Enfin!
Après une année entière d’une vertueuse patience : le jour frabieux est arrivé!

Au premier abord, le film est assez totalement perturbant, déroutant.
Premièrement, c’est un Disney.
Par rapport au denier Burton en date (Sweeney Todd) c’est un virage à 180° d’un Londres gris sale et industrialisé vers les chatoyants paysages turquoises du jardin d’Underland.

Deuxièmement, pour les inconditionnels d’Alice, ce n’est ni une adaptation du roman d’Alice au pays des merveilles, ni de L’autre côté du miroir, ni du dessin-animé Disney de 1951 (et oui, déjà).
Mais d’un peu tout à la fois…

La totalité du casting est tellement énorme que cela se passerait presque de commentaires.

Tout d’abord, l’inénarrable chapelier, Johnny Depp qui signe sa 7ème collaboration avec Tim Burton. Méconnaissable comme à son habitude et potentiellement dérangé. Exceptionnellement juste, encore une fois, malgré un petit côté légèrement flippant.
Je lui trouve même un petit air de Christopher Walken dans Sleepy Hollow…

Helena Bonham Carter en est, elle, à la 6ème collaboration avec son mari. Excellentissime dans le rôle de la reine rouge qui lui offre un rôle tout à sa démesure.

Il me faudrait quand-même parler d’Alice! Mia Wasikowska qui fut une très bonne surprise dans ce film. Je l’avais trouvé un peu fade sur les extraits choisis pour les bande-annonce mais ce ne fut finalement qu’une fausse impression. Touchante et grave, elle a en effet tout de la véritable Alice.

Mentions spéciales pour Anne Hathaway (la reine blanche) et Matt Lucas (Tweedledee / Tweedledum). D’une part, je trouve particulièrement savoureux de voir la première se « moquer » du rôle de gentille princesse qu’elle a à plusieurs fois repris pour Disney (princesse malgré elle 1 et 2)  et d’autre part, elle arrive à en faire un personnage attachant malgré la caricature.
Ensuite, les génialissimes  Tweedle (que j’ai beaucoup vu traduit par Bonnet blanc et Blanc bonnet dans les magazines et sur le net, erk!) qui sont certainement mes deux personnages préférés du film.

Enfin, de très très bons seconds rôles comme Crispin Glover, le valet de cœur, qui a du se balader avec des échasses pour les besoins du film et, bien entendu, tous les personnages virtuels comme le frappé lièvre de mars, le touffu chat du Cheshire,  Absolem (la chenille),  le vindicatif loir, le lapin blanc,…

Les effets spéciaux sont époustouflants de discrétion. Qui n’a pas cru à l’énorme tête de la reine de cœur? Qui n’a pas été émerveillé par les fabuleux décors de ce wonderland? Qui n’a pas frémi au passage du Bandersnatch? Qui a douté qu’Alice avait rétréci au point de se cacher dans une théière?  Qui n’a pas souhaiter enfouir ses doigts dans le pelage du chat du Cheshire?
Personne!
C’est à cela qu’on reconnaît, à mon sens, les bons effets spéciaux : il s’efface devant le spectacle du film.
Tout était parfait : les couleurs acidulées, le rendu des matières et l’intégration des personnages fictifs.

Mention spéciale, encore une, au design des cartes à jouer, sbires de la reine rouge et aux palais des deux sœurs Mirana et Iracebeth.

Évidemment, une musique envoutante signée Danny Elfman, propre à nous emmener loin, loin, loin dans notre imaginaire…

Enfin, l’histoire est d’une vraie beauté. Un merveilleux contes (pour grands et petits enfants) dont la fin aura certainement fait regretté à certain moi de ne pas avoir emporter un paquet de mouchoirs.

Je ne peux que vous conseiller d’aller le voir dans les plus brefs délais!
Je vous conseille vivement de l’apprécier en VO (comme toujours) et de vous laisser séduire par la 3D si vous êtes amateur.

Anecdotes :
- Est ce moi ou le premier plan, dès l’entrée d’Alice dans Underworld a été emprunté au Disney de 1951? Je veux bien sûr parlé du plan où un cheval à bascule ailé se dispute avec une libellule.

- Si vous êtes attentifs, vous repérerez surement l’arbre du cavalier sans tête de Sleepy Hollow.

- Vous vous êtes déjà demandé ce qu’était le papier sur le chapeau du chapelier? (appelé d’ailleurs Tarrant dans le film…). Il s’agit du prix du dit chapeau! 10 shillings et 6 pences.

- Une bonne partie du casting d’Alice s’était déjà rencontré dans la saga Harry Potter :  Helena Bonham Carter (Bellatrix Lestrange/La reine rouge), Alan Rickman (Rogue/la chenille Absolem), Timothy Spall (Pettigrow/Le chien Bayard), Imelda Staunton (Dolorès Ombrage/Le visage des fleurs) et Frances de la Tour (madame Maxine/Tante Imogène) !

- Vous connaîtrez le vrai nom du pays des merveilles : Underland et non pas Wonderland.

- Si Alan Rickman se cache derrière Absolem, la chenille et Timothy Spall derrière Bayard, c’est Christopher Lee (Saroumane, Lord of the rings) que l’on retrouve derrière le Jabberwocky, Michael Sheen (Aro, Twilight) derrière le lapin blanc, Stephen Fry (Oscar Wilde, V pour Vendetta) derrière le chat du Cheshire et Michael Gough (l’inoubliable Alfred de la série des Batman que Tim a réussi à sortir une fois de plus de sa retraite!) pour le dodo.

JABBERWOCKY by Lewis Carroll

’twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.

« Beware the Jabberwock, my son!
The jaws that bite, the claws that catch!
Beware the Jujub bird, and shun
The frumious Bandersnatch! »

He took his vorpal sword in hand:
Long time the manxome foe he sought–
So rested he by the Tumtum tree,
And stood awhile in thought.

And as in uffish thought he stood,
The Jabberwock, with eyes of flame,
Came whiffling through the tulgey wood,
And burbled as it came!

One, two! One, two! And through and through
The vorpal blade went snicker-snack!
He left it dead, and with its head
He went galumphing back.

« And has thou slain the Jabberwock?
Come to my arms, my beamish boy!
O frabjous day! Calloh! Callay! »
He chortled in his joy.

’twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.

Enfin vu!

Après quelques semaines d’attente, et malgré les moqueries de ma petite sœur de 15 ans…
(Genre toi tu vas voir wall-e? trop la loose, lol, mdr)
Et ben franchement, elle s’est privée d’un SUPER moment!
Cela faisait longtemps qu’un Disney ne m’avait pas plu comme ça.
(Pixar doit d’ailleurs être la meilleure chose qui leur soit arrivé depuis… depuis longtemps)

Wall-e est un robot nettoyeur qui prend sa tâche très à cœur.
Inlassablement, il compacte les ordures qui encombrent une planète terre décidément bien déserte.
Accompagné d’un ami cafard rescapé, il aime aussi embellir une collection d’objets pour le moins insolite et regarder une vieille cassette d’ »Hello Dolly » sur son téléviseur.
Puis, un jour, un vaisseau débarque sur terre et y laisse en cadeau un robot ultra perfectionné, ultra féminin et pourtant pas commode : Eve.

Peu de dialogue mais beaucoup de magie.
En effet, ce film est beau. Magnifique.
Beaucoup d’attention a été apporté aux petites choses comme les jeux d’ombre, de fumée ou encore les reflets éblouissants de la petite Eve.
On rit beaucoup des péripéties de ce petit robot décalé (trois étoiles pour son « réveil difficile ») qui sait rester attachant et humain malgré sa forme.
Ce film a également l’avantage d’être constellé de clin d’yeux à des films comme « 2001″ ou « planète interdite » et d’avoir plusieurs degrés de lecture ce qui permettra d’embarquer toute la petite famille dans ce trip.
Je vous conseillerais de rester jusqu’à la fin du générique pour apprécier le détournement des arts (rupestres, égyptiens,…) à la sauce wall-e!

Cinéma… CINEMAAAAA (private joke inside)

Ce dimanche, avec les pop’s et mon chéwi, on avait décidé de se rafraichir dans les salles obscures de la capitale. Tout cela dans le but honteux de rentabiliser les voyages en Belgique de notre cochonette d’Alix et de préserver ma peau de porcelaine de ce soleil cruel et néfaste.
Donc, nous voilà embarqués pour 2 films diamétralement opposés qui seyaient bien à notre esprit d’aventure : « Narnia, chapter 2″ et « The dark Knight ». Les mauvaises langues diront qu’à ce point là, on ne parle plus d’éclectisme mais de confusion mentale. Soit.

Ayant reçu le livre-brique énorme regroupant tous les tomes de l’histoire de Narnia, il fallait absolument que je voie son adaptation au cinéma!
L’histoire se passe un an après l’aventure de la garde-robe. Mais si seulement un an s’est écoulé dans notre monde cartésien et terne, cela fait un millénaire que le monde magique et merveilleux de Narnia a sombré dans la déchéance. Plus de bébêtes qui parlent, plus de faunes, de centaures,… L’histoire d’Aslan et des 4 rois et reines de Narnia se perdent dans la légende. A présent, les rois du monde sont les Telmarins, des humains dirigé par le roi Miraz, et qui, surement parce qu’ils sont humains, mettent le souk partout (hé oui, c’est toujours la faute des humains stupides et pas écolos pour deux sous qui ne comprennent rien de rien à la magie et à pas grand chose d’autre avouons le).
Les quatre enfants sont finalement rappelés à Narnia, par hasard, par le Prince Caspian, le jeune héritier du trône des Telmarins. Son oncle Miraz cherche à l’éliminer afin que son propre fils nouveau-né puisse monter sur le trône à sa place…
Ok, c’est très Disney. Mais quand on garde son âme d’enfant (si, si…) ça reste très mignon!
Les décors sont fabuleux, les armures sont très esthétiques, le soin apporté aux effets spéciaux sont bien dosés et le tout n’est pas dénué d’humour. J’accorde une mention tout à fait particulière au très méchant roi Miraz qui pour sa brillante prestation va se faire détester par tous les enfants de moins de 12 ans.

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« Why so serious? »

Batman poursuit sa quête de justice à Gotham City. Bruce reconstruit son manoir, tente de reconquérir sa belle (qui a muté de l’insipide Katie Holmes, éternelle petite copine de Dawson, à Maggie Gyllenhaal, la sœur de l’autre), fait des folies de milliardaires, papote avec son majordome Alfred, etc. Aidé par un James Gordon gauche merveilleusement servi par le merveilleux Gary Oldman (qui peut décidément jouer n’importe quoi, j’avais revu Dracula l’avant-veille et on se demande presque si il est possible que ce soit le même homme) et le procureur modèle, Harvey Dent (Aaron Eckhart, qui n’a jamais rien fait de transcendant jusque là mais qui n’est pas mauvais du tout). Le trio s’unit plus ou moins pour combattre la pègre. Aidé par un Morgan Freeman, toujours dans l’ombre mais toujours bien présent.
Mais l’avantage de combattre la mafia, c’est quand même le fait qu’elle soit d’une routine à pleurer. Blanchiment d’argent pour rendre les riches parrains très riches, contrebande pour rendre les riches parrains très riches, trafic de drogue pour rendre les riches très riches,…
Mais… Arriva le joker.
Et là, ça devient tout simplement énorme!
Le joker de Heath Ledger (acteur regretté) n’a rien à voir avec la fantaisie et l’extravagance du joker de Jack Nickolson (sans rien lui retirer, bien loin de moi cette idée! Il était excellent dans un style totalement différent, typiquement Burtonien en fait…)
Le joker Ledger est un psychopathe névrotique glauque et puissamment dérangeant. Rien ne l’intéresse ou alors… Totalement à l’ouest de sa personne et cruellement intelligent à la fois dans sa mise en scène d’expérimentation du comportement humain. Froid, calculateur et excessivement attirant. Là où le Joker de Burton s’épanchait dans l’excentricité, celui-ci est beaucoup plus intimiste, centré sur ses idées folles et sombres.
Je ne saurai trop vous conseiller de voir ce film. Non seulement on est « tenu » par l’intrigue de bout en bout mais on ne peut s’empêcher de se sentir intrigué par ce personnage plein de mystères qu’est le Joker. J’irai même jusqu’à dire que le charisme de celui-ci efface presque celui du Batman…

Et en plus de ça, en bonus, la critique du « Magnum Mayan mystica ». (A force de voir Eva Longoria partout, il fallait bien que je le tente). Verdict : très bon mais à conseiller seulement à ceux qui aiment la cannelle.
Voila.

What do stars do? They shine…

Vous n’en n’avez JAMAIS entendu parler et ça ne m’étonne qu’à moitié vu le peu de pub qu’on a fait autours de ce film. Grossière erreur!
Ian McKellen, dans la VO, nous conte l’histoire de Tristan (Charlie Cox, jeune premier inconnu au bataillon), un petit commis maladroit amoureux d’une blondinette capricieuse qui le fait tourner en bourrique (Sienna Miller, ex fiancée de Jude Law). Celui-ci promet à sa bien-aimée de lui ramener une étoile filante en s’aventurant de l’autre côté du mur qui sépare de leur petit village de Wall (En VF le petit village de « Mur »… Regardez la VO). Mais de l’autre côté du mur…
Hé bien de l’autre côté du mur, on accède à un monde magique avec de très méchantes sorcières, et surtout une (Michelle Pfeiffer, ancienne catwoman, miaouw). On apprend que les étoiles filantes sont de jolies jeunes filles trop romantiques et certainement trop curieuses (Claire Danes, la Juliette de Dicaprio) et on assiste à la prestation la plus délirante et la plus énorme de Robert de Niro en pirate chasseur d’éclairs cruel et… Je vous laisse le plaisir de le découvrir.

En bref, on débarque avec des a priori gros comme des maisons et on ressort avec le sourire, voire le fou-rire! C’est un conte, un vrai. Mignon, drôle, féérique,…
On en faisait plus des comme ça depuis Labyrinth, Willow et Dark Crystal. Cependant, soyez prêt à vous laisser embarquer, ce film est totalement et positivement barré.

On aime les « marvel » ou on aime pas. Et quand on aime, on brave toutes les mauvaises critiques qu’on peut trouver et on y va.

Quelle surprise!

Mieux que Daredevil (mais ce n’est pas vraiment un exploit)

Moins ridicule que X-men 3 (nan mais cette déviation de pont, quoi…)

Plus viril que spiderman 3 (je n’ose même pas repenser à cette scène de danse sur trottoir)

Moins je-case-ce-que-je-peux-d’explosions-pour-cacher-le-manque-de-scénario que les 4 fantastiques et le surfeur d’argent

Iron man

ironman

Alors, il faut mettre les choses au clair.

Oui, c’est un marvel.

Bien sur, ce sont de supers-héros américains qui sauvent d’autres Américains.

Evidemment, on exulte toutes ces bonnes vieilles valeurs patriotiques qui sommeillent dans notre côté américain caché et à vrai dire, depuis le battement médiatique assez improbable qu’on a eu à la sortie de « Bienvenu chez les chtits », je ne commenterai pas cet « effet pro-national ».

Mais!

Il n’empêche que non seulement on rigole bien mais, qu’en plus, on est pas servi par la loi de l’effet spécial intensif.

Ce ne sera pas le chef d’oeuvre du siècle mais Robert Downey Jr. est terriblement convaincant dans ce rôle de génie de l’armement cynique et mondain. La confection de l’armure est assez impressionnante et les combats du justicier ont juste ce qu’il faut de « Powaa », « Baaam », « crack »,… pour tenir en haleine sans lasser. Gwyneth Paltrow est elle-même intéressante dans le rôle de secrétaire/esclave dont on rêve tous.

Mention spéciale pour la BO très old-hard-rock qui convient à merveille à ce film. La bande annonce (qui résume assez mal le film, je trouve) résonne d’ailleurs du fameux titre de Black Sabbath : Iron man. Car, oui, avant de devenir plus ou moins à ses dépends acteur de série de télé-réalité sous influence, Ozzy Osbourne fut un jour le Prince des Ténèbres et du métal.

En bref, le meilleur marvel depuis un bout de temps…

There was a barber and his wife
And she was beautiful…

A foolish barber and his wife.
She was his reason for his life…

And she was beautiful, and she was virtuous.
And he was nieve.

There was another man who saw
That she was beautiful…

A biased vulture of the law
Who, with a gesture of his claw
Removed the barber from his plate!
And there was nothing but to wait!

And she would fall!
So soft!
So young!
So lost and oh so beautiful!

Ah, that was many years ago.
I doubt if anyone would know…

DSCN3088

Ca faisait longtemps un petit dessin, non?

Si l’on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler.

Shakespeare

N’empêche que de temps en temps, ça énormément de bien. Bon ok, il faut bien le dire, c’était pas trop la farniente. C’était beaucoup de courses à droite à gauche, de gens à rencontrer, saluer, revoir, écouter,… Mais quand même! J’ai l’impression d’avoir eu une mini semaine plus variée et remplie que le mois qui a précédé :

Décembre- début janvier :

- étudier

- présenter

mi janvier :

- se décoller de son pc, son canapé (même si dans le canap’ on est bien)

- meubler de longues heures de train

- débloquer mon Wario de son niveau 5

- recommencer à bouquiner (j’en rêvais)

- rencontrer de nouveaux gens (et quels gens ! Je vais pitetre commencer à aimer les IRL’s :p)

- revoir ceux qu’on a pas vu depuis longtemps

- offrir des cadeaux à une gamine adorable

- lui apprendre à faire des crocodiles en perles

- se promener dans une ville oubliée

- se faire câliner pour autre chose que se donner du courage ou consoler

- recommencer à manger sainement (même si le bio…)

- rentrer à 2 heure du mat’ parce qu’on s’en fout!

- regarder la télé

- goûter de nouveaux plats

Et aussi : retourner au cinéma ! Et en parlant de ça, le nouveau Tim Burton est tout simplement énorme!

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

C’est… tout simplement énorme, tout simplement du Tim Burton.

Du grand Tim Burton!

Autant être prévenu à l’avance malgré un fond extrêmement sombre, voire gore (après, soyons clair, tout est dans le titre, c’est pas Bambi), ça chante plus que dans un Disney. Rien de potentiellement étonnant pour ceux qui connaissent l’étrange Noël de monsieur Jack et les noces funèbres. On est pas dépaysé : photographie superbe, un réel sens de l’esthétisme, les images apparaissent aussi finement ciselées que les lames en argent de Todd. Une triste histoire, un drame pathétique pour une vengeance désespérée. Les acteurs-chanteurs (et par pitié, allez voir le film en VO sous peine de rater un grand spectacle) évoluent dans une Londres grise et étincelante à la fois.

Quelles éloges pourrait-on encore faire à Johnny Depp, toujours aussi différent et insaisissable au fil de ses rôles? Dire qu’il est étonnant, tellement juste et machiavélique à souhait ne suffit pas. Et il en faut du talent pour faire de ce qui aurait pu être un personnage de série B sanglant un chef d’oeuvre de composition. Et puis, il y a Helena Bohnam Carter… Terrible et fragile à la fois. Ces acteurs n’interprêtent pas, ils sont leur personnages! Dans la suite du casting, on peut noter Alan Rickman (Rogue- Harry Potter) qui, même s’il joue de nouveau un méchant, le fait toujours de façon différente et Sacha Baron Cohen, étonnant Borat devenu Italien maniéré, rival de Todd.

Ce film est une perle. Une vraie perle. Mais attention cependant, il faut des tripes pour se laisser glisser dans un Burton. Et pour celui-ci avoir le cran de s’y glisser tout entier même si cela peut paraître décontenançant au premier abord. On y frissonne et on y pleure, c’est un film qui se vit même si les images sont parfois glacées et noires… à l’image de son barbier…

sweeney

10 : Le mariage de mon meilleur ami

Mariage de mon meilleur ami

C’est LE film que j’ai toujours nié avoir aimé et même si on me le redemande je redirai que je ne l’aime pas :P J’ai peur de rien noooon mônsieur, j’assume pas mon penchant pour la guimauve.

Enfin soit +1 pour la scène du diner-chanté avec un Ruper Everett… Tout simplement terrible.

Julianne : Georges est venu pour… pour… [manque d'imagination] me baiser!

Georges : Oui ça prend un certain temps… [Idem].

9 : Bye bye love

bye bye love

On reste dans la guimauve mais en plus comique. Le film a lui tout seul est terriblement culte, terriblement décalé, terriblement sixties. Je le conseillerai à toutes les pures filles que je connais. Mon coup de coeur pour la sortie et la présentation du livre de Barbara !

Catcher Block : Je vous aime, Barbara…

Barbara Novak : Je sais.

8 : Labyrinth

Labyrinth

Mon film préféré valait bien plusieurs photos vu qu’il est extrêment méconnu…

Ver

Un terrible OUI! à la scène du bal sur fond de chanson romantique : As The World Falls Down.

Jennifer Connelly en petite poupée de porcelaine et David Bowie en grand maître des Kobolts.

[msn]sarah

Ma volonté est aussi forte que la tienne… et mon royaume est aussi grand, tu n’as nul pouvoir sur moi.

7 : Edward aux Mains d’Argent

edward_aux_mains_argent-pic1

Ok, maintenant vous le savez… La scène où Edward fait une sculpture et glace et que Kim danse dans les flocons…

Qui a dit neuneu?

6 : ‘O brother

o_brother_01

J’ai honte d’avoir dit à mon chéri que c’était le pire film que j’ai jamais vu, d’avoir soufflé, grogné à chaque chansons (et il y en a…),…

Il est très bien ce film baby… En particulier ce moment où les forçats vont pousser la chansonnette (encore…) pour se faire du blé et ainsi devenir les plus grandes country-star d’Amérique… Et oui…

Delmar : Qu’est-ce que tu faisais planté là ?
Tommy Johnson : Il fallait que je me trouve à ce croisement hier à minuit pour vendre mon âme au diable.
Ulysses : ça alors ! Le monde est petit, spirituellement parlant. Pete et Delmar viennent d’être baptisés et sauvés ! Il n’y a plus que moi qui ne suis pas « affilié » !
Delmar : Ne plaisante pas avec ça Everett !
Ulysses : Et qu’est ce qu’il t’a donné en échange le diable ?
Tommy Johnson : Il m’a appris à bien jouer de cette guitare.
Delmar : Oh non… C’est pour ça que t’as vendu ton âme au démon ?
Tommy Johnson : J’m'en servais pas.

5 : Fight club

fight club

La fin! évidemment. Mais j’ai des scrupules à la raconter… Et puis ça vous incitera peut-être à aller le voir!

Avec le canon d’un flingue entre les dents on ne prononce que les voyelles.

4 : L’étrange Noël de monsieur Jack

Jack skellington

C’était il y a longtemps, bien plus qu’il n’y paraît,
Au coeur d’un univers dont les enfants rêvaient.
Et un jour arriva cette étrange aventure,
Dans le monde des fêtes, présentes et futures.
Vous êtes-vous demandé d’où provenaient les fêtes ?
Non ? Alors suivez-moi, voici l’entrée secrète…

L’intro est superbe… Vous entrez dans la féerie en sautant dedans.

Like Tim Burton…

3 : C’est arrivé près de chez vous

cestarrivepresdechezvous

Tout le monde connaît maintenant le petit Grégory… (le coktail je veux dire… bouh, humour noir là, promis je m’auto-flagellerai).

Attention à vous, c’est un film… noir…foncé…

Recette :
Ben : Une larme de Gin, une rivière de Tonic, et ensuite, la p’tite victime… composée d’une petite olive, d’un p’tit morceau de sucre, et d’un p’tit bout d’ficelle. Et nous avons, le p’tit Gregory. Petit rappel de barème ! Combien de fois faut-il mettre le corps de l’enfant quand on l’immerge ? Rémy ! Combien de fois le corps de l’enfant s’il-te-plaît Rémy ! TAIS-TOI LAISSE RÉPONDRE RÉMY !
Rémy : Une fois…
Ben : Oui ! Pourquoi parce que les os sont…
Tous : Poreux !
Ben : Poreux ! Et si je t’emmerde tu l’dis hein. Tu n’écoutes pas tu as l’air complètement inattentif. Bon alors, ensuite tu prends ton petit Gregory. Et tu l’immerges… Et tu attends le résultat. Dès que l’olive est remontée, si tu es le premier, tu as perdu… tu paies la tournée… C’est pas compliqué…

2 : Pulp fiction

Pulp_fiction_jules

Jules : Monsieur Marsellus Wallace, de quoi a-t-il l’air ?
Brett : Quoi ?
Jules : De quel pays tu sors ?
Brett : Quoi ?
Jules : « Quoi » ? C’est ton pays ça « quoi » ? Fais un effort on parle quelle langue à « quoi » ?
Brett : Quoi ?
Jules : La langue bougre de fiotte, est-ce que tu comprends ce que je dis ?
Brett : Oui.
Jules : Alors tu comprends ce que je dis.
Brett : Ouiiiiiiiii !
Jules : Décris moi Marsellus Wallace ! Hein ?! De quoi il a l’air ?!
Brett : Quoi ?
[Jules braque son flingue sur Brett]
Jules : Dis « quoi » encore une fois ! Dis le encore une fois ! Allez dis « quoi » ! Vas-y répète le ! Je te mets au défi de dire « quoi » une fois de plus, allez dis-le pour voir.
[...]
Brett : Il est noir, il est plutôt grand…
Jules : Et est-ce qu’il a l’air d’être une fiotte ?
Brett : Quoi ? Qu…
[BANG Jules tire dans l'épaule de Brett]
Jules : Est-ce qu’il a… l’air… d’être… une fiotte?
Brett : Nooon !
Jules : Alors pourquoi t’as essayé de le baiser quand même Brett ?
Brett : J’ai pas essayé…
Jules : Si ! T’as essayé. Si, oh que si t’as essayé Brett. T’as essayé de le baiser et il se trouve que Marcellus Wallace préfère ne baiser qu’avec sa femme Madame Wallas.

Suivi de ça :

Ezéchiel 25
La marche des vertueux est semée d’obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l’Å“uvre du Malin. Béni soit-il l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu’il guide dans la vallée d’ombre de la mort et des larmes… Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’Éternel quand sur toi s’abattra la vengeance du Tout-Puissant !

Ce film est un monument, je pourrai vous le citer en entiers : allez le voir!

1 : Las vegas parano

las-vegas-parano_3

On avait 2 sacs bourrés d’herbe, 75 plaquettes de mescaline, 5 feuilles complètes d’acide en buvards, une salière à moitié pleine de cocaïne, une galaxie multicolore de remontants, sédatifs, hilarants, larmoyants, criants, plus une bouteille de tequila, une bouteille de rhum, une caisse de bière, un demi litre d’éther pur, et deux douzaines de Poppers. Non qu’on ait eu besoin de tout ça pour le voyage, mais quand on démarre un plan drogue, la tendance, c’est de repousser toute limite.

Las Vegas Parano ça commence très fort et ça ne s’arrête pas et LE moment cultissime, c’est ça :

Pitié! Dis leur de mettre leurs putains de chaussures de golf !

J’en profite en passant pour vous signaler ce site : http://replikultes.lelombrik.net/

C’est du plaisir en barre ligne, mais attention de ne pas y passer vos journées!