Alors comme ça, spontanément, sans me creuser, 3 mots me viennent à l’esprit :
Navrant
Risible
Pathétique

Par où commencer?
Cette ébauche de scénario pourri et bourré de bons sentiments?
Ces effets spéciaux à 10 dollars et demi?
Le « jeu d’acteur »… Nan mais rien que l’écrire, c’est drôle… de Nicolas Cage?
Je vais même pas bâcher sur Eva Mendès… Après tout, c’est pas vraiment une actrice… Si?
Le charisme de moule du « méchant de l’histoire »?
Le rôle obscur du personnage secondaire?
Le doublage français psychédélique?

Parce que là, on est loin du nanar honnête, devant lequel tu te marres avec tes potes.
Très loin.
Ça se rapprocherait plus de la torture mentale, de la daube infâme, de l’erreur tragique mais néanmoins cinématographique.

Je résume :
« Pour sauver la vie de son père, le motocycliste cascadeur Johnny Blaze a vendu son âme à Mephistopheles. Cette décision le fait se transformer en un justicier aux pouvoirs surnaturels, appelé à combattre Blackheart, le machiavélique fils du prince des ténèbres ».

Ok. Il y avait déjà là, motif à se méfier.
Mais bon… Quand on aime les Marvel, on a tendance à aller voir n’importe quoi.
C’est exactement ça.

Le film s’enterre tout seul, c’est vrai.
Cependant, je dois quand-même avouer que Cage lui a envoyé une bonne pelletée de terre avec un air abruti qu’il conservera du début à la fin et de grands mouvements de doigts théâtraux (ou pas).
Eva Mendès est risible, au propre comme au figuré. Mais vu la taille de ses décolletés, personne ne doutera des raisons qui ont conduit la prod’ à la lancer dans ce rôle de nunuche-journaliste.
La famille Méphistophélès est caricaturale comme cela devrait être interdit. Le tout plaqué d’un maquillage pourri digne des boites de grimage les plus bas-de-gamme.

Les effets spéciaux m’auraient fait mourir de rire si le tout n’avait pas été d’un ennui…
D’un ennui…
Mortel.

Des dialogues qui frôlent les bas fond des bas fonds du bas fond dans le bas fond (vous me comprenez) :
« Laissez-moi pas là » (sic)
« Va en Enfer »
Ce plan drague pourrave qui m’échappe (déjà)

Un second rôle franchement triste de vieux gentil qui vient et repart dans l’indifférence la plus absolue.
Alors qu’il possède un rôle crucial (aaah) mais inutile au final (oooh) que révèle dès la première heure du film un scénar cousu de fils blancs.
Le meilleur ami du héros qui meure et dont tout le monde se fout.

En bref, n très très très mauvais film.
J’espère qu’ils l’ont payé bien cher parce que je sens que sa « réputation » va être compromise.