J’en avais déjà touché un mot dans un article précédent.
Mais en naviguant une fois encore sur le site de la charmante Lozia (cfr Twilight France),
que j’ai d’ailleurs rajouté dans ma mini-liste de liens favoris,
j’ai trouvé que cette retranscription d’article s’accordant plutôt bien avec mon avis perso.

Extraits :

- Résumer un livre de 500 pages en un film de 2 heures permet de supprimer la plupart des scènes ennuyeuses où Edward se montre (sur)protecteur. En fait, Edward semble heureux pendant tout le deuxième tiers du film, sentiment que Robert Pattinson joue beaucoup mieux que lorsqu’il est sombre et sérieux.
> Tout à fait d’accord. Le genre d’amoureux collant/guimauve cadre mal avec les penchants vampiriques.

- Le film a ajouté une scène impressionnante où Edward emmène Bella au sommet d’un énorme arbre pour admirer les montagnes et la rivière.
> Moyennement d’accord. L’effet spécial est pas au top top de la réussite…

- Les nouveaux amis de Bella à Forks ont été revus par Catherine Hardwicke : ils sont plus cool, plus amusants, d’origine différente et plus intéressants que dans le livre […].
> J’aime assez la bande.

- Au cinéma, on peut entendre des ados crier « je t’aime Edward ! » avant même le début du générique.
>… Ça commence largement à bien faire cette image de la fan lolita gothique et hystérique de 14 ans.

- Pendant la scène de baseball, on adore les vampires dans leurs tenues de sport vieillottes.
> Clairement une de mes scènes préférées, ça rend très bien à l’écran et la musique dépote (Muse – Supermassive Black Hole). D’ailleurs toute la BO est super sympa à écouter.

- Il y a des blagues ! Edward et Bella se font des blagues entre-eux !
> Voui… Enfin, c’est surtout la complicité des deux ado’s qui est plus accentuée. Comme Edward est moins inaccesible, ça permet des échanges sympas.

- On pense que c’est parce que le film a été fait par des « non-mormons » […] qu’il y a 2 blagues sur la poitrine (de Jessica).
> OH OUI! Assez de pudibonderie.

- Pour une raison inconnue, l’allure de la jeune serveuse de Port Angeles, qui ne peut s’arrêter de draguer Edward, a été transformée en une bizarre « poulette » en pantalon taille basse et avec une coupe de cheveux « bouffante » hilarante.
> C’est pas vraiment inoubliable, je mettrais pas vraiment ça dans un point fort. Ca doit être une private joke.

- Quand Edward explique à Bella qu’il peut entendre les pensées, il fait le tour du restaurant en détaillant ce que chacun a à l’esprit : « argent… sexe… sexe… argent… chat ».
> Ca rajoute un côté comique. C’est moins un film de fille qu’un livre de fille.

- En hommage aux anciennes méthodes de recherche, Bella trouve d’abord des renseignements sur les vampires dans un livre ! Avant d’aller directement sur Google.
> Là par contre, il y a de quoi lever le sourcil!

- Contrairement au livre, où Edward est effrayé à l’idée de décrire une de ses parties de chasse, dans le film on le voit chasser une biche.
> Et il est pas censé pas vraiment adorer les herbivores notre Edward en plus? ^^

- Quand Bella rend visite à la famille d’Edward, ils essayent de façon charmante de lui cuisiner un repas.
> C’est aussi l’occasion de franchement commencer à détester Rosalie!
Par contre la famille Cullen est vraiment trop rare… Petit regret.

- Tous les livres traitant du danger de la sexualité chez les femmes sont ridiculisés et renvoyés dans leurs préjugés lorsque Bella cède à la tentation en agrippant Edward qui, le pauvre, doit se projeter contre le mur pour résister.
> Girl power! Un poil de féminisme peut-être?

- Les autres vampires (Laurent, Victoria et James) n’apparaissent pas, d’on ne sait où, à la page 375, parce que Stephenie Meyer a soudainement réalisé qu’il fallait que quelque chose se passe. Ils font de petites apparitions tout au long du film, à chasser et à tuer des humains […], ce qui rajoute du suspense.
> Je trouve que c’est finement joué. Ca apporte un petit plus à cette apparition et un brin de cohérence à l’ensemble. Pas mal!

- Il y a une scène de combat entre Edward et James, alors que dans le livre Bella s’évanouit et apprend les détails plus tard.
> Ben oui, il fallait quand-même un poil d’action pour tenter d’attirer le public masculin.

- Uh, Alice saute sur James et lui brise littéralement le cou !
> J’ai trouvé sa mort un tantinet rapide. Mais ca semble être une logique américaine de bacler les fins de films : 1h30 de film et 5 min de conclusion.

- Le bal de promo du film est magnifique, avec le belvédère où Edward et Bella dansent dans la scène finale. Dans le livre, le bal de promo a lieu dans un gymnase.
> Très très belle scène de fin.
Mais pour la robe, franchement… Peut mieux faire!

Voilà deux jours que le film est sorti en France, mes révisions en littérature égyptienne avancent bien, la neige commence à fondre,…
C’est le bon moment pour commenter la saga Twilight!

Tout d’abord, je vous remet dans le contexte :
- J’ai lu les 4 livres après avoir vu Fascination au ciné, film que j’avais adoré malgré ses effets spéciaux pourris (rappelle-toi ici).
- Je les ai dévoré en une semaine (en sachant pertinemment que si je ne les finissais pas avant le début de mes exams, j’allais fièrement planté ma session).
- J’ai plus de 14 ans et ne suis pas du style lolita gothique comme tous les critiques semblent le croire à propos des amateurs de Twilight.
- Attention, je vais surement spoiler un peu! (Je veux bien sûr dire par là que je risque de dévoiler tout ou partie de l’intrigue des livres et donc, peut-être gâcher le plaisir et la surprise de la personne qui souhaite découvrir l’œuvre par elle-même).
Voilà, vous êtes prévenus.

1. Fascination/Twilight

Synopsis : Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l’état de Washington, pour vivre avec son père. Elle s’attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d’une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l’un d’eux, Edward Cullen. Ce garçon beau comme un dieu et qui lui sauve la vie plusieurs fois a selon les Indiens le sang froid… Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : quand Isabella admet que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.
Avis : Le plaisir et l’attrait de la nouveauté
Je le dis sans détours, l’histoire me plaît. Après, je suis sure qu’elle doit plaire à la moitié de la gent féminine de la planète (voire plus) mais il faut bien avouer que les histoires d’amour impossibles, ça marche!
Bon à côté de ça, le style n’a rien d’inoubliable. Cela glisse sans heurts mais sans points forts non plus.
Les personnages sont attachants et individualisés même si on évite pas certains stéréotypes du genre la blonde trop jolie qu’on adore détester.
J’ai adoré les scènes dans la clairière, celle du base-ball et le personnage d’Alice en général.
Malgré tout, et c’est vraiment une première, j’ai largement préféré le film même si les personnages y sont moins développés.
Je pense que le style de Meyer peine un peu à exprimer les sentiments contradictoires que ressentent les deux adolescents alors que la tension et l’hésitation des 2 acteurs sont bien palpables à l’écran.
De même, le « Edward » des livres en devient exaspérant de perfection (dans fascination, ce n’est pas encore énervant mais dans Hésitation et Révélation, ça devient carrément irritant) alors que la version ciné est, quelque part, plus humaine, plus appréhendable.

2. Tentation/ New moon

Synopsis : Bella fête ses 18 ans. La soirée d’anniversaire que lui organisent les Cullen tourne mal : la jeune fille se blesse et la vue de son sang provoque des réactions diverses chez les vampires. Trois jours plus tard, Edward lui annonce qu’il ne l’aime plus et que sa famille déménage. Bella ne comprend pas ce brusque retournement et sombre dans la dépression. Elle reprend le dessus peu à peu et s’aperçoit qu’en courant de graves dangers elle peut entendre la voix d’Edward. Elle décide alors de s’exposer régulièrement. Dans ce but, elle restaure de vieilles motos avec Jacob, le fils de Billy. Une amitié amoureuse se noue entre eux. Mais le retour soudain de Victoria et Laurent jette le trouble à Forks. Bella se retrouve traquée. Elle est sauvée in extremis par le clan indien des Protecteurs, qui ne sont autres que des loups-garous, ennemis héréditaires des vampires…
Avis : Mon préféré!
Je pense que Meyer appréhende tout simplement mieux les thèmes de la perte, l’absence de l’être cher que l’amour compliqué de deux personnes.
Parfait, touchant,…

3. Hésitations/Eclipse

Synopsis : Bella est partagée entre les deux hommes qu’elle aime. Elle décide finalement d’épouser Edward mais lorsqu’elle revoit Jacob, ses doutes resurgissent.
Souhaite-t-elle qu’Edward la transforme en vampire après leur mariage ?
Avis : Insipide
Très franchement, j’ai du relire le synopsis pour me rappelle de quoi ce tome traitait.
Il n’est pas mauvais (comme le sera Révélation, mais ici, j’anticipe déjà) mais tout simplement nul.
Pas d’action, une intrigue complexe pour des pépins de pomme, une pseudo-hésitation,…
Un roman intermédiaire?
Un roman marketing?
En tout cas, un tome qui ne laisse que peu de souvenirs…

4. Révélation/ breaking dawn

Synopsis : Bella a fait son choix : elle s’apprête à épouser Edward. Mais le jeune homme honorera-t-il sa part du marché ? Acceptera-t-il de la transformer en vampire et d’accepter de la voir renoncer à sa vie humaine ?
Avis
: Le fiasco du happy end
Je dirai que jusque le départ de l’île d’Esmé (la première partie de Bella narrateur), ça pourrait encore être potable. Malgré une critique de taille pourtant…
- Ça fait trois volumes qu’on attend la « concrétisation » de l’amour des deux jeunes gens, et on a droit à quoi? une demi page de papouille de Mormon?!
Non mais cocotte, quand il faut y aller, il faut y aller. On peut pas agiter une carotte (et quelle carotte) pour n’en filer que les poils.
Ce qui devait être un aboutissement, un moment magique pour adolescente virginale devient… RIEN.
- La grossesse se résumé à quelques moments glauques et gores où Edward fait preuve de l’exaspérante perfection/tolérance dont je parlais tout à l’heure.
Renesmée… Non mais rien que ce nom… Pitié. Arrêtez les violons et les clins d’œil en guimauve.
- En plus, pour le coup, si le 3ème tome manquait déjà cruellement d’action, là, c’est la panne sèche, au secours, tuez mon ennui. Le non-combat final ressemble à un rassemblement pacifiste de X-men. Pacifiste mais philosophe en plus. Je ne me souviens pas d’avoir déjà lu d’un truc aussi tiré par les cheveux, décousu et obscur.
- Et enfin cette détestable habitude du happy end américain… Tout s’exmplique et tout finit bien. Non seulement ça gâche la magie de l’histoire mais en plus ça ne laisse plus la moindre place à l’imagination.

Twilight…
J’y suis allé avec trois caisses de préjugés.
Quoi? un vampire qui se protège du soleil avec des lunettes?
Les trailers ne m’emballaient pas vraiment.
J’étais trop occupée par « le trône de fer » pour lire les livres.
J’avais plus ou moins repéré le petit Diggory (enfin celui qui le joue dans Harry Potter). Ok je le trouvais chou mais sans plus…
Mais en lisant le résumé du film, je me suis dis pourquoi pas? On me promettait une relation sensuelle et impossible, je ne suis qu’une fille! J’y suis allée.

Rholalalalalala…
Le coup de chaud…
Le coup au cœur…
Terriblissime!

Alors voila, on vous présente une jeune fille mignonette, un peu gauche comme toute les adolescentes de son âge mais tellement attendrissante. Elle est catapultée dans un village nord-Américain pour que maman puisse vivre son idylle avec beau-papa et découvre donc sa nouvelle école avec appréhension.
Bref, elle se trouve une bande de potes pas trop lourd avant de tomber sous le charme d’Edward.

Mais voila, Edward est un vampire (oui ok, je sais, l’histoire on l’a lue partout).
Edward Cullen…
Il est un peu le gars que toutes les filles voudraient avoir. Beau, intelligent, puissant, un peu maladroit, mystérieux et le fait qu’il doive lutter de toutes ses forces pour résister à l’envie de vous bouffer n’est pas pour me déplaire.
Le film résume donc les prémices de cet amour naissant (oui, ça a l’air neuneu comme ça et ça l’est un peu).
Mais avec quel talent cela est fait…
*Soupir*

J’adore cette façon de filmer les ado’s, sans le gros cliché de la blonde populaire et le gothique miteux rejeté de tous.
J’adore la fratrie Cullen (la famille d’Edward) avec ses individualités bien différenciées (ou il n’y a pas de petit frère mignon ou de soeur triste pour jouer les faire-valoir).
J’adore la façon dont la caméra semble trahir les regards, caresse les corps des amoureux, quand la tension semble tout à coup palpable…
En bref, ce film a fait fondre mon cœur de beurre et apparemment pas seulement le mien (je n’ai jamais entendu une salle autant glousser en même temps que moi).
En 10 min, le film avait embarqué tout le monde. Filles oui, mais garçons aussi!
Parce que oui, ce n’est pas non plus du mâchonnage de guimauve à temps plein, et en 2 heures de film, je risquais l’overdose. On rit pas mal des situations dans lesquelles sont plongées les deux héros et du cynisme pratique d’Edward notament.
Et puis il y a quand-même de jolis moments d’action, c’est pas la surenchère, mais ca vaut la peine d’être noté.

Ca serait trop écouter mes hormones en ébullition si je ne vous parlais des quelques petits hics de ce film.
Alors je vais tenter d’êtres impartiale même si ce film me trotte dans la tête sans me quitter depuis hier soir…
Bémol 1 : les effets spéciaux.
Entre les vampires talqués, le pseudo-scintillement de peau et les effets de vitesse totalement raté, heureusement que le jeu d’acteur ratrappe le tout.
Bémol 2 : (ok, c’est stupide mais ça m’a agacé)
Cette exécrable façon de prononcer le « Edward Cullen » ou « Edweuuuuuurd Culn ».
Un détail.

Edward reste ma grande révélation.
Passé du boy-next-door tout à fait commun à sex-symbol tout à fait irrésistible en l’espace d’un film, j’en suis la première suprise.
Il sert son rôle à merveille et fera surement saliver les plus jeunes.

Vraie grande surprise,
vrai grand bonbon…

A moi les livres maintenant!