 au lieu de 23.
Ah ah ah ah…
Monsieur STAFF : mais c’est pas possible, c’est pas possible, il faut recompter.

Sauf que, recompter 6 fois le groupe ne le fera pas fondre.
Mais il y croit mon coordinateur alors bon, on se prête au jeu et je fais défiler mes adultes 2 par 2.
Dans la joie et la bonne humeur, attention, je vous l’avais dit que c’était un merveilleux groupe!


15min. de retard.
Ok. Ça reste jouable. De toute façon, je ne peux pas décemment partir en courant, je me suis présentée maintenant…
C’était encore sans compter la défaillance technique : 27 personnes – 23 audio-guides, ça aurait pu être convivial si il y avait au moins 2 écouteurs mais, là, avec une oreillette pour deux, c’est carrément indécent.

La visite commence donc avec 30 min. de retard mais grâce au talent de votre maîtresse des lieux : personne ne s’en plaindra.
Oufff!
Catastrophe évitée.
Et une standing ovation, en prime. Wouaw.

Je repars donc avec mes trois tonnes d’appareils sur les bras en me dépêchant quelque peu pour pouvoir enchainer la dernière 10 min. plus tard, l’âme sereine quand je me fais arrêter par un ami visiteur.
- Merci encore mademoiselle.
- De rien, de rien, la visite vous a plu?
- Beaucoup… Mais je peux vous avouer quelque-chose?
Là où toute personne sensée se méfie, moi, j’ai la naïveté de laisser les choses suivre leur cours.
- Si je vous dis que je descend des anciens égyptiens, vous me croyez?
Mmmmmh…
Option 1 : Je ris nerveusement. Il plaisante? Ah nan… Il plaisante pas. On pourrait le prendre mal.
Option 2 : Je fuis. Idem. Avec le (haut) risque de me vautrer dans mon Hi-Fi.
Option 3 : Je plisse les yeux, la bouche et fais haaaaan…. Mais c’est ridicule et inutile.
Comme je suis une personne polie et ouverte à tout, je choisis :
Option 4 : Si vous argumentez ce propos, je suis toute prête à vous croire + sourire Colgate.
Le principal risque avec ce genre d’option, c’est que le gars t’explique. Et, bien entendu, il a expliqué.
Donc mon très gentil (parce que rien ne l’empêche finalement) monsieur est un bouddhiste convaincu d’avoir été égyptien dans une vie antérieure.
Pourquoi moi?
Après le médium du bus (véridique, d’ailleurs j’ai une aura très lumineuse et je dégage plein de bonnes ondes, paraît-il), l’égyptien de l’expo!
- D’ailleurs que quelque-chose se passait dans votre voix. Vous devriez essayer.

Note pour ma TO-DO LIST : vérifier si je n’ai pas un ancêtre dans le double pays.
En attendant coco, une dernière visite m’attend.
Je prend congé de ce toujours très gentil monsieur et promets de creuser un jour l’idée.
Ben quoi? J’ai toujours voulu me réincarner en fraise des bois mais j’avoue que me trouver une ancêtre nilotique, ça me tente pas mal !
Chacun ses convictions!

Troisième visite : le retour du plaisir!
Je n’ai pas à paniquer pour les minutes qui s’égrènent.
Ambiance zen!
Bon, ok, dans mes visiteurs il y a un fan de Christian Jacq mais après le coup de stress précédent, je te pardonne.

PETITE REMARQUE aux mamans qui débarque avec leurs petits bouts aux visites de l’expo :
- Le guide n’est pas un baby-sitter.
Ça se saurait!
Ça serait donc appréciable que vous teniez vos bambins un minimum!
C’est à dire que, non, on ne s’assied pas sur les pieds d’une statue de Toutankhamon MEME si c’est une copie, on ne hurle pas, on ne court pas partout,…
ET QUOI COMMENT? Non on ne peut pas manger dans l’expo!
Entre faire la visite et gronder les gamins : il faut choisir.

- Dans le même esprit, be aware!
Que votre bambin me fasse part 2, 3, 4, 12 fois de sa passion pour les playmobil’s Toutankhamon, c’est mignon.
Que votre bambin interrompe une visite guidée avec 26 autres personnes pour me le faire savoir, c’est PAS mignon.
C’est inopportun.
DONC au lieu de rire bêtement en faisant « il est trooooooop chouuuuu », tu lui expliques que c’est pas le moment. YOU KNOW?
Ou, au pire, tu soutiens le guide quand il te dit que c’est pas le moment…
Et tu évites les « vas-y, dis à la dame, ce que tu gardes à la maison »
A priori, je ne pense pas que les autres membres du groupe en aient quelque-chose à carrer!

- 6 mois, c’est trop jeune!
Un bébé crie, pleure, hurle, joue avec ses hochets et bois à intervalle régulier.
En aucun cas un bébé ne s’intéresse à la question du pouvoir des prêtres d’Amon et de la richesse de la tombe de Toutankhamon.
Évitez aux autres le stress des cris de bébés, profitez d’une sortie culturelle en amoureux et faites le garder.

- Enfin… Laissez vos enfants répondre quand le guide pose une question!
Question du type « voyez-vous la différence entre telle et telle figure? »
Maman motivée répond : mais bien sûr, la couleur de la peau.
Ah ah ah ah…
Nan, mais je me doute bien que tu fais la différence, à ton âge, entre ce genre de choses.
Ou alors?
Je sais que tu sais. Tout le monde le sait. Et les autres savent que tu sais aussi…
Alors laisse répondre le petit, BORDEL!

Le texte a été appris, le public a réservé ses billets.
Le décor est superbe, l’ambiance propice aux rêves.
Les intervenants savent ce qu’ils doivent faire, où se placer.
Trois prestations ce samedi.

Le stress monte…
Le texte n’a pas vraiment de mal à rentrer, je n’ai pas peur de questions cons, j’ai de l’information plein la tête et de quoi discourir des heures.

Au final, on le sait, tout est question de timing et d’improvisation finalement.
ALORS QUOI?
Namého, je m’y connais, c’est mon métier, ma passion, mon plaisir, mon dû, mon envie,…
Et puis j’ai écrit mon texte d’une traite, c’est dire s’il me paraît bien,…
En plus je peux éventuellement rebondir sur autre chose,…

Alors pourquoi stresser? POURQUOI?

Il faut se rendre à l’évidence, ce n’est pas du stress.
C’est du trac!

Samedi, je relis mon texte, je passe à l’habillage, au maquillage.
Samedi, je rentre en scène.


« J’ai un tempérament fougueux ;
et cette dose de ténacité que certains observateurs malveillants qualifient parfois d’obstination ;
des spécificités qui font que, désormais, mes ennemis se plaisent à me définir comme ayant mauvais caractère.
Eh bien, je n’y peux rien ! »
 


(Howard Carter)

On peut dire que j’ai de la chance, non?
Commencer sa carrière professionnelle avec Toutankhamon,
ni plus, ni moins…
Il y a carrément plus looseux!

L’expo du célèbre pharaon « Toutankhamon, sa tombe et ses trésors » arrive à Bruxelles grâce au partenariat de VisitBrussels et de la société allemande Semmel Concerts.
Le concept est alléchant :  revivez la découverte de la tombe par Howard Carter en 1922!
Les trois chambres funéraires ont été reconstituées pour l’occasion ainsi qu’un millier de répliques des objets les plus marquants du Tombeau.
Bijoux, chapelles, armes, instrument de musique, objets de culte, amulettes, char en or, trône et, bien sûr, le célèbre et inévitable masque mortuaire, tous façonnés par des artisans égyptiens triés que le volet.

A côté de cela, le Musée du Cinquantenaire profite également de cette occasion pour sortir de ses réserves quelques pièces de choix comme les dessins de Howard Carter ou les cadeaux que lui-même et Lord Carnarvon offrirent à Albert Ier et Elisabeth lors de leur séjour en Égypte.

Si le prix d’entrée peut paraître un peu dissuasif (comptez de 13,50 à 17,50 pour les adultes et un peu plus de la moitié pour les enfants), ces tarifs prennent en compte un audio-guide fort bien documenté et une expérience réellement intéressante à vivre!
Cependant, si vous voulez « apprendre » véritablement du neuf sur l’Égypte antique, donnons-nous plutôt rendez-vous au Louvre ou au Cinquantenaire!
En effet, l’expo vise plus sur l’immersion du visiteur dans l’émotion de la découverte que dans l’enseignement pur et dur…

Malgré cela, je peux dire sans beaucoup prendre de risque que ce sera l’évènement de l’année!
A voir : http://kingtutbrussels.be/web/